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vendredi 16 juillet 2021

Zone SCM

Je vis comme toutes les femmes, même si ça n'arrive pas toujours à leur conscience, dans une zone SCM (Sale Cons de Mecs) ; je me déplace dans des zones SCM, zones industrielles, ZUP, campagnes, exemple le Centre Bretagne et son exposition L'Art dans les Chapelles dont les oeuvres sonores sont à chaque fois ravagées par un mec qui un besoin irrépressible de faire des travaux dans sa grange ou de tondre sa pelouse situées juste à côté, le fin fond de la campagne n'existant plus, bien sûr personne ne leur dit jamais rien, surtout pas les filles qui reçoivent dans les chapelles, très tolérantes à l'outrecuidance masculine, et les mecs, quand il y en a, sont solidaires de la toxicité bruyante masculine, solidarité de classe je suppose... Les zones SCM sont partout. 

Hier, j'ai eu besoin de sortir en voiture de mon parking souterrain qui malheureusement débouche sur une ruelle où sévissent des travaux de raccordement d'un nouveau logement en construction : non seulement ils bétonnent le moindre jardin à hérisson, mais il faut en plus faire passer des tuyaux, donc travaux de creusement et de terrassement dans mon allée de sortie. Je vous décris la situation : deux mecs, un dans un tractopelle, l'autre dans un camion à côté ramassent l'un les gravats provenant de la destruction du bitume, l'autre pianote sur son smartphone dans son camion le temps que sa benne se remplisse, tandis que trois autres gars regardent les deux autres travailler. J'arrive derrière le chantier avec ma petite voiture, et j'attends disons une minute, d'autant que les trois mecs les mains dans les poches me voient. Au bout d'une minute je fais un appel de phares. RIEN. Alors là j'ai deux solutions : "attendre que ça se fasse" comme disant mes voisines en soupirant et prenant leur mal en patience, cas le plus courant, ou sortir de ma voiture et aller leur décrire oralement la situation pourtant claire visuellement. N'ayant pas à ménager la Firme, et n'étant pas plombée par un irréfragable syndrome de Stockholm, je choisis la seconde et longe dans un boucan infernal en risquant ma vie, le camion qui reçoit les charges du tractopelle et j'arrive droit sur les mecs en précisant que "je veux sortir, que je n'ai pas la matinée, qu'il n'y a que les bonhommes pour se sentir ainsi dans leur droit à suroccuper l'espace public", SIC. 

Réponse du chef, pardon, du Chef des oisifs : "j'ai un arrêté municipal d'occupation et je peux bloquer la rue si je veux". L'outrecuidance des hommes qui se croient en droit de sortir leur bite en tous lieux, bite réelle ou symbolique comme dans ce cas. Pas un mot d'excuse, rien. J'ai tort parce que femelle, lui a raison parce que mâle. M'étonne pas dans cette ville de mâles où les femmes sont malmenées et abreuvées de mépris, je réponds aussi sec. Immédiatement, (piqué ? sait-on jamais ? personne ne lui a jamais parlé comme ça ?) il fait un signe au chauffeur de camion et les deux engins dégagent promptement les lieux sans demander leur reste. Ce qui prouve que ce qu'il vient de m'asséner est faux, est juste de la mâle-traitance. Il doit me laisser passer, c'est écrit dans son arrêté municipal. 

J'ai apprécié la sobriété du geste, les hommes c'est tout en concision, en brièveté, en sécheresse : un signe de tête et deux engins de travaux publics décanillent, un geste du pouce et deux types sont transpercés de flèches ou poignardés, un geste vers l'oreille et le tableau à 10 millions de dollars est à eux, ils se mettent les pieds sous la table et la soupe arrive immédiatement. Efficacité. C'est d'ailleurs leur seule efficacité, pour le reste, il convient de couper les cheveux en 16, de décrire des process imbitables et inapplicables en hachant menu, de faire la guerre pendant 20 ans et 100 000 morts, pour se retirer piteusement en laissant la place à l'ennemi en prétextant qu'ils ont assez dépensé l'argent du contribuable comme ça !  

Deuxième illustration : il se trouve que les mômes du quartier envahissent squares et rues piétonnes vers 17H ou 18 H jusqu'à pas d'heure les soirs où il fait beau. Les manmans surveillent, je suppose, de leur cuisine leurs gars qui tapent dans des ballons, jouant au foot dans les passages communs, les interdisant ipso facto aux autres ; évidemment tous les jeux de ballons ne se valent pas, les plages horaires non plus, occupées selon une organisation mystérieuse (pour moi en tous cas). Les filles sortent en premier, une demi-heure à tout casser, chahutent, parlent, profitent des jeux disposés dans le lieu, les gars les remplacent ensuite avec des "ballons durs", et tapent en faisant un maximum de bruit, tant que ça finit par casser la tête. Dans la première tranche vous passez, dans la seconde vous évitez en faisant un détour. "Stratégie d'évitement"  ça s'appelle. Le tout dans une passivité ménagère que je ne m'explique pas. Aucune conscience de classe. Pas une once de culture politique. Il se trouve qu'il y a une quinzaine, j'ai eu besoin de traverser, et que j'ai pris le chemin le plus droit, traverser l'endroit en diagonale. Devinez ? Un garçon (10 ans maximum, même si j'ai du mal à donner un âge aux mômes) est venu tourner autour de moi sur son vélo en faisant des roues arrière. Bof, ai-je dit, pas terrible ça ! Il m'a traitée de raciste, a appelé ses acolytes mâles à la rescousse, dont une partie m'a escortée avec un ton mal sonnant, même si je n'ai rien compris à ce qu'ils se disaient, les autres jouant sans se déranger tandis que je passais. Délicatesse, courtoisie, comportements d'enfants rois qui donnent des leçons aux adultes, surtout aux femmes d'ailleurs, sommées de rentrer dans leurs cuisines, laissant ainsi la place aux mâles. J'ai l'habitude ici de donner l'explication de la fabrication sociale de cette déviance qu'est la virilité, mais franchement, je me demande si chez eux, la goujaterie, l'outrecuidance, ne sont pas ontologiques, dues à un chromosome qui foire salement. C'et évident, ils sont rebelles à toute empathie ou forme de sociabilité. 

Le monde est leur vaste terrain de jeux, une immense zone SCM : ils en ont bien profité, ils ont extrait à coups de pelles, puis de foreuses de plus en plus puissantes, de plus en plus profond, des minéraux rares ou pas rares d'ailleurs comme le nickel dont il ne reste plus rien, ils ont tué tout ce qui bouge et n'appartient pas à leur désastreuse espèce / classe sociale, ils ont asséché des fleuves aussi puissants que le Colorado ou le Nil, des mers comme la mer d'Aral, ils ont mis le feu à des forêts et brûlé l'Amazonie, ils ont pollué partout, océans, montagnes les plus hautes et les plus inaccessibles, les lacs les plus profonds, les déserts les plus féroces, mais rien n'égale leur férocité ; ils ont même salopé l'espace où les millions de débris de leurs stations orbitales ou satellites tournent indéfiniment en dégradant leur orbite. Ils ont peuplé tous les coins du monde, même les plus hostiles, à un point inimaginable en domestiquant les femmes à leur service sexuel, reproductif et ménager. Pour l'instant ils ont encore du mal à réaliser qu'ils ont salopé le climat donc notre biotope à telle aune que leur irresponsabilité est en train de leur faire un backfire dans la figure, mais le progrès teknik va leur permettre de tirer leur épingle du jeu. Croient-ils. On verra bien, pour le moment leurs affaires se présentent mal. 


J'avais relaté sur un autre réseau social mes tribulations avec une voisine, en pleine affaire de Mérignac où un terrible féminicide s'était produit, les sanglots d'une locataire et les engueulades interminables par son Valentin devant la porte de mon appartement ce qui m'avait fait craindre le pire, mon intervention auprès de l'association qui la loge en tant que "jeune adulte en précarité", en majorité des filles et femmes, souvent lorgnées par des garçons proxénètes qui flairent la femme affaiblie par toutes sortes de circonstances provoquées en général. A l'occasion, je la voyais passer voilée, genre fashionista, mais voilée tout de même. Je m'étais même confrontée en sa présence avec le maltraitant qui m'avait accusée de racisme aussi, décidément le nouvel argument quand on n'en a plus. Désormais, je ne vois plus le Valentin en question, ni son scooter garé dans l'entrée (décidément, tout leur est permis), mais je vois passer la locataire, désormais habillée en jeune active citadine, guillerette et souriante, totalement détendue. Il semble que la détermination, la fermeté sur les principes, la réassurance des femmes en leur potentiel et autonomie soient payants. C'est une bonne nouvelle. Et c'est facile à appliquer, aussi on se demande pourquoi s'en priver ? Si je rapporte la situation, c'est parce que je pense qu'il n'est plus temps d'être timorée devant leurs comportements destructeurs et avilissants. 

dimanche 4 octobre 2020

La misandrie n'existe pas

Cette semaine la sortie d'un livre a bien excité les medias main stream et sociaux : une blogueuse autrice a fait le buzz (bzzzz, les abeilles crèvent, l'humanité prend la relève) : je ne cite pas de nom, je ne fais pas la publicité des libérales, elles n'ont pas besoin de moi pour ça. Si vous avez loupé le truc c'est que vous vivez dans une chambre anéchoïque, heureuse que vous êtes. Je résume le début de l'action : la petite maison d'édition de Martin Page, tire l'ouvrage à 500 exemplaires, un obscur fonctionnaire du Secrétariat aux droits des femmes fait une ruade en voyant le titre, menace de porter plainte pour incitation à la haine (les mecs ne doutent de rien), scandale sur les medias sociaux, gros bzzzz donc. Le Seuil se dit qu'il y a un coup éditorial à faire, rachète les droits à Monstrograph et tire à 30 000 ! En réalité, l'autrice dite misandre, qui écrit moi les hommes, je les déteste, vit en couple avec un homme. Elle le disait en tous cas dans l'article que j'ai lu dans Libération cette semaine, journal jamais en retard quand il s'agit de promouvoir le libéralisme. Et puis, comment dire, le stigmate infamant de la "vieille fille" plane toujours. Normalement dans ma rationalité, quand on se prétend misandre, qu'on pond un livre pour expliquer que "men are trash", on applique. Sinon, c'est de la schizophrénie. On nous a fait le même coup avec l'autrice de No Kids qui a fait en son temps un tabac en librairie sur la non maternité tout en ayant mis au monde ses quatre enfants ! La protestation contre une injonction à laquelle on s'est empressée d'obéir, sujet gagnant en librairies.

Du coup, on se déchire de plus belle sur Twitter : "La misandrie n'existerait pas s'il n'y avait pas le patriarcat" ai-je lu dans un tweet de supportrice. Mais la misandrie n'existe pas ! Le patriarcat brille de mille feux, il reçoit même le secours, inattendu il y a encore quelques années, des religions. Les femmes continuent d'être blessées ou meurent sous les coups dans le conjugo ou dans les faits divers. La misandrie, elle, n'a jamais tué personne. Les femmes subissent tout sans moufter ou presque, pavé sur la langue, la chappe de silence est en béton renforcé, possiblement résistant à une charge nucléaire. Même quand il se produit un "crime imprévu" -Le Parisien-, mais comment peut-on écrire des biteries pareilles, c'est à se cogner la tête contre les murs, 'tiens je n'avais pas prévu de crime ce soir, mais comme l'occasion se présente, euh allons-y' ? Quelqu'un les relit ou bien ? On organise des marches blanches qui n'ont jamais rien arrêté, protestations consensuelles sans jamais dénoncer l'agresseur, déni sociétal, consensus mou, zéro affichage de conscience politique ! 

Juste la même semaine, la préfecture des Vosges faisait tirer sur un loup "particulièrement agressif" (Sud-Ouest) qui s'attaquait aux sacrées vaches à traire des éleveurs, il serait même rentré dans les étables (toujours Sud-Ouest). Même remarque : qui relit leurs articles ? Non parce qu'un loup qui ouvre la porte d'une étable quand même, c'est un surdoué. Ou alors il est porteur d'une mutation génétique ! Je ne peux pas m'empêcher de faire la comparaison tant c'est frappant : le loup leur sert de défausse, toujours décrit comme méchant, toujours calomnié, toujours persécuté, exécuté sans états d'âme par des préfets alors qu'il est une espèce protégée ; du "loup solitaire" djihadiste, au loup dévoreur de brebis qui "entre dans les étables", non mais ils se sont bien regardés les mecs ? Les vaches patriarcales symboliques sont bien gardées, les autres restent dans les champs, non gardées la nuit sauf par des clôtures, écornées, sans défense, ainsi fonctionne l'élevage, métaphorique de ce qu'ils font à toutes les exploitables qui passent.  

Pour l'instant le loup "solitaire" fantasmatique, c'est ZERO enfant et ZERO femme tuées. Pour les hommes, suivez le décompte de Féminicidespar compagnons ou ex. 

La misogynie elle, infeste partout la vie des femmes. Elle est universelle. Même les femmes s'y mettent : "mon dieu qu'elle horreur" lit-on chez une twitteuse généralement mieux inspirée, commentant le livre scandaleux, ou "nous on les aime, nos bonhommes" SIC. Notez que j'espère pour elle, car, tant qu'à en avoir un en résidence permanente à la maison, autant que ce ne soit pas le pensum intégral. C'est peut-être aussi le syndrome "moi, j'ai tiré le bon numéro à la loterie"? Quoique, quand même. C'est dingue de se précipiter cornes en avant pour défendre la classe sociale opprimante. D'autant que, sur mes medias sociaux, les mecs restent de marbre, aucune protestation. A moins qu'ils sont assurés que la sous-traitance va fonctionner, et de fait, elle fonctionne. Même pas besoin d'appuyer sur un bouton. 

Tout ça, c'est noyage de poisson. Tant qu'on parle de fantasmes, on n'aborde par les vrais sujets. Oui sujets, vous avez remarqué, il y a fort longtemps, on disait problème, puis on a glissé insensiblement vers souci (pas de souci à toutes les fins de phrases), puis enfin on est arrivées à "sujet", complètement neutre, zéro malveillance ou réputée telle. Le sujet donc, c'est la misogynie rarement dénoncée, bien portée dans tous les milieux ; destinée à nous couper les jarrets, à freiner nos élans, à nous tenir dans leurs rets et sous leurs plafonds de verre. Message reçu, le terrorisme masculine fonctionne bien, chaque femme massacrée est un message pour toutes les autres. Tenez-vous à carreau ; après la découverte du cadavre de Victorine, les femmes de la région évitent de sortir la nuit. C'est le but, nous forcer à rester au gynécée, la place qui nous serait assignée de toute éternité. 

Et pourquoi on laisserait ses "semelles de vent" à ce "vagabond" mauvais garçon fugueur de Rimbaud ? Tout de même, quand il lui arrivait des crosses, pas fou, il rentrait à la ferme, chez sa mère et sa sœur, à Charleville-Mézières. J'ai certainement moins de talent que Rimbaud, je ne vais par me comparer, mais je ne rentre pas chez ma mère et mes sœurs quand il m'arrive un fort coup de vent, je fais face. Ainsi se perpétuent les légendes urbaines masculines. Nous aussi, les femmes, nous pouvons refuser la lourdeur matrimoniale pour adopter des semelles de vent, on peut choisir l'autodétermination, choisir de vivre une vie non pas "par procuration" comme le dit faussement Jean-Jacques Goldman (la pop culture distille aussi très bien les diktats patriarcaux), mais une vie de décisions et de choix en autonomie ; moi je prends mes décisions et fais mes choix seule sans en référer à Valentin, debout, devant, pas trois pas derrière. La société peut aussi bien me traiter de misandre si ça lui chante. Le conformisme hétérocentré, reproductif, grégaire, m'a toujours gonflée. J'ai toujours préféré les minorités aux majorités. Au fond, dé-domestiquons-nous, devenons des férales* ! 


* Un animal dit féral a été domestiqué puis est retourné à l'état sauvage. 

jeudi 19 décembre 2019

De l'utilité et du bon usage de la misandrie



Précision pour commencer, vu que certain-es risquent de grimper aux rideaux, la misogynie et la misandrie ne sont pas symétriques, pas plus que le sexisme. Le sexisme ne coule que dans un sens, comme les fleuves : de l'oppresseur vers l'opprimée. Donc, ne vous laissez pas taxer de sexiste envers les hommes si vous êtes une femme : quel que soit votre statut social, vous ne faites pas partie de la classe des seigneurs de la Terre ; à tout moment, un homme, même de statut social supposé inférieur au vôtre, peut vous renvoyer à votre statut de femelle juste bonne à être inséminée et/ou à servir les cafés. A l'inverse, une femme peut être sexiste envers une autre femme en adoptant le comportement et la psyché de l'oppresseur ! De même pour la misogynie : elle fait système politique, elle a un but, tenir les femmes à l'écart de tas d'avantages et même du statut d'être autonome et entier sans avoir un Jules au bras, Jules pouvant en même temps dire tout le mal qu'il pense du mariage et de sa femme, de sa belle-mère..., sans que personne relève la contradiction. La misogynie est "normale" "sociétale", elle est même très bien portée. Avouable. Surtout, elle tue tous les jours dans l'apathie générale, et même dans l'euphémisation ou la minimisation des torts qui nous sont faits. C'est eux qui nous font la guerre, pas l'inverse.

La misandrie n'a pas ce pouvoir puisque ce sont quelques (rares) femmes qui la pratiquent, ces impuissantes, ces "Cassandres" que personne ne croit, dont la parole, soit-elle de vérité, ne porte pas, la misandrie donc, n'a aucune conséquence sociale, sauf à retourner la société -y compris les femmes qui font kibboutz avec l'oppresseur- contre nous. Il faut donc être très affermie dans ses convictions pour l'afficher publiquement. Mais comme m'écrit une de mes abonnées sur Twitter, la misandrie peut sauver des vies. A priori, une misandre n'ira pas croire tous les contes lénifiants dont la société nous abreuve sur les hommes. Elle veillera plus que les autres à sa propre sauvegarde sans la confier au premier "Prince Charmant" venu.

En cette semaine de grève des transports parisiens dues à la Réforme des retraites par le gouvernement Philippe, devant la rareté des trains et la cohue qui s'ensuit, les cadres de la SNCF dûment accompagnés de policiers ont décidé de faire un peu de service d'ordre sur les quais du RER : écartant à l'entrée de certaines voitures les passagers masculins, ils chargent en priorité des femmes. On saura après, par un communiqué de la Responsable de communication de la SNCF, qu'ils laissaient aussi monter les vieux, les handicapés, les femmes enceintes. Par grosse affluence, le frotteur / harceleur, ce lâche opportuniste peut agir en toute quiétude. Donc, merci la SNCF, pour une fois.


Sauf que des cris sont aussitôt poussés par certaines tenantes de la laïcité et des féministes. Comment ? Quoi ? C'est quoi cet apartheid des sexes comme au Japon ? Ou comment aller contre les intérêts de son camp. Il faudrait savoir : où les policiers et gendarmes ne protègent pas les femmes quand elles en ont besoin (dixit toutes les féministes qui luttent contre les violences et le harcèlement) ou quand ils le font, on le leur reprocherait ? Il y a un moment, il faut choisir un positionnement et être cohérente.
Evidemment, je suis contre l'apartheid des sexes, je ne suis pas pour des wagons réservés aux femmes, mais à circonstances exceptionnelles, moyens exceptionnels temporaires. Pendant une grève des transports en commun en Ile de France, on peut adopter des mesures temporaires d'éviction des hommes de certaines voitures. Rappelons qu'ils ne sont pas forcément tous fréquentables, que le violeur, le harceleur, ne porte pas un tatouage sur le front dès sa naissance, et qu'il faut être au minimum circonspecte. Je sais que ce n'est pas dans la doxa, et que pour le coup, déclarer cela est mal porté. Comparez avec plus haut, à propos de la misogynie.

Donc, petit cours de bon usage de la misandrie qui peut vous sauver la vie !

1 - Cultivez votre autonomie, ça vous servira toujours. L'autonomie, c'est la capacité à se mettre en mouvement seule, sans l'aide d'un tiers. Je suis toujours étonnée de voir des femmes de 20 ans, 30 sans, 50 ans et même 60 ne jamais rien faire seules ! Manger au restaurant le midi ou même le soir, se faire une toile au cinéma, aller au théâtre ou au concert, voir une exposition, aller à une manif, elles n'osent pas : il faut toujours qu'elles se trouvent un-e partenaire de sortie. Sinon, elles n'y vont pas. Etre autonome, c'est se prendre en charge, conduire sa voiture seule, avoir le sens de l'orientation, prendre une décision au débotté et la réaliser sans demander la permission à personne. Un voyage, même court, une virée pour participer à une action militante pour la journée..., toutes ces actions augmenteront votre entraînement à l'assertivité. Vous ferez même des rencontres (facultatives, vous pouvez défendre votre solitude) : quand on voyage, ou manifeste seul-e, on marche avec des gens qu'on ne rencontrerait pas quand on est accompagnée, puisqu'être accompagnée c'est réserver l'exclusivité aux gens qui sont avec vous. Ces femmes qui ne trouvent pas leur route ou qui se perdent parce qu'elles laissent Jules conduire, c'est affolant et plus fréquent qu'on ne croit !

2 Il vaut mieux être seule que mal accompagnée :
Sachez que la société patriarcale vous a fait un sévère lavage de cerveau pour 1) que vous vous trouviez un mec, et 2), pour que vous le gardiez. "Les célibataires ? Ces gens ont des maladies" écrivait Flaubert dans son Dictionnaire de la bêtise et des idées reçues. Ce lavage de cerveau n'est pas de même intensité pour les garçons, leurs coups de canifs dans le contrat démontrent que garder Madame ou pas, ce n'est pas leur problème à eux : ils veulent la garder pour le confort, mais sans trop d'efforts. L'obligation vous incombe à vous. "Même pas foutue de me trouver ou de garder un mec" fait partie des punchlines des comiques femmes, ad nauseam. Le pire, c'est qu'elles font rire avec ça. Le piège fonctionne parfaitement : couplé avec peu de confiance en soi, et devoir affronter l'opprobre de la société, il ne faut pas s'étonner qu'elles ne partent que lorsque Jules attaque leurs mômes ou leur chien (rigoureusement SIC, je l'ai entendu dans un coin de lucarne sur le service public il y a une quinzaine). Dites vous que le célibat est tendance. Comme la légèreté environnementale, le minimalisme, la déconsommation et l'agilité professionnelle et adaptative. On n'a plus les moyens. La planète n'a plus les moyens. Même les féministes sont frappées de sidération à ce sujet tellement elles ont peur de l'accusation d'être anti-mecs, l'injure suprême. Pour elles, il y a deux sortes de mecs : les "porcs", diversion commode, et ceux avec lesquels elles vivent, des gars serviables qu'elles remercient de les laisser militer en féminisme ou d'écrire des livres, ce qui perturbe forcément les devoirs domestiques qu'elles doivent par contrat de mariage. Du coup, elles (et pas des moindres, je garde les noms pour moi, mais j'ai été témoin de cas étonnants chez certaines que je n'aurais jamais imaginé dans le rôle ;(( remercient Jules de ses grandes tolérance et disponibilité.

Si malgré tout vous avez le goût du risque et optez pour le conjugo, malgré les avertissements précédents, sachez -surtout si vous avez déjà subi une ou des agressions répétées et mal prises en charge-, que les moments où vous vous êtes le plus en danger seront :
1)  quand vous emménagez chez Jules ou qu'il emménage chez vous ; vous avez du coup tous les deux la même porte de sortie, et s'il veut vous empêcher de sortir, je ne vous fais pas de dessin...
2) quand vous passez devant le maire et le curé : une menotte de plus au poignet, et devant témoins !
ou 3) quand vous "tombez enceinte" expression consacrée (!) : là, vous êtes à sa merci. C'est à ces moments que les violences peuvent commencer.
Il est donc prudent de mettre les choses au point dès le début : vous réserver une pièce à vous comme disait Virginia Woolf ! Un endroit dont vous seule avez la clé, où on frappe avant d'entrer, ça peut même être un box de garage, au pire. Défendez vos prérogatives, ne vous laissez jamais envahir ni par Jules ni par les enfants de Jules.
N'oubliez jamais que, comme disait Andrea Dworkin, la première cellule du patriarcat, c'est la famille, l'endroit où règne le Père Tout Puissant ! Famulus en latin : serviteur, esclave, par extension tous les membres de la maison du Dominus (maître). Les psys disent au moins une chose vraie : il faut écouter le langage. Les femmes passent dans le mariage (et le divorce qui peut s'ensuivre) un marché de dupes : travail/services sexuels et domestiques non rémunérés et non inclus dans les PIB marchands. Services MEPRISES en plus ! Vous lui donnez un statut social rassurant et prometteur, alors que vous, vous allez morfler plein pot de votre choix par vos employeurs, la société, votre carrière et votre future retraite. Sans compter que si vous avez un poste à responsabilité (préfète par exemple) il peut tenter de nuire à votre carrière. Cas extrême ? Je doute.

Si ça tourne vinaigre : détecter la violence et partir.
Je m'inspire de la série de tweets de @JeanHatchet, une féministe sur Twitter, qui dit les choses sans détours elle aussi, ce que j'apprécie chez elle.
Il ne vous frappe pas, mais il jette ou casse des objets dans votre direction pour vous faire peur ?
Il vous parle mal, vous déprécie sans arrêt (même sur le ton de la plaisanterie) en société ou en tête à tête ?
Vous vous sentez stressée et incapable de vous concentrer ? Vous avez l'impression d'oublier des choses et vous sentez déstabilisée par d'incessants changements dans son attitude ? Il vous brutalise puis présente des excuses, alternativement ? Vous avez affaire à un pervers manipulateur.
Il vous montre le poing même sans frapper, en vous traitant de tous les noms ?
Vous vous demandez ce que vous pourriez changer pour le satisfaire ? De vêtements, d'attitude, d'amis, de hobby ? Inutile, ça ne marchera pas parce que c'est lui qu'il faut changer, et il ne changera pas.
Il vous harcèle pour obtenir du sexe ? De préférence dans des moments inappropriés, par exemple quand vous partez au travail ? C'est de la maltraitance.
Abstenez vous de comparer l'avant et maintenant : c'était un faux, une comédie, pour vous attirer dans ses filets.
Pas de culpabilité ni de regrets, vous ne l'avez pas choisi : c'est LUI qui vous a choisie en profitant de votre gentillesse et de votre timidité ; il choisit d'ailleurs tout pour vous, essayez de vous rappeler quand vous avez fait un choix en propre. Vous pouvez partir, vous n'êtes pas fautive du ratage, vous êtes tombée dans un piège.
Oui, malgré vos efforts, vos enfants savent qu'il vous maltraite. Il vous dit qu'il n'est pas violent que tout est de votre faute. C'est un abuseur.
Je rajoute, parce que ça arrive très souvent : il maltraite votre animal. C'est un symptôme : le crime envers les animaux désinhibe la violence envers les humains. Et puis, c'est de toutes façons inadmissible.
Vous avez le droit de chercher de l'aide, vous avez le droit de partir. C'est lui et lui seul qui met des coups de canif dans le contrat, pire, c'était planifié depuis le début.

Prévenez vos enfants (filles et garçons) - Pas de fausse pudeur, dites les choses.
J'ai lu plusieurs fois sur des forums dédiés au sujet "comment avertir ses enfants des dangers qu'elles/ils courent au contact de certains adultes, d'hommes dangereux" : certaines mères ne veulent "tout de même pas faire peur à mes filles avec les garçons, ce serait impacter négativement leur future vie amoureuse". Parce que souvenez-vous, plus haut : il faut s'en trouver un et le garder ! Eh oui, c'est une injonction qui perpétue le servage et accessoirement le malheur, et elle est relayée par les femmes, c'est le tour de passe passe réussi du patriarcat, nous faire croire qu'il n'y est pour rien. Je pense au contraire qu'il faut dire les choses, prévenir : non tous les adultes n'ont pas forcément raison, notamment quand l'enfant ne se sent pas à l'aise dans certaines situations, il a le droit de dire non, stop, et d'aller en parler avec une ou plusieurs personne de confiance, de prendre conseil. Il faut sortir de la bien-pensance : oui la famille ça peut être un endroit sécuritaire chaleureux, mais ça peut être aussi l'endroit du malheur et de la dégradation. Deux faces comme toujours, il faut mettre en garde et être vigilante auprès des enfants, savoir repérer les comportements indiquant qu'elle/il est victime d'un harceleur, d'un incestueux ou d'un pédophile.
La littérature peut aussi rendre de grands services : faites-les lire très tôt Zazie dans le métro : une fille qui dit les mots sans fausse pudeur et qui se défend de façon très assertive. Très empowering et formateur.

"Rien ne changera profondément aussi longtemps que ce sont les femmes elles-mêmes qui fourniront aux hommes leurs troupes d'appoint, aussi longtemps qu'elles seront leurs propres ennemies."

Benoîte Groult



Les femmes ont en effet le malheur de produire par quintaux leurs propres oppresseurs. Autant que ce soit dit. C'était mes propositions au malaise, elles ne sont pas populaires, mais au moins ce sont mes solutions, puisque le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles n'abondent pas ; il n'est pas de bon ton de s'attaquer au conjugo, ni d'ailleurs à la maternité, ces vaches sacrées. J'ai même lu un tweet à la teneur suivante "mais arrêtez de leur dire de partir, c'est au moment où elles partent qu'elles sont tuées !" Là, je dois dire que j'ai senti l'univers vaciller : no future, le choix ce serait entre rester, battue comme plâtre en attendant une mort lointaine, ou partir et provoquer une mort rapide par Jules interposé.
Si le conjugo était une activité sportive provoquant autant de mortes, des préfets auraient trouvé le moyen de l'interdire ; on écrirait sur les frontons des mairies, comme sur les paquets de cigarettes, "Mesdames, se marier peut tuer ou provoquer des accidents graves".

Bon, après un article comme ça, je vais revêtir une robe de bure, me couvrir la tête de cendres, et me retirer temporairement du monde en demandant l'asile politique aux Clarisses. Elles sont végétariennes : poireaux et carottes bouillies à tous les repas, pas de chauffage dans les cellules. Dans l'intervalle, j'espère ne pas perdre des quintaux d'abonnées sur Twitter. Si vous avez des idées ou de tuyaux supplémentaires qui peuvent être utiles, postez les en commentaires. Le malaise est tel que toute idée est bonne à prendre. Merci.

Lien : Comment les femmes ont détourné avec humour les accusations de misandrie (où j'ai trouvé mes illustrations).

jeudi 17 août 2017

Thrillers & Polars noirs féministes : rape and revenge



Idéal pour bronzer à la plage ou pour traîner en ville à une terrasse de café, je vous propose quatre polars dont les héroïnes sont des femmes qui décident de mener l'enquête, soit pour leur propre compte, soit pour se venger après un viol ou du harcèlement, bref, des femmes qui trouvent que, décidément, trop, c'est trop ! Attention : noirs, grinçants et drôles, bien sûr.

Fuckwoman de Warwick Collins - 10/18 


A Los Angeles, Superwoman est à double face, comme le veut le code du genre, journaliste le jour et justicière la nuit, pratiquant les arts martiaux et la lutte, F-woman -en politiquement correct de la presse étatsunienne- s'attaque en solitaire aux violeurs en série et leur inflige les "derniers outrages" avec un pénis de buffle momifié. Elle tague ensuite les fesses de ses victimes avec des slogans politiques et féministes, pour leur apprendre. La police et un méchant psychologue sont à ses trousses. Il faut dire que ça fait tout drôle aussi :
" La vérité, c'est que je ne sais vraiment plus ce qui se passe dans cette foutue ville. On a une femme en liberté dans les rues, qui se fait appeler Fuckwoman, s'est spécialisée dans le viol des hommes soupçonnés d'avoir violé, et deux ou trois milliers de nos braves citoyens qui campent devant la mairie et braillent pour qu'elle soit élue maire ". Bref, c'est la merde. Pastiche de plusieurs genres littéraires, à lire pour avoir un aperçu de ce que pourraient devenir les relations femmes-hommes si ça continue comme ça.

#Jenaipasportéplainte par Marie-Hélène Branciard - Edition du Poutan




A la fin d'une manifestation pro-Mariage pour tous, une photographe de presse, Solün, trouve une victime salement amochée à qui elle porte secours. On suspecte un ou des violeurs en série, une commandante de police mène l'enquête de Paris à Dijon, aidée à son corps défendant par une armée de hackeuses géniales, de lesbiennes et geek solidaires qui utilisent les réseaux sociaux pour retrouver les prédateurs. Haletant, rapide, alerte, la puissance des médias sociaux permet de trouver les coupables, et... de venger les victimes. Le message est évidemment féministe en ce qu'il dénonce le viol, les agresseurs sexuels : aux mauvais traitements et injustices faites aux femmes répondent des méthodes non conventionnelles de résolution des enquêtes policières. Un peu rapide dans le style et le rythme, sacrifiant la profondeur des personnages, mais efficace et optimiste. Mon billet du 4 novembre 2016 lors de sa sortie.

Dirty week-end par Helen Zahavi - Phébus libretto


Bella vit à Brighton, station balnéaire anglaise, dans un sous-sol sans air et sans soleil. Petite, menue et fragile, on lui a appris à être une bonne perdante. Elle veut juste qu'on lui fiche la paix et qu'elle puisse lire tranquillement les petites annonces de journaux gratuits qui arrivent dans sa boîte aux lettres. Mais son voisin d'en face n'arrête pas de la mater derrière sa fenêtre en surplomb de celle de Bella. De plus, il la harcèle au téléphone, situation en somme assez banale pour les femmes, on a toutes vécu ça ! Sauf que, moins banal, Bella va chez le voisin et le tue avec un marteau.
Enhardie, et comme elle n'en peut vraiment plus, elle se lance " dans l'hygiène publique, l'enlèvement des ordures, la désinfection ". Et il y a du travail dans le secteur. Un roman noir british (c'est un compliment chez moi !) avec des notations très précises sur les multiples façons dont les hommes pourrissent la vie des femmes, pas du tout politiquement correct, mais tellement drôle et jouissif, que j'en avais fait un billet en Mars 2014.

Les ravagé(e)s par Louise Mey - Pocket


Alex Dueso, flicque et mère célibataire travaille à Paris, à la Brigade des crimes et délits sexuels -inexistante en France, elle est inventée pour les besoins du roman, vous pensez bien ; elle enquête sur des affaires de harcèlement sexuel. Or, voici que se produit une série d'attaques d'un nouveau genre : des hommes hétérosexuels sont attaqués, violés et torturés par des prédateurs redoutables. A tel point que les mecs n'osent plus sortir le soir. Documenté de statistiques précises sur les torts (harcèlement, agressions, viols) faits aux femmes habilement introduites dans les dialogues des protagonistes, le roman vous embarque et vous balade du début à la fin. C'est français : ne nous fâchons pas avec les gars (et là, ce n'est pas un compliment chez moi, du coup). Le lieutenant mâle est raide dingue de sa cheffe, et le plus fidèle soutien des femmes en détresse. Un saint à canoniser. Mais c'est divertissant et ça change bien des polars à la testotérone qu'on nous propose habituellement. Mais c'est le moins épicé des quatre, à mon goût. Toutefois Louise Mey est une autrice à suivre.

Bonnes lectures !

samedi 22 octobre 2016

Prospective

J'ai eu affaire, il y a quelques temps, à ce twittos, venu me chercher des crosses sur Twitter : allez voir son header (têtière), il vaut le coup d’œil ! Je lui avais concocté 10 tweets qui lui avaient bien plu. Les voici réunis en texte pour cet article :

" Le couillosaure a été déclaré éteint circa 2125-2175 (date incertaine). Autre nom (auto)attribué au couillosaure : homo sapiens sapiens. S'esclaffer est de bon aloi. Rigolons.


Deux raisons principales à son extinction :
1 - ses génitoires qu'il confondait avec son cerveau, et
2 - la dispersion par lui dans l'environnement de molécules chimiques se bâfrant de ses spermatozoïdes.

Quelques femmes, fines mouches, ont décidé qu'il était temps de faire sécession d'avec ce loseur ; elles tentent depuis de reconstituer une société, à défaut d'une "civilisation", et de vivre en paix avec les autres espèces dont les populations se reconstituent, la gâchette du couillosaure étant désormais éradiquée.

Feminina sapiens sapiens sapiens se reproduit grâce à de nouvelles techniques de génie génétique, avec parcimonie et raisonnablement.

Le buddleïa (buddleia davidii), arbuste des ruines et des rocailles, "dont les racines sont plus fortes qu'un marteau-piqueur" effrite lentement mais sûrement les érections et tours que le couillosaure construisait sans frein, pour certifier son passage, sa grandiosité et sa suprématie."

Le coup du buddleïa (arbre à papillons) m'a été soufflé par Mike Davis dans Dead Cities, dont je recommande chaleureusement la lecture. 126 pages sur la destruction historique de villes pour terminer la guerre 39-45 : Dresde, Berlin, Tokyo, Hiroshima...) qui valent tous les romans post-apocalypse de la dernière décennie -la fin du monde a déjà eu lieu plusieurs fois- alors que Davis est historien de l'urbanisme. Vous l'avez compris je suis fane de cet auteur (néo-marxiste) dont tous les ouvrages sont à lire toutes affaires cessantes. Une révélation, à trouver dans vos bibliothèques publiques. 

oOo 
Je suis en panne de box ADSL chez Esseffère, c'est la raison pour laquelle j'ai moins publié, car je travaille de mes bibliothèques publiques. Et j'expérimente l'autisme, le mutisme, la phobie sociale, l'incompétence masculines encadrées de "process industriels" imbéciles et inhumains appliqués aux services, dans la jungle des sociétés de télécoms ! J'espère pouvoir reprendre mon rythme habituel très bientôt avec quelques billets en réserve, de fond, et dans l'actualité comme d'habitude.