Selon les statistiques de l'ONU, le 31 octobre, nous serons théoriquement 7 milliards d'humains vivants sur cette petite planète.
Avec un grave déséquilibre hommes - femmes : 105 hommes pour 100 femmes en moyenne, sachant qu'en Inde et en Chine, le déséquilibre est encore plus important.
Sur Europe 1 ce matin, on soulignait l'inconvénient : une société à dominante arithmétique masculine est une société plus violente et plus sujette à l'instabilité. On y rappelait à juste titre que la courbe de Pareto, bloquée sur un désastreux 20/80 crée un déséquilibre Nord Sud injuste et porteur de conflits. Explication de la courbe : 20 % des habitants de la planète en dilapident 80 % des ressources, et 80 % des autres habitants doivent se contenter des 20 % restants !
Au risque de rabâcher, mais le fait est tellement passé sous silence,
la pauvreté PARTOUT sur la planète a un visage de femme comme vous pouvez aller le lire sur le blog de Femmes solidaires du Rhône.
Enfin, le journaliste d'Europe 1 évoquait comme remède à la "pénurie de femmes" organisée par les sociétés androcentrées faut-il le rappeler, l'instauration d'une polyandrie dans les sociétés les plus touchées par le gynécide des filles ! J'ai failli m'étouffer et il y a de quoi : après avoir été trucidées avant la naissance par des avortements illégaux de foetus-filles (comme en Inde) ou fini sur un tas de fumier après avoir été étouffées à la naissance (comme en Chine), nous serions condamnées à une double peine, rendre des services sexuels à tous les hommes de la famille en cumulant les maris ? Vraiment, le problème des sociétés humaines, c'est que tout y est organisé autour des besoins et des services à rendre aux mecs : aucune espèce animale ne traite de la sorte sa femelle, conscientes qu'elles sont que la pérennité de l'espèce repose sur ELLES ! Tant que les hommes considèreront que tout doit être organisé AUTOUR et pour la plus grande satisfaction de leurs besoins catégoriels étroits, je crois qu'on peut dire qu'on n'est pas sorti(e)s des ronces ! En ce qui concerne l'avenir de notre espèce, Françoise d'Eaubonne a plus que jamais raison : Le féminisme ou la mort !
Lien vers le Facebook de l'Agence France Presse - Démographie : l'avenir incertain d'une planète remplie d'hommes.
"La pratique de la virilité est de plus en plus en contradiction avec la vie sur la planète". Kate Millet in La Politique du mâle - 1969
dimanche 30 octobre 2011
dimanche 23 octobre 2011
Militantisme & Copinage
Pour une fois, je vais être un peu paroissiale comme disent les anglais : des féministes angevines D'égal à Egales (from Angers donc) organisent un colloque les samedi et dimanche 18 et 19 novembre 2011 prochains. Conférences, tables-rondes, théâtre, et samedi 15 H manifestation Place du Ralliement. Pour une fois que ce n'est pas à Paris, mais en région, autant que cela se sache. Information complémentaire et programme des deux journées sur leur blog D'égal à Egales.
Vous êtes cordialement invité-e-s.
Et à Saint- Malo, au Palais du Grand Large les vendredi et samedi 9 et 10 décembre, 3ème biennale de L'EGALITE FEMMES & HOMMES, organisée par la Région Bretagne, espérons que ça débouchera sur du concret et que ce ne sera pas que de la parlotte (ou de la branlette dit Roselyne Bachelot), travers habituel des politiques (presque) tous hommes !
A retrouver sur Bretagne-égalité.fr
où on trouve plein de liens et de ressources, mais pas toutes féministes, hélas. Ça manquerait dans le coin ? Entrée libre et gratuite.
Je rappelle qu'en Bretagne-Pays de Loire le différentiel de salaire hommes/femmes est de 17,5 %, que le tissu industriel y est dominé par l'agro-alimentaire où les salaires sont très bas, alors que cette industrie bénéficie d'aides massives (des collectivités locales, région, Europe...), mais que les femmes sont toujours cantonnées dans les mêmes emplois-ghettos féminins, ce qui prouve que la manne financière qui pleut sur ces entreprises assistées tombe sans contre-partie éthique ! Notamment sur les abattoirs qui maltraitent tout le monde, la milliardaire Cooperl : les animaux, ET les salariées chez Bigard, il y a quelques temps. C'est inacceptable. Le droit ça s'applique sans discussion : les tables-rondes et les conférences, c'est bien, mettre en oeuvre c'est mieux ; publier les décrets d'application et appliquer les lois, enregistrer et instruire les plaintes (commissariats de police, Procureur de la République, la DDTE peuplée de femmes mais qui ne répond pas et ne traite jamais les plaintes en discrimination sexiste...), interdire les contournements et petits arrangements, et exiger contre subventions et crédits d'impôts une contre-partie paritaire et éthique, ça serait efficace. Qu'est qu'on attend ?
Last but not least, je décerne le Prix spécial "Beauferie-Goujaterie" de mon jury personnel à juste titre au mensuel STRATEGIES pour sa couverture d'octobre. Ils fêtent leurs 40 ans, ça valait bien une photo de femme à poil ! Et comme une femme jeune à poil, ça s'est beaucoup fait et que ça se fera encore, en mettre une plus vieille, c'est créatif, Coco ! N'achetez pas surtout : cette chose coûte 5,80 Euros.
Vous êtes cordialement invité-e-s.
Et à Saint- Malo, au Palais du Grand Large les vendredi et samedi 9 et 10 décembre, 3ème biennale de L'EGALITE FEMMES & HOMMES, organisée par la Région Bretagne, espérons que ça débouchera sur du concret et que ce ne sera pas que de la parlotte (ou de la branlette dit Roselyne Bachelot), travers habituel des politiques (presque) tous hommes !
A retrouver sur Bretagne-égalité.fr
où on trouve plein de liens et de ressources, mais pas toutes féministes, hélas. Ça manquerait dans le coin ? Entrée libre et gratuite.
Je rappelle qu'en Bretagne-Pays de Loire le différentiel de salaire hommes/femmes est de 17,5 %, que le tissu industriel y est dominé par l'agro-alimentaire où les salaires sont très bas, alors que cette industrie bénéficie d'aides massives (des collectivités locales, région, Europe...), mais que les femmes sont toujours cantonnées dans les mêmes emplois-ghettos féminins, ce qui prouve que la manne financière qui pleut sur ces entreprises assistées tombe sans contre-partie éthique ! Notamment sur les abattoirs qui maltraitent tout le monde, la milliardaire Cooperl : les animaux, ET les salariées chez Bigard, il y a quelques temps. C'est inacceptable. Le droit ça s'applique sans discussion : les tables-rondes et les conférences, c'est bien, mettre en oeuvre c'est mieux ; publier les décrets d'application et appliquer les lois, enregistrer et instruire les plaintes (commissariats de police, Procureur de la République, la DDTE peuplée de femmes mais qui ne répond pas et ne traite jamais les plaintes en discrimination sexiste...), interdire les contournements et petits arrangements, et exiger contre subventions et crédits d'impôts une contre-partie paritaire et éthique, ça serait efficace. Qu'est qu'on attend ?
Last but not least, je décerne le Prix spécial "Beauferie-Goujaterie" de mon jury personnel à juste titre au mensuel STRATEGIES pour sa couverture d'octobre. Ils fêtent leurs 40 ans, ça valait bien une photo de femme à poil ! Et comme une femme jeune à poil, ça s'est beaucoup fait et que ça se fera encore, en mettre une plus vieille, c'est créatif, Coco ! N'achetez pas surtout : cette chose coûte 5,80 Euros.
lundi 17 octobre 2011
Photo reportage de la manifestation du 15 octobre
La manifestation organisée à l'appel de la coordination Ouest du réseau Sortir du Nucléaire a rassemblé 15 000 manifestants à Rennes samedi 15 octobre. Chiffres France 3 Ouest qui rajoutait une dizaine d'autre manifestations en France, soit en tout 25 000 manifestants. C'était une manifestation inter-régionale : nous avons rencontré des vendéens, des normands, et même des allemands. Voici quelques photos qui peuvent être agrandies et déroulées en diaporama juste en cliquant dessus :
Se l'est-il tricoté lui-même ? Il y a eu débat entre nous...
Ici, le stand de l'Acipa, lien à suivre ICI, le collectif des populations concernées par le projet d'aéroport Notre Dame des Landes :

Ci-dessus, une jeune femme qui a accepté de se laisser photographier avec son masque :
Un happening dans le vieux Rennes :
Une photo de groupe près de la place de Bretagne :
Un calicot sur le train Castor, qui va, en novembre prochain transporter des déchets nucléaires de l'usine de retraitement de La Hague à Gorleben en Allemagne : des ressources pour en savoir plus sur ce train sur La Souris Verte, Indymedia Nantes, et le blog heichhörnchen l'écureuille.
Ça a été une belle journée ensoleillée et pacifique, il n'y a eu aucune violence -je fais l'impasse sur les galettes saucisses qui produisent une fumée irritante, assez insupportable, mais en Bretagne, elles sont malheureusement incontournables- à chaque fois je ramène une angine directement liée aux saucisses grillées. Les autres stands de nourriture servaient uniquement des plats végétaliens : couscous de légumes et de légumineuses. Étaient également présents à cet évènement, des Indignés, le mouvement Uncut branche française du mouvement britannique du même nom.
Merci à Danielle pour les photos.
Se l'est-il tricoté lui-même ? Il y a eu débat entre nous...
Ici, le stand de l'Acipa, lien à suivre ICI, le collectif des populations concernées par le projet d'aéroport Notre Dame des Landes :
Ci-dessus, une jeune femme qui a accepté de se laisser photographier avec son masque :
Un happening dans le vieux Rennes :
Une photo de groupe près de la place de Bretagne :
Un calicot sur le train Castor, qui va, en novembre prochain transporter des déchets nucléaires de l'usine de retraitement de La Hague à Gorleben en Allemagne : des ressources pour en savoir plus sur ce train sur La Souris Verte, Indymedia Nantes, et le blog heichhörnchen l'écureuille.
Ça a été une belle journée ensoleillée et pacifique, il n'y a eu aucune violence -je fais l'impasse sur les galettes saucisses qui produisent une fumée irritante, assez insupportable, mais en Bretagne, elles sont malheureusement incontournables- à chaque fois je ramène une angine directement liée aux saucisses grillées. Les autres stands de nourriture servaient uniquement des plats végétaliens : couscous de légumes et de légumineuses. Étaient également présents à cet évènement, des Indignés, le mouvement Uncut branche française du mouvement britannique du même nom.
Merci à Danielle pour les photos.
vendredi 14 octobre 2011
Manifestation anti-nucléaire à Rennes le 15 octobre 2011
Le nucléaire est une technologie du passé ; issue du domaine militaire, elle est génétiquement opaque et obsédée par le secret. La sobriété énergétique, le développement des énergies renouvelables et durables doivent nous permettre de sortir du nucléaire ; le savoir-faire, les technicien-nes et le personnel qualifié qui travaillent dans cette industrie peuvent être reconvertis dans le démantèlement des centrales existantes.
Eva Joly, Cécile Duflot et Corinne Lepage annoncent leur présence à la manifestation de Rennes, demain 15 octobre.
Lien : Coordination anti-nucléaire Ouest
Autres liens : 15/10/2011 Unis pour un #globalchange
Historique ! 85 pays et 981 villes entrent dans la révolte ce samedi
Actualisation 16/10/11 : Nous étions 15 000 à Rennes (chiffres France 3 Ouest), des anti-nucléaires et anti THT et EPR, anti-aéroport NDDL,
des 99 %, des Indignés, et des Uncut (le mouvement britannique contre les coupes budgétaires). Reportage photo à suivre.
lundi 10 octobre 2011
Bruit de fond sexiste
Nous entendons très souvent cette succession de mots "il aimait trop les luxueuses voitures, l'alcool ET les femmes..." avec les femmes en dernière position de cette succession d'objets désirables pour les hommes. La nouvelle pub Giulietta l'illustre : une femme-voiture supplie qu'on la soumette !
C'est en ce moment sur tous vos écrans, une "bouse" publicitaire, un pensum, même dos tourné, elle vous importune car elle est plus radiophonique que visuelle : c'est la dernière publicité pour la "belle et sensuelle Giulietta" d'Alfa Roméo. Nous avions eu précédemment des films avec Uma Thurman : "Sans cœur, nous ne serions que des machines" avec la signature de William Shakespeare (je rappelle qu'il est mort et qu'il ne peut plus se défendre le pauvre !) sous "Je suis faite de la même matière que les rêves", citation bagnolistique pop-pub détournant les vers de La Tempête au profit de Roméo et Juliette (Giulietta) autre pièce de Shakespeare ! On se demande si on nous prend pour des billes, ou si les publicitaires qui inventent cela sont en réalité des Phillistins/ Béotiens incultes ?
Cette fois-ci, la voiture parle comme une femme qui veut être séduite, soumise, contrôlée, prise, subjuguée, possédée, en un mot AIMEE ! Le "ESSAIE-MOI" final en apothéose réifie la femme-voiture de façon radicale. C'est insupportable de sexisme. Sexisme contre les hommes aussi, car c'est quoi cette érotisation d'une bagnole ? Pour trouver où protester, c'est sur le blog Le féminin l'emporte.
Je mets les très beaux vers de Shakespeare pour celleux qui lisent l'anglais : Prospero dans La Tempête :
"We are such stuff as dreams are made on; and our little life is rounded with a sleep". (The Tempest Act 4, scene 1, 148–158 si vous voulez vérifier).
A l'aide d'une palette graphique, des fesses de femmes ont été projetées sur une tête d'ail et sur un morceau de citrouille ! Je l'ai vue sur un journal local, je vous assure que c'est lourdement barbouillé de pixels supplémentaires pour obtenir ce résultat !
Biocoop est créé par des pionniers de la bio fin des années 70. Et je le sais par une amie végétalienne qui leur est fidèle depuis le début, qu'à l'origine, ce sont des végétariens qui s'associent en coopérative de distribution et qui proposent des produits tels graines, protéines végétales, légumes primeurs et épicerie sèche en vrac, sous le label AB du Ministère de l'agriculture. La trace du végétarisme dans leur ADN aujourd'hui, ce sont leurs restaurants proposant encore des repas exclusivement végétariens à leurs clients/adhérents. Mais Biocoop a désormais aussi un rayon boucherie qui dérange les adhérents initiaux, végétariens convaincus, qui leur sont restés fidèles. Jusqu'à quand ? Car ces pubs montrant des légumes, MAIS inspirées de la pornographie de la viande (voir l'image ci-dessous, publicité Chick'N Grill trouvée dans la presse américaine), animaux débités en morceaux dans l'industrie bouchère, tout comme les femmes le sont dans la pornographie, la prostitution et la publicité qui nous montre en permanence des morceaux de femmes sans tête, c'est un renoncement et une trahison par rapport au projet d'origine des créateurs.
Biocoop, ressaisis-toi ! Même si le nombre de tes clients excède sans doute désormais celui de tes adhérents, tu as une image de militants coopératifs à protéger. Les adhérents pourraient se fatiguer, j'en entends se plaindre.
C'est en ce moment sur tous vos écrans, une "bouse" publicitaire, un pensum, même dos tourné, elle vous importune car elle est plus radiophonique que visuelle : c'est la dernière publicité pour la "belle et sensuelle Giulietta" d'Alfa Roméo. Nous avions eu précédemment des films avec Uma Thurman : "Sans cœur, nous ne serions que des machines" avec la signature de William Shakespeare (je rappelle qu'il est mort et qu'il ne peut plus se défendre le pauvre !) sous "Je suis faite de la même matière que les rêves", citation bagnolistique pop-pub détournant les vers de La Tempête au profit de Roméo et Juliette (Giulietta) autre pièce de Shakespeare ! On se demande si on nous prend pour des billes, ou si les publicitaires qui inventent cela sont en réalité des Phillistins/ Béotiens incultes ?
Cette fois-ci, la voiture parle comme une femme qui veut être séduite, soumise, contrôlée, prise, subjuguée, possédée, en un mot AIMEE ! Le "ESSAIE-MOI" final en apothéose réifie la femme-voiture de façon radicale. C'est insupportable de sexisme. Sexisme contre les hommes aussi, car c'est quoi cette érotisation d'une bagnole ? Pour trouver où protester, c'est sur le blog Le féminin l'emporte.
Je mets les très beaux vers de Shakespeare pour celleux qui lisent l'anglais : Prospero dans La Tempête :
"We are such stuff as dreams are made on; and our little life is rounded with a sleep". (The Tempest Act 4, scene 1, 148–158 si vous voulez vérifier).
Comme par un fait exprès en même temps, Biocoop, la coopérative de distribution de produits biologiques lance sa propre campagne : affiches, films et pub radio. En voici deux visuels :
A l'aide d'une palette graphique, des fesses de femmes ont été projetées sur une tête d'ail et sur un morceau de citrouille ! Je l'ai vue sur un journal local, je vous assure que c'est lourdement barbouillé de pixels supplémentaires pour obtenir ce résultat !
Biocoop est créé par des pionniers de la bio fin des années 70. Et je le sais par une amie végétalienne qui leur est fidèle depuis le début, qu'à l'origine, ce sont des végétariens qui s'associent en coopérative de distribution et qui proposent des produits tels graines, protéines végétales, légumes primeurs et épicerie sèche en vrac, sous le label AB du Ministère de l'agriculture. La trace du végétarisme dans leur ADN aujourd'hui, ce sont leurs restaurants proposant encore des repas exclusivement végétariens à leurs clients/adhérents. Mais Biocoop a désormais aussi un rayon boucherie qui dérange les adhérents initiaux, végétariens convaincus, qui leur sont restés fidèles. Jusqu'à quand ? Car ces pubs montrant des légumes, MAIS inspirées de la pornographie de la viande (voir l'image ci-dessous, publicité Chick'N Grill trouvée dans la presse américaine), animaux débités en morceaux dans l'industrie bouchère, tout comme les femmes le sont dans la pornographie, la prostitution et la publicité qui nous montre en permanence des morceaux de femmes sans tête, c'est un renoncement et une trahison par rapport au projet d'origine des créateurs.
Biocoop, ressaisis-toi ! Même si le nombre de tes clients excède sans doute désormais celui de tes adhérents, tu as une image de militants coopératifs à protéger. Les adhérents pourraient se fatiguer, j'en entends se plaindre.
lundi 3 octobre 2011
La BD que je n'aimerais pas voir défigurée au cinéma
Actualisation 8/10/11 : La blogosphère s'est enflammée à raison cette semaine devant les propos d'Yvan Levaï, ex-mari d'Anne Sinclair et journaliste sur les radios de service public. Actuellement en promotion de son livre sur l'affaire DSK, au micro de Pascale Clark, il prétend que "pour violer il faut un pistolet et un couteau", et un peu plus loin il proteste : "Je n'imagine pas Dominique Stauss Kahn forçant une femme !". Un cri du cœur, et on comprend bien que ce soit difficile à encaisser pour les proches d'avoir un agresseur dans la famille, mais cher Monsieur, personne n'imagine jamais que le voisin d'à côté est un violeur, un harceleur, un violent, ou un Dupont de Ligonnès ! C'est même cela qui les rend extrêmement dangereux ! Décidément, après l'affaire Moscato/RMC (ci-dessous) on l'attend toujours, le tournant décisif de l'après DSK. Si vous souhaitez entendre cette émission, festival d'aveuglement, c'est en suivant ce lien vers l'émission de France Inter. C'est édifiant et hallucinant.
Taguée par Lolobobo et Euterpe à propos de la bande dessinée que je n'aimerais pas voir défigurée par le cinéma, je propose Thierry de Royaumont, exactement L'ombre de Saïno, le deuxième opus d'une oeuvre qui en comptait quatre.
Pourtant, tous les ingrédients d'un bon film selon les critères hollywoodiens y sont : preux chevaliers revenant des Croisades, complot mondial, spiritualité, et Princesse (bientôt) captive dans le rôle du personnage secondaire, éternelle faire-valoir des garçons chevaleresques, comme il se doit dans le code intangible de la romance ! On imagine (avec horreur pour ma part !) ce que permettraient les effets spéciaux actuels dans les souterrains piégés du château de Coucy où complotent les diaboliques maîtres de la Pierre, de l'Eau et du Feu (de la poudre) qui veulent conquérir le monde sous l'ombre tutélaire du mystérieux Saïno, incarnation du Mal.
BD des années 50, époque des deux blocs, communiste à l'Est et libre à l'Ouest, de l'apartheid des sexes à l'école, et de la BD univers masculin d'où les filles sont toujours absentes, Thierry de Royaumont à trois compagnons à la vie à la mort, et à eux quatre, ils réunissent toutes les qualités humaines : la bravoure (Thierry), la force (Gaucher), l'intelligence et la culture (Galeran) et la débrouillardise (Sylvain -qui présente aussi un défaut, la gourmandise, ce qui rend le groupe humain, un tel nombre de qualités ne pouvant qu'être inhumain, voire extra-terrestre, en tous cas, moins plausible) ; pour masquer l'homosexualité latente de l'équipe (c'est le cas de toutes les BD de l'époque y compris de Tintin), une princesse Leïla, fille orpheline d'un émir d'Arabie raccompagne en France le brave groupe, en tout bien tout honneur : elle est fiancée à Thierry et elle sert aussi de caution (c'est mon mauvais esprit qui parle !) : "Regardez, on n'est pas homosexuels, il y a une fille parmi nous" ! Comme si c'était une faute d'ailleurs, mais on est dans les années 50. Il faut dire à sa décharge qu'elle est plutôt cérébrale la belle Leïla, et qu'elle se défend bien seule : à tel point que lorsque l'ennemi rôde, ou qu'elle est prisonnière, Thierry sait qu'elle n'est pas une mauviette et qu'elle a du répondant, ce qui lui évite de trop s'inquiéter.
Il y aura bien un moment où elle va se trouver inévitablement en très mauvaise posture dans l'album Pour sauver Leïla, car il faut bien donner à fantasmer aux garçons, les principaux lecteurs :
Malgré les apparences, je vous rassure, tout va bien se terminer pour elle !
Les auteurs Pierre Forget pour les dessins et Jean Quimper pour le scénario travaillaient à Bayard, journal sans peur et sans reproche, dont l'éditeur s'appelle aujourd'hui Bayard Presse.
Si vous n'avez pas ces deux albums (L'Ombre de Saïno et Pour sauver Leïla), inutile de les chercher, sauf chez les bouquinistes ou les sites de vente en ligne. Les éditions de 1958 étant épuisées depuis longtemps, et les prix montant en flèche car elles étaient très recherchées par les collectionneurs, Bayard Presse en a fait deux rééditions fac simile en 1986 et 1987. Ces deux dernières sont à leur tour épuisées et la cote des albums recommence à monter. La nostalgie n'a pas de prix !
Pour celleux que cela intéresse, Thierry de Royaumont est sur Internet.
Actualisation 5/10/11 : Vous pensiez que l'affaire DSK avait calmé les beaufs français et "changé les rapports entre les sexes" ? Vous ignorez ce qu'est un "aussie kiss" ou "baiser australien" en français ? Vous doutez-vous que la meilleure façon de souder une équipe et la faire aller à la victoire, c'est de faire des co-nne-ries avec une femme de chambre, tous ensemble, entre rugbymen ? Pour comprendre comment marche le management d'équipes sportives, allez lire chez ACRIMED en suivant le lien ici ! Attention, je préfère vous prévenir, ça tache !
Taguée par Lolobobo et Euterpe à propos de la bande dessinée que je n'aimerais pas voir défigurée par le cinéma, je propose Thierry de Royaumont, exactement L'ombre de Saïno, le deuxième opus d'une oeuvre qui en comptait quatre.
Pourtant, tous les ingrédients d'un bon film selon les critères hollywoodiens y sont : preux chevaliers revenant des Croisades, complot mondial, spiritualité, et Princesse (bientôt) captive dans le rôle du personnage secondaire, éternelle faire-valoir des garçons chevaleresques, comme il se doit dans le code intangible de la romance ! On imagine (avec horreur pour ma part !) ce que permettraient les effets spéciaux actuels dans les souterrains piégés du château de Coucy où complotent les diaboliques maîtres de la Pierre, de l'Eau et du Feu (de la poudre) qui veulent conquérir le monde sous l'ombre tutélaire du mystérieux Saïno, incarnation du Mal.
BD des années 50, époque des deux blocs, communiste à l'Est et libre à l'Ouest, de l'apartheid des sexes à l'école, et de la BD univers masculin d'où les filles sont toujours absentes, Thierry de Royaumont à trois compagnons à la vie à la mort, et à eux quatre, ils réunissent toutes les qualités humaines : la bravoure (Thierry), la force (Gaucher), l'intelligence et la culture (Galeran) et la débrouillardise (Sylvain -qui présente aussi un défaut, la gourmandise, ce qui rend le groupe humain, un tel nombre de qualités ne pouvant qu'être inhumain, voire extra-terrestre, en tous cas, moins plausible) ; pour masquer l'homosexualité latente de l'équipe (c'est le cas de toutes les BD de l'époque y compris de Tintin), une princesse Leïla, fille orpheline d'un émir d'Arabie raccompagne en France le brave groupe, en tout bien tout honneur : elle est fiancée à Thierry et elle sert aussi de caution (c'est mon mauvais esprit qui parle !) : "Regardez, on n'est pas homosexuels, il y a une fille parmi nous" ! Comme si c'était une faute d'ailleurs, mais on est dans les années 50. Il faut dire à sa décharge qu'elle est plutôt cérébrale la belle Leïla, et qu'elle se défend bien seule : à tel point que lorsque l'ennemi rôde, ou qu'elle est prisonnière, Thierry sait qu'elle n'est pas une mauviette et qu'elle a du répondant, ce qui lui évite de trop s'inquiéter.
Il y aura bien un moment où elle va se trouver inévitablement en très mauvaise posture dans l'album Pour sauver Leïla, car il faut bien donner à fantasmer aux garçons, les principaux lecteurs :
Malgré les apparences, je vous rassure, tout va bien se terminer pour elle !
Les auteurs Pierre Forget pour les dessins et Jean Quimper pour le scénario travaillaient à Bayard, journal sans peur et sans reproche, dont l'éditeur s'appelle aujourd'hui Bayard Presse.
Si vous n'avez pas ces deux albums (L'Ombre de Saïno et Pour sauver Leïla), inutile de les chercher, sauf chez les bouquinistes ou les sites de vente en ligne. Les éditions de 1958 étant épuisées depuis longtemps, et les prix montant en flèche car elles étaient très recherchées par les collectionneurs, Bayard Presse en a fait deux rééditions fac simile en 1986 et 1987. Ces deux dernières sont à leur tour épuisées et la cote des albums recommence à monter. La nostalgie n'a pas de prix !
Pour celleux que cela intéresse, Thierry de Royaumont est sur Internet.
Actualisation 5/10/11 : Vous pensiez que l'affaire DSK avait calmé les beaufs français et "changé les rapports entre les sexes" ? Vous ignorez ce qu'est un "aussie kiss" ou "baiser australien" en français ? Vous doutez-vous que la meilleure façon de souder une équipe et la faire aller à la victoire, c'est de faire des co-nne-ries avec une femme de chambre, tous ensemble, entre rugbymen ? Pour comprendre comment marche le management d'équipes sportives, allez lire chez ACRIMED en suivant le lien ici ! Attention, je préfère vous prévenir, ça tache !
mardi 27 septembre 2011
Etat des lieux d'un système à bout de souffle
La semaine dernière à Rennes s'est tenu le SPACE, salon International de l'Elevage, pendant 4 jours. Envers du Salon International de l'Agriculture (SIA), montrant les cages et les machines de l'élevage intensif, les stations d'abattage, au contraire du SIA qui est grand public et vitrine bucolique de l'élevage français, il est le rendez-vous des professionnels de l'élevage et de leurs fournisseurs : cages à poules, caillebotis, stations d'abattage, laboratoires de génétique ou encore matériel de transport...
La Bretagne, c'est : 5 % de la surface agricole française, 0,4 % de la surface agricole européenne, et 0, 001 % de la surface agricole mondiale. Sur 4 départements, on trouve : 12 millions de porcs, 110 millions de volailles, 7 millions de bovins essentiellement vaches laitières, et accessoirement 3 millions de bretons. La Bretagne concentre 60 % de la production de porcs et 40 % de la production de volailles française. Cela se paie en marées vertes provoquées par l'eutrophisation des nitrates provenant des épandages de lisier sur les terres comme engrais, lessivés par les eaux de pluie qui coulent vers les rivières qui elles, se jettent dans la mer. Les marées vertes ont provoqué la mort cet été de 38 sangliers dans la baie de Saint Brieuc.
Cet été en Bretagne, ces marées vertes ont occasionné 800 000 euros de perte de chiffre d'affaires au secteur touristique ! En terme d'agriculture, il faut aussi savoir que nous sommes le pays 3ème utilisateur de pesticides (phytosanitaires) au monde ; ces substances toxiques sont vendues au taux de 5,5 % de TVA au lieu de 19,6 %, vrai pousse au crime, surtout au moment où le gouvernement veut rogner les niches fiscales et être vertueux en matière d'environnement !
Lors de l'inauguration du salon -pour une fois sans jet de barrières ni de projectiles sur les CRS, sans démontage des stands de la FNSEA, le syndicat majoritaire, alors qu'ils sont tous sur les nerfs-, le Ministre Bruno Lemaire a encore une fois appelé a faire la course folle aux "gains de productivité", puisque ceux-ci ne sont jamais suffisants pour affronter la concurrence de nos voisins de mondialisation. Ces gains de productivité se font sur l'emploi, donc les éleveurs, le personnel, qui tous travaillent dans les élevages, et bien sûr aussi sur les animaux enfermés à vie dans ces usines à produire de la viande à bas coût et donc de basse qualité. Et pendant cette course à la productivité et aux coûts bas, l'agriculture détruit des emplois, les salaires de l'agro-alimentaire sont minables (y travaillent des employés peu qualifiés, peu mobiles et bien sûr une majorité de femmes), et le dernier recensement agricole montre que la France a perdu 26 %, soit le quart de ses exploitations agricoles ces 10 dernières années. Du côté de la biodiversité, il n'y a pas de quoi pavoiser non plus, 75 % de du parimoine génétique alimentaire a disparu au cours du XXème siècle, à lire chez GEO environnement. Mais continuons comme cela sans rien changer, sauf à réduire encore les coûts, Lemaire dixit.
Les éleveurs qui ne gagnent pas leur vie auront du mal à se mettre aux normes des nouvelles directives européennes promulguées en 1999, concernant les cages aménagées de poules (date butoir 1/1/2012) et la conduite des truies gestantes en groupe (date butoir de leur désincarcération : 1/1/2013) dans l'optique du bien-être animal voulu par l'Europe et les consommateurs, tous attachés à ce qu'il s'améliore dans les élevages. Une fois n'est pas coutume sur ce blog, je mets un lien vers des mecs à poil à suivre par ici puisque désormais on ne peut plus que se mettre à poil pour protester contre tout. La région Bretagne et ses grandes poches, à condition toutefois que vous ayez plutôt une tête de mec et l'allure d'un gros lobby toxique (en puissance pas en taille, voir plus bas), propose pourtant son aide généreuse, et perfuse l'industrie à hauteur de 25 millions d'euros pour 2011, en faisant un peu mine de vouloir favoriser les plus vertueux, suivre le lien pour une nouvelle alliance. On veut voir ! En fait, c'est tout vu (suivre le lien) puisque les aides sont toujours attribuées aux mêmes !
Pendant ce temps, une amie de passage à Saint-Malo me fait parvenir cette photo de T-shirt prise à travers la vitrine d'une boutique de vêtements
Je ne suis pas sûre du tout qu'il faille manger du cochon pour sauver les bretons, je crois même le contraire, et je conseillerais plutôt mangez de l'épeautre, tiens, ce vieux triticalis (blé ancien) des paysans gaulois, il revient de loin et il est de saison : manger de la viande à s'en détruire les coronaires, c'est dépassé ! Ou si on veut manger de la viande, il faut accepter d'en payer le prix qui doit inclure ses énormes coûts environnementaux et des salaires décents ! Comme je risque d'être taxée de passéisme (le retour à la houe !), je préfère préciser que pas du tout : tout comme l'industrie nucléaire, les grands barrages, sont des technologies des siècles précédents selon le principe masculin ravageur du "plus c'est gros meilleur c'est", la viande bon marché à tous les repas c'est désormais une idée périmée et suicidaire. Et aux éleveurs, je conseillerais de diversifier leur portefeuille produits, leur portefeuille clients et leur portefeuille fournisseurs en incluant leurs banques, comme il est préconisé dans n'importe quel bon manuel de marketing, tiens au hasard, le Kotler-Dubois ! J'en ai un vieux à la maison et je peux le prêter à qui me demande poliment, pour l'essentiel, il prodigue encore de bons conseils. Un seul produit, un seul client, un seul fournisseur, et des contrats où les prix sont écrits APRES que vous ayez signé avec des féodaux, ça s'appelle se comporter comme un gland et se faire voler.
Et puis en cette période d'ouverture de la chasse, chez ASPAS Nature on nous rappelle que 30 millions d'animaux sauvages sont tués annuellement en France, pour ce qu'on appelle un "divertissement". Voilà encore un lobby que les politiques couvrent de cadeaux, lobby dont je rappelle que le pouvoir de nuisance est inversement proportionnel à la taille : plus un lobby est petit et avec peu de membres, plus son pouvoir de nuisance est élevé.
Vous pouvez aussi aller consulter ma page Animots, même si elle est toujours en travaux, elle s'enrichit de citations.
Actualisation 27/09/11 à 15 H :
A partir d'aujourd'hui 27 septembre 2011, la Terre fait crédit à
l'humanité : "à la fin du mois, nous aurons consommé la totalité des ressources que la nature génère en une année et entrerons en « déficit écologique ». Or, cela fait plus de trente ans que les humains sont à découvert. A lire sur Terraeco.net.
La Bretagne, c'est : 5 % de la surface agricole française, 0,4 % de la surface agricole européenne, et 0, 001 % de la surface agricole mondiale. Sur 4 départements, on trouve : 12 millions de porcs, 110 millions de volailles, 7 millions de bovins essentiellement vaches laitières, et accessoirement 3 millions de bretons. La Bretagne concentre 60 % de la production de porcs et 40 % de la production de volailles française. Cela se paie en marées vertes provoquées par l'eutrophisation des nitrates provenant des épandages de lisier sur les terres comme engrais, lessivés par les eaux de pluie qui coulent vers les rivières qui elles, se jettent dans la mer. Les marées vertes ont provoqué la mort cet été de 38 sangliers dans la baie de Saint Brieuc.
Cet été en Bretagne, ces marées vertes ont occasionné 800 000 euros de perte de chiffre d'affaires au secteur touristique ! En terme d'agriculture, il faut aussi savoir que nous sommes le pays 3ème utilisateur de pesticides (phytosanitaires) au monde ; ces substances toxiques sont vendues au taux de 5,5 % de TVA au lieu de 19,6 %, vrai pousse au crime, surtout au moment où le gouvernement veut rogner les niches fiscales et être vertueux en matière d'environnement !
Lors de l'inauguration du salon -pour une fois sans jet de barrières ni de projectiles sur les CRS, sans démontage des stands de la FNSEA, le syndicat majoritaire, alors qu'ils sont tous sur les nerfs-, le Ministre Bruno Lemaire a encore une fois appelé a faire la course folle aux "gains de productivité", puisque ceux-ci ne sont jamais suffisants pour affronter la concurrence de nos voisins de mondialisation. Ces gains de productivité se font sur l'emploi, donc les éleveurs, le personnel, qui tous travaillent dans les élevages, et bien sûr aussi sur les animaux enfermés à vie dans ces usines à produire de la viande à bas coût et donc de basse qualité. Et pendant cette course à la productivité et aux coûts bas, l'agriculture détruit des emplois, les salaires de l'agro-alimentaire sont minables (y travaillent des employés peu qualifiés, peu mobiles et bien sûr une majorité de femmes), et le dernier recensement agricole montre que la France a perdu 26 %, soit le quart de ses exploitations agricoles ces 10 dernières années. Du côté de la biodiversité, il n'y a pas de quoi pavoiser non plus, 75 % de du parimoine génétique alimentaire a disparu au cours du XXème siècle, à lire chez GEO environnement. Mais continuons comme cela sans rien changer, sauf à réduire encore les coûts, Lemaire dixit.
Les éleveurs qui ne gagnent pas leur vie auront du mal à se mettre aux normes des nouvelles directives européennes promulguées en 1999, concernant les cages aménagées de poules (date butoir 1/1/2012) et la conduite des truies gestantes en groupe (date butoir de leur désincarcération : 1/1/2013) dans l'optique du bien-être animal voulu par l'Europe et les consommateurs, tous attachés à ce qu'il s'améliore dans les élevages. Une fois n'est pas coutume sur ce blog, je mets un lien vers des mecs à poil à suivre par ici puisque désormais on ne peut plus que se mettre à poil pour protester contre tout. La région Bretagne et ses grandes poches, à condition toutefois que vous ayez plutôt une tête de mec et l'allure d'un gros lobby toxique (en puissance pas en taille, voir plus bas), propose pourtant son aide généreuse, et perfuse l'industrie à hauteur de 25 millions d'euros pour 2011, en faisant un peu mine de vouloir favoriser les plus vertueux, suivre le lien pour une nouvelle alliance. On veut voir ! En fait, c'est tout vu (suivre le lien) puisque les aides sont toujours attribuées aux mêmes !
Pendant ce temps, une amie de passage à Saint-Malo me fait parvenir cette photo de T-shirt prise à travers la vitrine d'une boutique de vêtements
Je ne suis pas sûre du tout qu'il faille manger du cochon pour sauver les bretons, je crois même le contraire, et je conseillerais plutôt mangez de l'épeautre, tiens, ce vieux triticalis (blé ancien) des paysans gaulois, il revient de loin et il est de saison : manger de la viande à s'en détruire les coronaires, c'est dépassé ! Ou si on veut manger de la viande, il faut accepter d'en payer le prix qui doit inclure ses énormes coûts environnementaux et des salaires décents ! Comme je risque d'être taxée de passéisme (le retour à la houe !), je préfère préciser que pas du tout : tout comme l'industrie nucléaire, les grands barrages, sont des technologies des siècles précédents selon le principe masculin ravageur du "plus c'est gros meilleur c'est", la viande bon marché à tous les repas c'est désormais une idée périmée et suicidaire. Et aux éleveurs, je conseillerais de diversifier leur portefeuille produits, leur portefeuille clients et leur portefeuille fournisseurs en incluant leurs banques, comme il est préconisé dans n'importe quel bon manuel de marketing, tiens au hasard, le Kotler-Dubois ! J'en ai un vieux à la maison et je peux le prêter à qui me demande poliment, pour l'essentiel, il prodigue encore de bons conseils. Un seul produit, un seul client, un seul fournisseur, et des contrats où les prix sont écrits APRES que vous ayez signé avec des féodaux, ça s'appelle se comporter comme un gland et se faire voler.
Et puis en cette période d'ouverture de la chasse, chez ASPAS Nature on nous rappelle que 30 millions d'animaux sauvages sont tués annuellement en France, pour ce qu'on appelle un "divertissement". Voilà encore un lobby que les politiques couvrent de cadeaux, lobby dont je rappelle que le pouvoir de nuisance est inversement proportionnel à la taille : plus un lobby est petit et avec peu de membres, plus son pouvoir de nuisance est élevé.
Vous pouvez aussi aller consulter ma page Animots, même si elle est toujours en travaux, elle s'enrichit de citations.
Actualisation 27/09/11 à 15 H :
A partir d'aujourd'hui 27 septembre 2011, la Terre fait crédit à
l'humanité : "à la fin du mois, nous aurons consommé la totalité des ressources que la nature génère en une année et entrerons en « déficit écologique ». Or, cela fait plus de trente ans que les humains sont à découvert. A lire sur Terraeco.net.
EARTH OVERSHOOT DAY 2011
Actualisation 29/9/11 : On n'aura jamais fini de recenser les horreurs footballistiques (salaires indécents, exploitations de prostituées majeures et mineures, de jeunes joueurs non payés ni déclarés, corruption, etc...) mais une autre commence à se faire jour en Ukraine où l'on prépare l'EURO FOOT 2012, en débarrassant les rues de la ville de Lysychansk de ses chiens errants en les incinérant vivants ! Billet de Michelle Black à lire ICI et pétition à signer sur The Petition Site pour demander aux dirigeants de l'Ukraine et à son Président Viktor Yanukovych qu'ils arrêtent de brûler des animaux vivants, et leur dire que l'opinion publique mondiale regarde.
Actualisation 29/9/11 : On n'aura jamais fini de recenser les horreurs footballistiques (salaires indécents, exploitations de prostituées majeures et mineures, de jeunes joueurs non payés ni déclarés, corruption, etc...) mais une autre commence à se faire jour en Ukraine où l'on prépare l'EURO FOOT 2012, en débarrassant les rues de la ville de Lysychansk de ses chiens errants en les incinérant vivants ! Billet de Michelle Black à lire ICI et pétition à signer sur The Petition Site pour demander aux dirigeants de l'Ukraine et à son Président Viktor Yanukovych qu'ils arrêtent de brûler des animaux vivants, et leur dire que l'opinion publique mondiale regarde.
mercredi 21 septembre 2011
Forum THINK EQUAL à la Banque Mondiale
Actualisation 26/9/11 : "trop instruite, trop forte, trop brillante, trop têtue et trop difficile à contrôler" selon son ex-mari, Wangari Maathai, féministe, environnementaliste, Prix Nobel de la Paix, vient de mourir à 71 ans. Lien vers l'article du Monde et vers The Green Belt Movement qui, sous son impulsion a fait planter par les femmes kényanes plus de 45 millions d'arbres.
Aujourd'hui, les humains, hommes et femmes de la planète ont un problème : ils trahissent la moitié de leur population.
Les femmes ont moins de chance de survie à leur premier anniversaire, moins de chance d'avoir accès à l'eau potable, d'être propriétaires de leurs terres et de contrôler leur propre argent. Aujourd'hui, les femmes sont plus susceptibles d'être illettrées, de souffrir de violence dans leur foyer, de travailler sans être payées, de MANGER MOINS par temps de crise, aujourd'hui, les femmes sont plus susceptibles de mourir parce que femmes ! Partout sur la planète.
Ne pas investir dans le potentiel des femmes, c'est limiter le potentiel d'un pays. THINK EQUAL !
Banque Mondiale / Think Equal
Et en France, pays des droits de l'homme si bien nommé, quand en 2011, une femme est battue comme plâtre à la maison et qu'elle va demander de l'aide en portant plainte dans un commissariat de police, bien qu'elle soit une victime elle est d'abord placée en garde à vue et menacée d'expulsion ! On discute de la violence conjugale après ? Ca se passe en France aujourd'hui à Bastia. Comme cela s'est passé il y a un an et demi en février 2010 dans le Loiret avec Najlae : les deux affaires sont exposées sur le blog de Circé pour Farida Sou en ce moment, et Najlae, l'année dernière.
Aujourd'hui, les humains, hommes et femmes de la planète ont un problème : ils trahissent la moitié de leur population.
Les femmes ont moins de chance de survie à leur premier anniversaire, moins de chance d'avoir accès à l'eau potable, d'être propriétaires de leurs terres et de contrôler leur propre argent. Aujourd'hui, les femmes sont plus susceptibles d'être illettrées, de souffrir de violence dans leur foyer, de travailler sans être payées, de MANGER MOINS par temps de crise, aujourd'hui, les femmes sont plus susceptibles de mourir parce que femmes ! Partout sur la planète.
Ne pas investir dans le potentiel des femmes, c'est limiter le potentiel d'un pays. THINK EQUAL !
Banque Mondiale / Think Equal
Et en France, pays des droits de l'homme si bien nommé, quand en 2011, une femme est battue comme plâtre à la maison et qu'elle va demander de l'aide en portant plainte dans un commissariat de police, bien qu'elle soit une victime elle est d'abord placée en garde à vue et menacée d'expulsion ! On discute de la violence conjugale après ? Ca se passe en France aujourd'hui à Bastia. Comme cela s'est passé il y a un an et demi en février 2010 dans le Loiret avec Najlae : les deux affaires sont exposées sur le blog de Circé pour Farida Sou en ce moment, et Najlae, l'année dernière.
vendredi 16 septembre 2011
L'opoponax
On : pronom indéfini ou impersonnel comme quiconque, tel ou encore nul, chacun, mais qui ne s'emploie que pour des êtres humains ; il est tellement indéfini que quand j'étais à l'école, il nous était fortement déconseillé (au lieu de on nous déconseillait !) de l'employer dans nos rédactions en primaire. Je crois même me rappeler qu'une de mes profs, nous disait que "on est un con" pour nous en dissuader ! Dans son roman, Prix Medicis, publié en 1964, L'Opoponax, Monique Wittig va pourtant l'utiliser dans une histoire d'enfance, celle de Catherine Legrand, sans narratrice, (pas de "je" ni de "nous", très peu de "il"), tellement universelle qu'on a l'impression de l'avoir vécue cette enfance dans laquelle on est embarqué, grâce au "on", avec ses camarades d'école ou voisins, avec Catherine Legrand elle même. Le texte est entièrement rédigé au présent, sans paragraphes. Deux extraits :
"Catherine Legrand est avec Reine Dieu dans la cour de récréation. On ramasse des petits cailloux jaunes on en a plein les poches. Qui c'est qui veut des cailloux jaun-nes qui c'est qui veut des cailloux jau-nes. On crie en tapant des pieds l'un après l'autre ça fait qu'il faut lever la jambe haut. On prend les cailloux et on les envoie contre les portes en bois des cabinets. Elles sont vertes avec des rainures. On les envoie de loin d'abord et un par un. On approche et à force on finit par les envoyer à bout portant et par poignée. On en entend rebondir à l'intérieur où ils sont renvoyés d'un mur à l'autre. Ils entrent par l'ouverture en coeur. Mademoiselle vient et crie, voulez-vous sortir de là. On s'en va en courant. Reine Dieu tire sur la ceinture de Catherine Legrand qui court devant elle. On va dans la cour des petits. Véronique Legrand est assise parterre. De ses deux chaussures, elle a enlevé les lacets, elle a aussi retiré les chaussures, elle est en chaussettes dans la poussière. Véronique Legrand s'essaie à enfiler un lacet dans une des chaussures, elle s'applique ce qui fait qu'elle tire la langue. Véronique Legrand renonce à obtenir un résultat, elle pose à côté d'elle la chaussure, elle se met à faire des noeuds dans le lacet, la langue étalée sur le menton. Reine Dieu lui met les mains sur la figure, qui c'est. Véronique Legrand ne sait pas qui c'est elle tente de retirer les mains qui lui bouchent les yeux, ses doigts petits s'accrochent et s'emmêlent à ceux beaucoup plus gros de Reine Dieu".
"Catherine Legrand a dans la main un fouet à lanière unique. Il s'agit de lâcher la lanière en douceur et de caresser les fesses de la vache qui relève la tête parce qu'elle a fini de boire. Si au lieu de ça on la frappe en lâchant la lanière brutalement ou si on fait claquer le fouet, la vache se redresse d'un coup part au trot tête droite cornes haut levées passe en courant devant l'étable. Les coups de fouets qui claquent avec les vaches ça ne prend pas. Par exemple, Catherine Legrand part en courant derrière une vache, on voit que la vache se retourne, on voit qu'elle la distance, on voit qu'au moment où Catherine Legrand rouge, essoufflée va la toucher de la main pour la faire tourner sur la route elle file avec un galop bref subreptice rapide. En attendant qu'on arrive elle broute dans le fossé, elle fait semblant de se laisser rejoindre, de ne pas voir qu'on approche, qu'on est derrière elle et se jette en avant, elle fait un bond, elle trotte sur la route pas très vite de sorte qu'on peut la suivre, qu'on s'imagine qu'on va la rattraper de sorte qu'on ne renonce pas tout de suite. C'est une feinte parce que ça peut durer des heures. Catherine Legrand passe la main sur les flancs de la vache et sur les fesses quand elle a fini de boire. Catherine Legrand appuie doucement et la vache vire pour regagner l'étable. Catherine Legrand met le fouet sous le bras comme elle a vu mon oncle le faire. Quand les vaches sont toutes rentrées, Catherine Legrand va à l'étable pour les regarder manger. Les râteliers sont pleins de luzerne fraîche, de vesce, de trèfle, de fleurs jaunes et roses qu'elles mangent en les écrasant. La vache du fond s'est couchée. Le ventre se répartit bien des deux côtés de l'épine dorsale. Catherine Legrand voit qu'on peut se coucher sur la vache. Catherine Legrand se couche tout du long sur la vache, c'est doux, on tombe un peu mais on peut se retenir au cou de la vache c'est ferme chaud les flancs sur lesquels on roule ça sent bon la paille chaude, le fumier frais."
"Il nous faut, dans un monde où nous n'existons que passées sous silence, au propre dans la réalité sociale, au figuré dans les livres, il nous faut donc que cela nous plaise ou non, nous constituer nous-mêmes, sortir de nulle part, être nos propres légendes dans notre vie même..." Monique Wittig (avant-note à La Passion de Djuna Barnes)
"Catherine Legrand a dans la main un fouet à lanière unique. Il s'agit de lâcher la lanière en douceur et de caresser les fesses de la vache qui relève la tête parce qu'elle a fini de boire. Si au lieu de ça on la frappe en lâchant la lanière brutalement ou si on fait claquer le fouet, la vache se redresse d'un coup part au trot tête droite cornes haut levées passe en courant devant l'étable. Les coups de fouets qui claquent avec les vaches ça ne prend pas. Par exemple, Catherine Legrand part en courant derrière une vache, on voit que la vache se retourne, on voit qu'elle la distance, on voit qu'au moment où Catherine Legrand rouge, essoufflée va la toucher de la main pour la faire tourner sur la route elle file avec un galop bref subreptice rapide. En attendant qu'on arrive elle broute dans le fossé, elle fait semblant de se laisser rejoindre, de ne pas voir qu'on approche, qu'on est derrière elle et se jette en avant, elle fait un bond, elle trotte sur la route pas très vite de sorte qu'on peut la suivre, qu'on s'imagine qu'on va la rattraper de sorte qu'on ne renonce pas tout de suite. C'est une feinte parce que ça peut durer des heures. Catherine Legrand passe la main sur les flancs de la vache et sur les fesses quand elle a fini de boire. Catherine Legrand appuie doucement et la vache vire pour regagner l'étable. Catherine Legrand met le fouet sous le bras comme elle a vu mon oncle le faire. Quand les vaches sont toutes rentrées, Catherine Legrand va à l'étable pour les regarder manger. Les râteliers sont pleins de luzerne fraîche, de vesce, de trèfle, de fleurs jaunes et roses qu'elles mangent en les écrasant. La vache du fond s'est couchée. Le ventre se répartit bien des deux côtés de l'épine dorsale. Catherine Legrand voit qu'on peut se coucher sur la vache. Catherine Legrand se couche tout du long sur la vache, c'est doux, on tombe un peu mais on peut se retenir au cou de la vache c'est ferme chaud les flancs sur lesquels on roule ça sent bon la paille chaude, le fumier frais."
(Ce dernier paragraphe est pour les filles des villes qui on peur des vaches !).
Encore une tentative réussie de Monique Wittig de transgresser les codes, de subvertir le langage, donc le monde, et la façon dont on nous en raconte l'histoire.
L'opoponax serait une myrrhe ou un encens à odeur fruitée épicée et végétale obtenue d'une plante ombellifère poussant sous les climats chauds, comme en Somalie ou en Éthiopie. Le parfum de l'enfance pour Monique Wittig ?
Encore une tentative réussie de Monique Wittig de transgresser les codes, de subvertir le langage, donc le monde, et la façon dont on nous en raconte l'histoire.
L'opoponax serait une myrrhe ou un encens à odeur fruitée épicée et végétale obtenue d'une plante ombellifère poussant sous les climats chauds, comme en Somalie ou en Éthiopie. Le parfum de l'enfance pour Monique Wittig ?
"Il nous faut, dans un monde où nous n'existons que passées sous silence, au propre dans la réalité sociale, au figuré dans les livres, il nous faut donc que cela nous plaise ou non, nous constituer nous-mêmes, sortir de nulle part, être nos propres légendes dans notre vie même..." Monique Wittig (avant-note à La Passion de Djuna Barnes)
samedi 10 septembre 2011
"Il n'y a pas mort d'homme, après tout !"
Actualisation 12/9/11 :
Pendant qu'on parle de sujets qui énervent et qui prouvent que le backlash et ses tenants n'ont plus aucun complexe, j'ai entendu samedi matin, sur Europe 1 (oui, je sais, il faudrait que j'aille prendre l'air ailleurs, le matin !) à l'émission "C'est arrivé demain", par ailleurs émission de promotion de livres et de films juste sortis-comme ça tombe bien, le bon docteur Aldo Naouri, pédiatre de son état, et accessoirement écrivain de livre de conseils pour (bien ?) élever les enfants, dire les deux phrases suivantes lors de son interview : "Le patriarcat a été une construction nécessaire.... il oppose à la PUISSANCE de la mère, le POUVOIR du père" ! Et last but not least, brut de fonderie comme on dit dans l'industrie : " Le couple qui ne fonctionne pas, c'est belle-mère/belle-fille ; le couple beau-père/gendre fonctionne mieux, la relation est plus harmonieuse, il permet même aux hommes de se réconcilier avec leur père !". Tout ça pour vendre son dernier livre Les beaux-pères, les belles-mères, leurs brus et leurs gendres, que je ne vous conseille pas d'acheter. Avec des préceptes pareils, on n'a pas fini d'entendre des pubs du genre "On va inviter ta belle-mère et lui faire des pommes allumettes à cette vieille chouette" !
10/9/2011
Pour toutes celles et ceux, parisiennes et franciliennes, qui se sentent concerné-e-s par le viol, une manifestation est organisée dimanche 11 septembre 2011, à 14 H Place des Vosges à Paris 4ème. Pour en savoir plus, cliquer sur Le féminin l'emporte, La Marche Mondiale des femmes, et le site d'informations Égalité.
Une lettre aux associations de défense des droits des femmes est publiée sur le site Sisyphe qui renvoie aussi à d'autres liens informant sur une affaire dont on a peu parlé, à propos du verdict révoltant -les peines prononcées sont ridicules au regard des crimes commis- rendu en juillet 2011 par la cour d'assises des mineurs du Vaucluse dans une affaire de viol en réunion, de séquestration et de prostitution, tous commis en avril 2005 PENDANT 12 JOURS à Carpentras sur une mineure de 14 ans, par une bande de 30 jeunes hommes âgés de 16 à 22 ans. Ou comment en France, aujourd'hui, les affaires de viols aggravés où la victime est forcément détruite psychiquement pour toujours, aboutissent à un déni de justice avec circonstances atténuantes et prononcé de peines légères. Le patriarcat défend pied à pied ses privilèges et droits de cuissage ; il n'y a pas qu'au Etats-Unis avec Nafissatou Diallo, il y a d'autres victimes moins médiatisées dont il faut absolument parler aussi.
Enfin, Pierre Charron mérite le prix de la goujaterie, du sexisme et de la beauferie les plus impénitents à propos de sa phrase sur Chantal Jouanno, tête de liste UMP pour les sénatoriales : "Qu'elle soit sur les tatamis ou au lit, elle est tête de liste". On en est là, en matière de débat politique dans la France d'aujourd'hui. L’assommoir misogyne continue et prospère. C'est dur la parité.
Pendant qu'on parle de sujets qui énervent et qui prouvent que le backlash et ses tenants n'ont plus aucun complexe, j'ai entendu samedi matin, sur Europe 1 (oui, je sais, il faudrait que j'aille prendre l'air ailleurs, le matin !) à l'émission "C'est arrivé demain", par ailleurs émission de promotion de livres et de films juste sortis-comme ça tombe bien, le bon docteur Aldo Naouri, pédiatre de son état, et accessoirement écrivain de livre de conseils pour (bien ?) élever les enfants, dire les deux phrases suivantes lors de son interview : "Le patriarcat a été une construction nécessaire.... il oppose à la PUISSANCE de la mère, le POUVOIR du père" ! Et last but not least, brut de fonderie comme on dit dans l'industrie : " Le couple qui ne fonctionne pas, c'est belle-mère/belle-fille ; le couple beau-père/gendre fonctionne mieux, la relation est plus harmonieuse, il permet même aux hommes de se réconcilier avec leur père !". Tout ça pour vendre son dernier livre Les beaux-pères, les belles-mères, leurs brus et leurs gendres, que je ne vous conseille pas d'acheter. Avec des préceptes pareils, on n'a pas fini d'entendre des pubs du genre "On va inviter ta belle-mère et lui faire des pommes allumettes à cette vieille chouette" !
10/9/2011
Pour toutes celles et ceux, parisiennes et franciliennes, qui se sentent concerné-e-s par le viol, une manifestation est organisée dimanche 11 septembre 2011, à 14 H Place des Vosges à Paris 4ème. Pour en savoir plus, cliquer sur Le féminin l'emporte, La Marche Mondiale des femmes, et le site d'informations Égalité.
Une lettre aux associations de défense des droits des femmes est publiée sur le site Sisyphe qui renvoie aussi à d'autres liens informant sur une affaire dont on a peu parlé, à propos du verdict révoltant -les peines prononcées sont ridicules au regard des crimes commis- rendu en juillet 2011 par la cour d'assises des mineurs du Vaucluse dans une affaire de viol en réunion, de séquestration et de prostitution, tous commis en avril 2005 PENDANT 12 JOURS à Carpentras sur une mineure de 14 ans, par une bande de 30 jeunes hommes âgés de 16 à 22 ans. Ou comment en France, aujourd'hui, les affaires de viols aggravés où la victime est forcément détruite psychiquement pour toujours, aboutissent à un déni de justice avec circonstances atténuantes et prononcé de peines légères. Le patriarcat défend pied à pied ses privilèges et droits de cuissage ; il n'y a pas qu'au Etats-Unis avec Nafissatou Diallo, il y a d'autres victimes moins médiatisées dont il faut absolument parler aussi.
Enfin, Pierre Charron mérite le prix de la goujaterie, du sexisme et de la beauferie les plus impénitents à propos de sa phrase sur Chantal Jouanno, tête de liste UMP pour les sénatoriales : "Qu'elle soit sur les tatamis ou au lit, elle est tête de liste". On en est là, en matière de débat politique dans la France d'aujourd'hui. L’assommoir misogyne continue et prospère. C'est dur la parité.
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