mardi 30 août 2011
L'avenir est une invention du présent
Ma bibliothèque municipale ferme trois semaines en été et permet à ses abonnées de prendre 8 livres pour deux mois, de quoi lire en vacances. J'ai donc fait le plein de polars, romans classiques et nouveautés disponibles. Et puis, juste avant de partir en passant, traînant sur un meuble, rangé de travers, un livre : je lis la quatrième de couv' et comme il s'agit de SF (Science-Fiction) genre que j'aime bien, je le mets sur la pile ! C'est le meilleur de tous les livres que j'ai lus cet été, voire cette année, écrit en 1997 et publié en 2007 en français ! Passés les deux premiers chapitres (épistolaires), pendant lesquels on se demande où l'auteur veut en venir, j'ai été bien accrochée par cette histoire de voyage d'un archéologue dans le futur, à bord d'une version améliorée par une femme ingénieure de la Machine à explorer le temps de HG Wells ! En 2500 exactement, le héros, archéologue de métier -habitué aux momies desséchées d'Egypte, va fouiller dans les tourbes anglaises et écossaises de notre futur à la recherche de l'humanité. Ou de ce qu'il en reste.On apprend que la conservation est aussi bonne dans l'un comme l'autre milieu, humide (tourbes) ou sec (sable) !
Voyage à pied / trekking à travers le Royaume-Uni en suivant l'autoroute A1 recouverte d'un étrange gazon mutant, de Londres aux monts d’Écosse, muni de quelques instruments de fouille, d'un lecteur de DVD et CD, d'un chargeur solaire de piles, et du roman expérimental de Virginia Woolf, Les Vagues, qu'il se promet d'essayer de lire pour la 4ème fois, les trois précédentes ayant échoué, rencontrant pendant son périple une ronronnante puma noire -les pumas ronronnent réellement- avec laquelle il va nouer une amitié bouleversante et faire un bout de chemin (elle chasse, lui pêche, ils partagent), évitant les feux et fumées qui signalent sa présence aux éventuels humains, la rencontre avec nos successeurs va se faire dans les monts du Nord de l’Écosse, dans la région des lochs.
Voyage à travers le temps et l'espace en Angleterre, voyage à travers la littérature aussi : Shakespeare (il y a un Macbeth et une Lady Macbeth), hommage aux poètes et aux philosophes, les citations sont nombreuses. HG Wells évidemment, Tennyson, Oscar Wilde, Yeats, Thomas Hardy, Unamuno, Rainer Maria Rilke et Jacques Derrida.... pour en citer quelques-uns. Le premier niveau de lecture est parfait pour celleux qui auraient peur de passer au travers des citations, quand on n'a pas lu la totalité de ces auteurs, comme c'est mon cas, il n'empêche que tout le monde peut apprécier ce bel objet littéraire. Ronald Wright, l'auteur, est aussi archéologue de formation.
Voici quatre citations en guise de prospective :
"Les civilisations ont toujours eu un schéma pyramidal. La civilisation, c'est le petit nombre qui fait la loi sur le grand nombre. Être civilisé, c'est vivre au-dessus de ses moyens. L'astuce, c'est d'obtenir, de gré ou de force, des prêts de la nature ou du voisin".
Évoquant les poissons qu'il pêche pour subsister :
« Du poisson comme on le trouve partout aujourd'hui : mince et juvénile, comme les petites putes du Tiers Monde. Tu te souviens ? Apprends à un homme à pêcher, et tu le nourriras pour la vie. C'est raté : il a pêché tous les poissons, son océan est mort et sa fille de douze ans taille des pipes à Bombay pour nourrir la famille". Une transposition de notre réalité actuelle due à notre inconscience et à notre goinfrerie de pays riches.
"Quelle était la masse critique pour un monde comme le nôtre ? Si les Temps modernes ont commencé lorsque la somme des connaissances, en Occident, est devenue trop importante pour qu'un seul individu les maîtrise -ce qui correspond à la naissance du spécialiste- , alors les Temps postmodernes au sens strict, ont commencé avec la mort des spécialistes".
"Combien de politiciens étaient prêts à dire au monde que quatre milliards d'individus, ou six milliards, ou dix, ne pourraient jamais bénéficier du rêve californien ? S'ils l'avaient été, combien de ces individus auraient voté pour eux ? Je sais une chose en tous cas : lorsque le monde a accepté de voir l'iceberg, il était bien trop tard pour que Léviathan change de cap. Mais le beau navire a-t-il jamais eu de gouvernail ?"
Chronique des jours à venir - Ronald Wright - Actes Sud.
Mes liens ne sont bien sûr pas sponsorisés.
mercredi 24 août 2011
Aux victimes de viol et d'agression sexuelle
A la lumière de ce qu'il vient de se passer dans l'affaire DSK, la
"crédibilité de la victime" étant décidément la marotte des procureurs instruisant les affaires de viol et d'agression sexuelle, ainsi que des journalistes et des commentateurs, sachez qu'on enquêtera plus facilement sur votre passé que sur celui de votre agresseur -même si celui-ci traîne une batterie de casseroles-, aussi :
1 - Soyez aussi pure de cœur, de corps, et d'esprit que la première neige de la saison ;
2 - Ne connaissez jamais au grand jamais, ne soyez associée ou n'ayez aucune connexion avec personne qui ne soit aussi pur-e que vous-même, famille, amis, relations, exs... ;
3 - Ne mentionnez jamais le mot argent sous quelque forme que ce soit, et si possible n'en utilisez pas pendant tout le temps de la procédure ;
4 - Comprenez qu'il est toujours plus facile d'obtenir une condamnation si le violeur est pauvre et a plutôt la peau foncée : un émigré noir sans le sou et dormant dans la rue est l'accusé idéal ;
"crédibilité de la victime" étant décidément la marotte des procureurs instruisant les affaires de viol et d'agression sexuelle, ainsi que des journalistes et des commentateurs, sachez qu'on enquêtera plus facilement sur votre passé que sur celui de votre agresseur -même si celui-ci traîne une batterie de casseroles-, aussi :
1 - Soyez aussi pure de cœur, de corps, et d'esprit que la première neige de la saison ;
2 - Ne connaissez jamais au grand jamais, ne soyez associée ou n'ayez aucune connexion avec personne qui ne soit aussi pur-e que vous-même, famille, amis, relations, exs... ;
3 - Ne mentionnez jamais le mot argent sous quelque forme que ce soit, et si possible n'en utilisez pas pendant tout le temps de la procédure ;
4 - Comprenez qu'il est toujours plus facile d'obtenir une condamnation si le violeur est pauvre et a plutôt la peau foncée : un émigré noir sans le sou et dormant dans la rue est l'accusé idéal ;
5 - Après le crime, surmontez impérativement les traumas physiques et psychologiques, l'effet de sidération et le sentiment de mort imminente que vous avez éprouvés, trouvez-vous immédiatement un bloc-note et consignez minute par minute les échanges verbaux et physiques entre vous et votre agresseur, vos déplacements avant, pendant et après l'agression ;
6 - Et admettez que si vous avez été violée par un homme important et riche, qui en plus a une réputation négative vis à vis des femmes, vous n'avez aucune chance, oubliez, mettez votre mouchoir par-dessus et continuez votre vie comme si de rien n'était !
6 - Et admettez que si vous avez été violée par un homme important et riche, qui en plus a une réputation négative vis à vis des femmes, vous n'avez aucune chance, oubliez, mettez votre mouchoir par-dessus et continuez votre vie comme si de rien n'était !
Librement inspiré d'un commentaire de lectrice trouvé sur un article du Daily Beast.
Liens à consulter et à signer de toute urgence :
Élues contre les violences faites aux femmes
Collectif contre le viol "La honte doit changer de camp"
Osez le féminisme !
Pas de justice, pas de paix !
jeudi 18 août 2011
Algues vertes tueuses
Fin juillet, manifestation organisée par une association du Penthièvre contre les algues vertes et leurs dégâts près de Lamballe quelque part sur la RN12. Nous y sommes allées à deux. Nous étions 26 au total d'après mon décompte, en incluant 5 ou 6 journalistes : presse quotidienne régionale, cameramen de France 3, une radio, plus une étudiante de sciences po qui prenait des notes. La gendarmerie nationale surveillait, dans un léger strabisme divergent d'un oeil, les vacanciers se ruant vers les plages de Bretagne Occidentale et de l'autre les manifestants, faisant d'une pierre deux coups. Il faut dire que nous étions stratégiquement placés sur une aire de repos désaffectée de la RN 12.
38 sangliers et marcassins trouvés sur les plages dans l'estuaire du Gouessant, 1 cheval, des chiens et 1 conducteur de camion ramasseur d'algues vertes sont morts sur des plages des Côtes d'Armor, ou après transport en état de coma à l'hopital ; un autre ouvrier témoignait il y a une quinzaine sur Europe 1 que, sans la présence de deux joggueuses qui l'ont extrait évanoui de sa cabine et transporté à l'hopital, il avait failli y rester, s'effondrant soudain sur son volant après sa journée de travail à déblayer des algues, intoxiqué par le HS2, sans symptômes avertisseurs.
Il n'est pas interdit de penser que des morts supplémentaires n'auraient pas été attribuées aux algues et à l'hydrogène sulfuré, gaz éminemment toxique piégé dessous ; pour l'instant, le seul mort humain "officiel" des algues vertes est Thierry Morfoisse en 2009. L'enquête sur les circonstances de sa mort piétine ; ses parents attendent des réponses qui tardent à venir, notamment pourquoi on a fait une autopsie de son corps sans les prévenir, après une mort prétendument naturelle. Mais c'est juste un chauffeur routier, et peut être que les enquêteurs ont quelque chose à cacher, et qu'il ne faut pas se fâcher avec le lobby ?
Ou qu'ils ont d'autres chats à fouetter, des surcroits de travail ? Comme par exemple poursuivre les hommes qui n'arrivent pas à tenir leur braguette fermée, quelle que soit leur classe sociale ?
La Bretagne, région d'industrie agro-alimentaire concentre sur 4 départements 1 % de la production agricole mondiale : au niveau national, 60 % de la production de porcs et 40 % de la production de volailles se fait sur 7 % du territoire français (élevage - production et transformation) et s'agrippe aux emplois de l'élevage et à ceux induits, sans mentionner le fait qu'ils diminuent inexorablement, les gains de productivités faisant ici aussi leurs ravages sur l'emploi et sur le "confort" des éleveurs et des animaux, tous piégés dans des élevages industriels hors-sol et priés de produire de la viande à moindre coût dans le minimum de temps. Il va de soi que cela ne peut pas se faire sans dommages pour l'environnement : leurs effluents (rejets) provoquent une eutrophisation des cours d'eau qui vont à la mer. Il n'est pas question d'accuser des producteurs mais un système : celui de l'élevage hors-sol intégré où l'éleveur n'a le choix de rien : ni de son "produit", ni de son fournisseur, ni de son débouché, ni même de son banquier ! J'emploie le singulier car il n'a qu'un fournisseur, qu'un client, qu'un seul banquier (pour les prêts à taux bonifiés en tous cas), et qu'un seul produit -ils font industriellement et hors-sol, soit des poules pondeuses en cages
(90 000 à 150 000 couramment), des poulets de chair en tunnel, des truies gestantes ou des porcs "charcutiers", du lait sous système de quotas : cela s'appelle de l'élevage intensif, opposé à l'extensif des années 40 - 50 du siècle dernier où les agriculteurs diversifiaient leurs productions.
Personne n'a questionné le fait qu'il nous soit aussi fait obligation de manger autant de viande et de charcuterie ; j'étais la seule à arborer sur le revers un badge de végétarienne que personne n'a fait semblant de remarquer ! L'avantage comparatif des classes moyennes par rapport au classes pauvres, considéré partout comme un progrès : manger de la viande à tous les repas aura raison de l'environnement, des ressources en eau et en protéines végétales, des terres cultivables disponibles sur la planète qui rétrécissent au profit des zones urbaines et péri-urbaines, du béton et du bitume, avec la montée inexorable des prix qui s'ensuit (je ne parle même pas de la scandaleuse spéculation !), et finalement des pauvres (femmes et filles surtout) du Tiers Monde. L'égoïsme des occidentaux, l'inconséquence et la courte vue des politiques, les lobbies de la viande et du lait, l'idéologie carniste qui veut que les hommes (mâles) aient toujours droit à "la part du lion" nous perdront.
vendredi 12 août 2011
Affaire DSK : Rien de ce qui est sexuel ne serait criminel...
Ce billet pour signaler la parution d'un remarquable article sur le site SISYPHE, auteure Annie Ferrand : "Rien de ce qui est sexuel ne serait criminel : la violence sexiste occultée dans l'affaire DSK".
Bien que DSK ait changé sa version des faits au moins une fois, d'abord en prétendant qu'il ne s'était RIEN passé dans la suite du Novotel, pour ensuite dire qu'il y avait eu rapport sexuel mais consenti, personne n'a mis en doute la crédibilité de son témoignage comme cela a été le cas pour Nafissatou Diallo, accusée de mensonges et de prostitution. La parole masculine est toujours la plus valable et la plus digne de confiance, car il s'agit avant tout et toujours de leurs fameux "besoins" envers lesquels la société -dirigée par eux- est tellement tolérante ! L'article explique pourquoi en France la défense de DSK a été pratiquement unanime, comment on met en avant le "sexuel" là où il faudrait dire "sexiste", et comment, dans l'assommoir culturel sociétal, la dégradation permanente des femmes, de leur image, et de leurs désirs sexuels toujours soumis à ceux des hommes dont la sexualité "mécanique" et non relationnelle, (leurs fameuses pulsions irrépressibles) dans la pornographie et la prostitution, permettent toutes les violences et toutes les entorses au droit. Ceci est juste un court résumé de l'article très développé dont je recommande chaleureusement la lecture.
Pour soutenir Nafissatou Diallo, les adresses mail en bas de cet article également chez Sisyphe.
Et depuis quelques jours, il y a un Twitter : double-cliquer sur l'image ci-dessus pour l'agrandir. Pour celleux qui ont un compte, elles peuvent suivre le compte Twitter du comité de soutien (l'écran s'affiche après la page d'accueil Twitter) : précision, il n'y a pas besoin d'avoir une inscription à Twitter pour suivre les tweets des gens qui vous intéressent. Twitter, réseau social, mais d'abord source d'information et agence de presse gratuite !
Bien que DSK ait changé sa version des faits au moins une fois, d'abord en prétendant qu'il ne s'était RIEN passé dans la suite du Novotel, pour ensuite dire qu'il y avait eu rapport sexuel mais consenti, personne n'a mis en doute la crédibilité de son témoignage comme cela a été le cas pour Nafissatou Diallo, accusée de mensonges et de prostitution. La parole masculine est toujours la plus valable et la plus digne de confiance, car il s'agit avant tout et toujours de leurs fameux "besoins" envers lesquels la société -dirigée par eux- est tellement tolérante ! L'article explique pourquoi en France la défense de DSK a été pratiquement unanime, comment on met en avant le "sexuel" là où il faudrait dire "sexiste", et comment, dans l'assommoir culturel sociétal, la dégradation permanente des femmes, de leur image, et de leurs désirs sexuels toujours soumis à ceux des hommes dont la sexualité "mécanique" et non relationnelle, (leurs fameuses pulsions irrépressibles) dans la pornographie et la prostitution, permettent toutes les violences et toutes les entorses au droit. Ceci est juste un court résumé de l'article très développé dont je recommande chaleureusement la lecture.
Pour soutenir Nafissatou Diallo, les adresses mail en bas de cet article également chez Sisyphe.
Et depuis quelques jours, il y a un Twitter : double-cliquer sur l'image ci-dessus pour l'agrandir. Pour celleux qui ont un compte, elles peuvent suivre le compte Twitter du comité de soutien (l'écran s'affiche après la page d'accueil Twitter) : précision, il n'y a pas besoin d'avoir une inscription à Twitter pour suivre les tweets des gens qui vous intéressent. Twitter, réseau social, mais d'abord source d'information et agence de presse gratuite !
samedi 6 août 2011
Mon héroïne de la Renaissance
Taguée par Euterpe, voici mon héroïne de la Renaissance ; elle n'est pas totalement inconnue, mais elle n'est pas non plus au firmament des pop stars historiques, exemple Marie-Antoinette, surtout depuis la transposition de sa vie au cinéma par Sofia Coppola avec bande son pop-rock !
Anne de Bretagne (1477 - 1514) : duchesse de Bretagne et reine de France, mariée (livrée ?) très jeune à un premier puis un second roi de France -Charles VIII et Louis XII- pour des raisons de basse propriété et d'extension de possessions territoriales, sommée de produire de l'héritier mâle, la loi salique sévit en France, mère de 9 enfants pour en garder 2, dont Claude de France, elle meurt jeune à 37 ans. Petite, boiteuse et fine politique, retorse diront certaiNS empressés de diffamer car ça les arrange, elle se bat pour garder ses prérogatives ducales contre le royaume de France.
Le sulpicien XIXème siècle qui a popularisé les images pieuses à coincer dans les pages des livres de messe lui a taillé un pittoresque costume de paysanne catholique en sabots, ce qu'elle n'était pas. Elle est une aristocrate éduquée et lettrée, fine connaisseuse des arts. "Aujourd'hui, c'est le destin de la femme, duchesse à 11 ans, reine à 14 ans, et décédée à 37 ans après avoir vu mourir 7 de ses 9 enfants, qui retient l'attention " écrit un historien. C'est sous sa direction et ses choix d'architectes que sera construite la façade renaissance du château de Nantes, sa ville capitale. Elle est enterrée dans la sépulture des rois de France à Saint-Denis, mais elle a légué son cœur à la ville de Nantes. On peut y voir son reliquaire au Musée Dobrée.
Ma "chanson putride" de l'été, outre que j'ai déjà évoqué La vie par procuration de JJ Goldman dans le billet "J'aime pas l'amour" ICI est curieusement dans la thématique de ce billet, puisqu'il s'agit de Colonel Reyel et sa chanson Aurélie -je renvoie le lien vers la blogueuse Madmoizelle, tellement ça m'embête de faire mes lectrices/teurs cliquer sur cette chanson- en passe de devenir l'hymne des anti-choix !
Depuis le 15ème - 16ème siècle, la mentalité des hommes natalistes n'a pas changé : valoriser les filles et les femmes par le mariage, la maternité et le nombre d'enfants reste un must. Notez que cela les arrange : la maternité détourne les filles de l'idée de "leur faire concurrence", puisque c'est désormais prouvé que c'est comme cela qu'ils pensent, et qu'ils craignent notre concurrence partout et tout le temps.
mardi 2 août 2011
Les années Marie-Claire
La chaîne parlementaire - Assemblée Nationale LCPAN rediffuse en ce moment Les années Marie-Claire, un documentaire de 52 minutes de la série Docs ad Doc sur les avancées des femmes depuis le lancement du magazine Marie-Claire en 1937. On peut trouver insupportable la presse féminine et ne pas la lire, mais le doc de LCPAN vaut quand même le détour. Y interviennent des féministes comme Clémentine Autain, Thérèse Clerc que j'aime beaucoup pour la clarté et la pertinence de leurs analyses, des politiques comme Simone Weil, et quelques autres, notamment les femmes journalistes de la rédaction de Marie-Claire.
Voici quelques-unes des phrases sous forme de sentences que j'ai relevées lorsque je l'ai regardé :
"Le mot oppresseur n'a pas de féminin, le mot vainqueur, non plus".
"Les révolutions féministes sont des révolutions sans morts, pas un-e seul-e mort-e !" Pour ceux qui taxent les féministes d'agressives ! A comparer avec les révolutions sanglantes des hommes.
A propos de l'accès à la contraception, cette phrase sur les hommes éleveurs :
"Les hommes ont toujours été natalistes : il faut fournir de la chair à canon pour les guerres". Et à viol pour les bordels de campagne qu'il faut alimenter en prostituées pour soutenir le moral des troupes, serai-je tentée d'ajouter !
Sur les lois qui sont là et à propos desquelles on nous dit que nous avons tout gagné, mais qui restent inappliquées :
"L'enjeu, c'est de passer d'une égalité légale à une égalité réelle".
Et enfin à Thérèse Clerc, le mot de la fin, puisque toutes les sociétés humaines sont organisées autour des besoins des hommes, pour leur plus grand bénéfice, toujours au détriment des femmes :
"On ne peut pas faire pire que les sociétés voulues et organisées par les hommes ".
Si vous êtes tentées, les dates et horaires de diffusion sont précisés sur le site de l'émission. Ceci dit honte à LCPAN : comme la plupart des diffuseurs français, dont la sexiste France 5 avec C dans l'air, elle n'applique pas la parité en matière d'invitées sur ses plateaux, car on n'y voit que des hommes !
Et toujours à propos de l'affaire DSK, chez Sisyphe, le Comité de soutien à Nafissatou Diallo. Les contacts sont en bas de l'article.
Voici quelques-unes des phrases sous forme de sentences que j'ai relevées lorsque je l'ai regardé :
"Le mot oppresseur n'a pas de féminin, le mot vainqueur, non plus".
"Les révolutions féministes sont des révolutions sans morts, pas un-e seul-e mort-e !" Pour ceux qui taxent les féministes d'agressives ! A comparer avec les révolutions sanglantes des hommes.
A propos de l'accès à la contraception, cette phrase sur les hommes éleveurs :
"Les hommes ont toujours été natalistes : il faut fournir de la chair à canon pour les guerres". Et à viol pour les bordels de campagne qu'il faut alimenter en prostituées pour soutenir le moral des troupes, serai-je tentée d'ajouter !
Sur les lois qui sont là et à propos desquelles on nous dit que nous avons tout gagné, mais qui restent inappliquées :
"L'enjeu, c'est de passer d'une égalité légale à une égalité réelle".
Et enfin à Thérèse Clerc, le mot de la fin, puisque toutes les sociétés humaines sont organisées autour des besoins des hommes, pour leur plus grand bénéfice, toujours au détriment des femmes :
"On ne peut pas faire pire que les sociétés voulues et organisées par les hommes ".
Si vous êtes tentées, les dates et horaires de diffusion sont précisés sur le site de l'émission. Ceci dit honte à LCPAN : comme la plupart des diffuseurs français, dont la sexiste France 5 avec C dans l'air, elle n'applique pas la parité en matière d'invitées sur ses plateaux, car on n'y voit que des hommes !
Et toujours à propos de l'affaire DSK, chez Sisyphe, le Comité de soutien à Nafissatou Diallo. Les contacts sont en bas de l'article.
mercredi 27 juillet 2011
Petits bonheurs de la semaine : Billet bucolique d'été
Puisque taguée par Héloïse (et Euterpe) pour donner son ou ses petits bonheurs de la semaine, voici un reportage photo (merci à Catherine et son gros appareil photo professionnel) sur une de mes fermes pédagogiques préférées avec veaux, vaches, cochons et couvées, destinée aux professeurs et aux enfants des écoles qui confondent l'échelle du cheval et du papillon parce qu'ils ont la même taille dans leur livre d'images. Elles permet aussi de mettre en avant les vaches "qui nous donnent leur bon lait" et les poules "leurs bons oeufs", occultant ainsi les fermes industrielles hors-sol majoritaires où les vaches ne voient plus l'herbe, où les poules pondeuses "vivent" entassées dans des cages ou, pour les poulets de chair, dans des tunnels sans lumière, serrés les uns contre les autres, et où les truies gestantes sont emprisonnées à vie dans des stalles individuelles qui les privent de vie sociale et où elles peuvent à peine tenir debout. J'en ai déjà parlé ICI, mais j'ai promis d'être po-si-ti-ve ! Voici donc les habitantes de la ferme où je vais chercher mes petits bonheurs :
A tout seigneur, tout honneur : Monsieur Coq Gaulois Doré, (race en voie de disparition), proche de la poule originelle : elle est légère et elle vole !
Madame Poule Gauloise dorée, plus terne car elle n'a RIEN à prouver, elle s'en fout, elle se contente de son petit châle doré car c'est elle qui choisit le beau mâle avec lequel elle s'accouplera, d'où les fanfreluches indécentes et couleurs chatoyantes d'icelui :
Madame Dinde : tête bleue et oeil doux de velours noir, ici en plein lissage et entretien de plumage, l'occupation favorite des oiseaux :
Les facétieuses chèvres, à grandes cornes dangereuses pour les mains et les bras, mais qui leur permettent de se gratter le dos à des endroits inaccessibles autrement :
Une variété d'oie au milieu de poules prenant un bain de poussière -ça permet d'étouffer les éventuels parasites :
Et mon oie (mâle) préférée : il s'approche de moi en faisant des petits Ouah ? Ouah ? interrogatifs complètement craquants en me regardant de son œil bleu porcelaine.
D'après la technicienne qui s'en occupe, il se prendrait pour une poule car il a été élevé avec des poules ! En tous cas je dois reconnaître qu'il a de désastreuses manières de table : il mange de façon totalement dégueu, se précipitant sur mes biscuits, menaçant mes phalanges avec son bec en simili-plastique, meulant avec son bec en en mettant partout, et donnant des coups aux poules, ses soeurs, qui se précipitent sur les miettes !
Les deux vaches : la Brune, robe chamois, frange rousse et masque noir, (c'est une race laitière : 35 à 40 litres par jour dans un élevage à l'herbe, rien à voir avec la Prim'Holstein émaciée et au pis énorme qui donne ses 40 à 60 litres de lait par jour), et ci-contre, la petite Pie Noire bretonne, races en voie de disparition aussi pour cause de rusticité et de manque de productivité ; vous remarquez qu'elles ont leurs cornes, les vaches laitières d'élevage sont en général écornées jeunes à l'acide, pour le confort de l'éleveur (ils disent que non, mais je maintiens). Évidemment, ces deux vaches ne sont pas traites : elles ne produisent du lait que lorsqu'elles font un veau.
Ci-dessous, la Brune de dos juste pour montrer ce qu'on ne voit jamais avec les Prim'hostein qui n'arrivent plus à marcher en "tricotant" des pattes de derrière, tellement elles ont le pis gonflé ! Oui, je sais, elle ressemble à une petite barrique. Il faut dire que ces deux vaches pâturent toute la journée, qu'elles ont une collation à 10 heures et un goûter à 4 heures : croquettes de luzerne ou ballot de foin. On ne leur demande qu'un veau tous les deux ans, veau qu'elles allaitent et gardent un an environ, avant qu'on le donne à des "collectionneurs" passionnés, et qu'elles pleurent pendant longtemps après qu'il soit parti.
Voilà comment on raconte des histoires d'animaux d'élevage totalement fausses aux enfants des écoles : il y a de moins en moins de vaches à l'herbe, plus vraiment de volailles sur des parcours herbeux (c'est comme cela qu'on dit), mais ça fait plaisir aux enfants et ça rappelle des souvenirs aux parents. Et ça permet d'entretenir la fiction pastorale et bucolique.
Pour être complète, la ferme a également un cheval de trait breton, un chien de garde qui s'énerve sur les passants, un chat beaucoup plus calme, et des grenouilles amoureuses dans la mare.
Je me suis bien amusée aussi à revoir le film des frères Podalydès, Bruno et Denis : Liberté Oléron, film désopilant qui met en pièces le Pater Familias (et vir cretinus -joué par Denis) ridicule et verbeux, puis despotique, et finalement incompétent, qui s'achète égoïstement un bateau pour emmener sa famille visiter l'ile d'Aix par la mer. On évite de peu la tragédie, mais on rit beaucoup.
Et si BADLANDS, le premier film de Terence malik joue dans un cinéma près de chez vous : n'hésitez pas. Sorti en 1973, on y trouve déjà l'inspiration panthéiste de l'auteur, il est évidemment tourné sans les trucages horribles permis par l'informatique, et il est somptueux, surtout la troisième partie road-movie. C'est le meilleur film que j'ai vu ces deux dernières années, dont il surpasse nettement toute la production cinématographique.
A tout seigneur, tout honneur : Monsieur Coq Gaulois Doré, (race en voie de disparition), proche de la poule originelle : elle est légère et elle vole !
Madame Poule Gauloise dorée, plus terne car elle n'a RIEN à prouver, elle s'en fout, elle se contente de son petit châle doré car c'est elle qui choisit le beau mâle avec lequel elle s'accouplera, d'où les fanfreluches indécentes et couleurs chatoyantes d'icelui :
Madame Dinde : tête bleue et oeil doux de velours noir, ici en plein lissage et entretien de plumage, l'occupation favorite des oiseaux :
Les facétieuses chèvres, à grandes cornes dangereuses pour les mains et les bras, mais qui leur permettent de se gratter le dos à des endroits inaccessibles autrement :
Une variété d'oie au milieu de poules prenant un bain de poussière -ça permet d'étouffer les éventuels parasites :
Et mon oie (mâle) préférée : il s'approche de moi en faisant des petits Ouah ? Ouah ? interrogatifs complètement craquants en me regardant de son œil bleu porcelaine.
D'après la technicienne qui s'en occupe, il se prendrait pour une poule car il a été élevé avec des poules ! En tous cas je dois reconnaître qu'il a de désastreuses manières de table : il mange de façon totalement dégueu, se précipitant sur mes biscuits, menaçant mes phalanges avec son bec en simili-plastique, meulant avec son bec en en mettant partout, et donnant des coups aux poules, ses soeurs, qui se précipitent sur les miettes !
Les deux vaches : la Brune, robe chamois, frange rousse et masque noir, (c'est une race laitière : 35 à 40 litres par jour dans un élevage à l'herbe, rien à voir avec la Prim'Holstein émaciée et au pis énorme qui donne ses 40 à 60 litres de lait par jour), et ci-contre, la petite Pie Noire bretonne, races en voie de disparition aussi pour cause de rusticité et de manque de productivité ; vous remarquez qu'elles ont leurs cornes, les vaches laitières d'élevage sont en général écornées jeunes à l'acide, pour le confort de l'éleveur (ils disent que non, mais je maintiens). Évidemment, ces deux vaches ne sont pas traites : elles ne produisent du lait que lorsqu'elles font un veau.
Ci-dessous, la Brune de dos juste pour montrer ce qu'on ne voit jamais avec les Prim'hostein qui n'arrivent plus à marcher en "tricotant" des pattes de derrière, tellement elles ont le pis gonflé ! Oui, je sais, elle ressemble à une petite barrique. Il faut dire que ces deux vaches pâturent toute la journée, qu'elles ont une collation à 10 heures et un goûter à 4 heures : croquettes de luzerne ou ballot de foin. On ne leur demande qu'un veau tous les deux ans, veau qu'elles allaitent et gardent un an environ, avant qu'on le donne à des "collectionneurs" passionnés, et qu'elles pleurent pendant longtemps après qu'il soit parti.
Voilà comment on raconte des histoires d'animaux d'élevage totalement fausses aux enfants des écoles : il y a de moins en moins de vaches à l'herbe, plus vraiment de volailles sur des parcours herbeux (c'est comme cela qu'on dit), mais ça fait plaisir aux enfants et ça rappelle des souvenirs aux parents. Et ça permet d'entretenir la fiction pastorale et bucolique.
Pour être complète, la ferme a également un cheval de trait breton, un chien de garde qui s'énerve sur les passants, un chat beaucoup plus calme, et des grenouilles amoureuses dans la mare.
Je me suis bien amusée aussi à revoir le film des frères Podalydès, Bruno et Denis : Liberté Oléron, film désopilant qui met en pièces le Pater Familias (et vir cretinus -joué par Denis) ridicule et verbeux, puis despotique, et finalement incompétent, qui s'achète égoïstement un bateau pour emmener sa famille visiter l'ile d'Aix par la mer. On évite de peu la tragédie, mais on rit beaucoup.
Et si BADLANDS, le premier film de Terence malik joue dans un cinéma près de chez vous : n'hésitez pas. Sorti en 1973, on y trouve déjà l'inspiration panthéiste de l'auteur, il est évidemment tourné sans les trucages horribles permis par l'informatique, et il est somptueux, surtout la troisième partie road-movie. C'est le meilleur film que j'ai vu ces deux dernières années, dont il surpasse nettement toute la production cinématographique.
jeudi 21 juillet 2011
Guérillères 2
En photo : Monique Wittig
"Elles disent qu'on leur a donné pour équivalent la terre la mer les larmes ce qui est humide ce qui est noir ce qui ne brûle pas ce qui est négatif celles qui se rendent sans combattre. Elles disent que c'est là une conception qui relève d'un raisonnement mécaniste. Il met en jeu une série de termes qui sont systématiquement mis en rapport avec des termes opposés. Ses schémas sont si grossiers qu'à ce souvenir elles se mettent à rire avec violence. Elles disent qu'elles peuvent tout aussi bien être mises en relation avec le ciel les astres dans leur mouvement d'ensemble et dans leur disposition les galaxies les planètes les étoiles les soleils ce qui brûle celles qui combattent avec violence celles qui ne se rendent pas. Elles plaisantent à ce sujet, elles disent que c'est tomber de Charybde en Scylla, éviter une idéologie religieuse pour en adopter une autre, elles disent que l'une et l'autre ont ceci de commun c'est qu'elle n'ont plus cours."
"Elles parlent ensemble du danger qu'elles ont été pour le pouvoir, elles racontent comment on les a brûlées sur des bûchers pour les empêcher à l'avenir de s'assembler. Elles ont pu commander aux tempêtes, faire sombrer des flottes, défaire des armées. Elles ont été maîtresses des poisons des vents des volontés. Elles ont pu à leur gré exercer leur pouvoir et transférer toutes sortes de personnalités dans de simples animaux, des oies des cochons des oiseaux des tortues. Elles ont commandé à la vie à la mort. Leur puissance conjuguée a menacé les hiérarchies les systèmes de gouvernement les autorités. Leur savoir a rivalisé avec succès avec le savoir officiel auquel elles n'ont pas eu accès, il l'a mis au défi, il l'a pris en défaut, il l'a menacé, il l'a fait paraître inefficace. Aucune police n'a été trop puissante pour les traquer, aucune délation trop opportuniste, aucun supplice trop brutal, aucune armée n'a paru trop disproportionnée en force pour s'attaquer à elles une par une et les détruire. Elles alors entonnent le chant célèbre qui commence par, malgré tous les maux dont ils peuvent m'accabler / je reste aussi ferme que le fourneau à trois pieds."
DEMETER CASSIA POPEE TAI-SI FATIMA
OPALE LEONORE EMMANUELLE BO-JI
SHIRIN AGATHE KEM-PHET MELISANDE
IRENE LEOKADIA LAURE
Ces deux paragraphes dont j'ai respecté la (non) ponctuation, sont tirés des Guérillères de Monique Wittig - Les Éditions de Minuit - et se référent en le contestant au système binaire d'Aristote qui a divisé le monde en deux, rejetant les femmes du côté du froid, de l'humide, du noir, de la lune, nocturne... opposé au côté chaud, sec, clair, diurne, côté du soleil et des hommes, système aristotélicien binaire qui a toujours cours aujourd'hui pour expliquer le monde.
Et après nous avoir chassées de l'universel en se l'attribuant, ils nous animalisent dans la publicité : sexisme et spécisme, les femmes et les animaux "naturellement" renvoyés à une altérité radicale. Pour protester auprès d'Orangina, c'est chez Emelire. On ne s'est pas concertées, pourtant le blog d'Héloïse parle de guérilla.
vendredi 15 juillet 2011
J'aime pas l'amour
Actualisation 18/7/11
Affaire DSK - Un comité de soutien français à Nafissatou Diallo, présumée victime d'agression sexuelle chez SISYPHE. et "La seule faiblesse de DSK, c'est le sauté de veau" chez ANgrywOmeNYMOUS.
Je ne sais pas si c'est une "chanson de l'été" ou "pour l'été" mais j'ai toujours beaucoup aimé ce texte : aussi comme Euterpe, et à la demande d'Angèle, voici une chanson interprétée par Olivia Ruiz et écrite pour elle par Juliette ; elle date de 2004 elle n'est donc pas nouvelle, mais elle garde son pouvoir de subversion dans un monde lisse, "tout gluant de glamour", surtout incroyablement autoritaire, sans empathie, et brutal avec les femmes*.
Et elle est un vrai antidote à ce genre d'objurgation, méprisante pour les femmes (éternelles demi-êtres humains) et renvoyant les gens animaux à leur prétendu néant ! Jean-Jacques Goldman devrait peut être aussi écrire sur l'utra-moderne solitude des hommes.
La petite robe et les bottes blanches Courrèges que porte Olivia Ruiz dans la vidéo me font penser aux tenues blanches de Marlène Jobert dans Le Passager de la Pluie de René Clément (1969).
Olivia Ruiz - J'aime pas l'amour
* Le sénateur Mahéas condamné deux fois pour agression sexuelle par un tribunal il y a trois ans, a démissionné du Parti Socialiste mais il est toujours sénateur-maire de Neuilly Sur Marne.
Affaire DSK - Un comité de soutien français à Nafissatou Diallo, présumée victime d'agression sexuelle chez SISYPHE. et "La seule faiblesse de DSK, c'est le sauté de veau" chez ANgrywOmeNYMOUS.
Je ne sais pas si c'est une "chanson de l'été" ou "pour l'été" mais j'ai toujours beaucoup aimé ce texte : aussi comme Euterpe, et à la demande d'Angèle, voici une chanson interprétée par Olivia Ruiz et écrite pour elle par Juliette ; elle date de 2004 elle n'est donc pas nouvelle, mais elle garde son pouvoir de subversion dans un monde lisse, "tout gluant de glamour", surtout incroyablement autoritaire, sans empathie, et brutal avec les femmes*.
Et elle est un vrai antidote à ce genre d'objurgation, méprisante pour les femmes (éternelles demi-êtres humains) et renvoyant les gens animaux à leur prétendu néant ! Jean-Jacques Goldman devrait peut être aussi écrire sur l'utra-moderne solitude des hommes.
La petite robe et les bottes blanches Courrèges que porte Olivia Ruiz dans la vidéo me font penser aux tenues blanches de Marlène Jobert dans Le Passager de la Pluie de René Clément (1969).
Olivia Ruiz - J'aime pas l'amour
J'crois pas au Prince Charmant, c'est blabla, c'est du flan, j'aime pas l'amour !
* Le sénateur Mahéas condamné deux fois pour agression sexuelle par un tribunal il y a trois ans, a démissionné du Parti Socialiste mais il est toujours sénateur-maire de Neuilly Sur Marne.
lundi 11 juillet 2011
VINCI dégage !
Non à l'aéroport Notre-Dame des Landes - 3 jours de résistance à l'aéroport les 8, 9 et 10 juillet 2011 à Vigneux de Bretagne (44).
Près de 10 000 personnes sur le site le samedi 9 juillet, dont des personnalités politiques pour protester contre la construction de cet aéroport qui prévoit de geler 2000 hectares de terres bocagères agricoles, qui fait doublon avec l'aéroport de Nantes Atlantique et qui est en contradiction avec les engagements du Grenelle de l'Environnement.
Mon précédent billet sur cet aéroport ICI.
Plus d'information sur le blog Eté 2011 Résistance (crédit photos) et le site de l'Acipa.
Lien vers le site de Ouest-France Nantes relatant la manifestation.
Vinci est le groupe de BTP qui a obtenu la concession de l'aéroport.
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