samedi 27 juillet 2013

Esthétique de la violence

"Dans le culte de la violence l'homme, le vrai, aime l'esthétique de la violence. Le vrai guerrier, le vrai mâle n'aime pas la violence laide et triviale. Celle là, il la laisse aux besogneux de la violence ordinaire, aux garçons d'abattoir, aux petits soldats au fond des tranchées... Pour l'homme, le vrai, la violence se doit d'être belle, car elle est un culte. C'est ça la 
tauromachie, c'est une violence esthétisée, comme celle de la messe qui esthétise la crucifixion, comme la pornographie esthétise le viol, comme les défilés militaires esthétisent la guerre. Le vrai guerrier est beau sur son cheval blanc, et le torero est magnifique dans son habit de lumière ! L'esthétique est très importante dans le culte viril de la violence/puissance. Le guerrier se doit d'être beau, le torero se doit d'être beau. Le sacrificateur de moutons se doit d'être beau, car tous remplissent un devoir sacré, un culte, un sacrifice rituel nécessaire à l'ordre du monde.

Dans les ferias, dans la tauromachie, c'est l'esthétique de la violence qui les fascine. Mais sans doute les mêmes qui glorifient la tauromachie se scandaliseraient-ils de la violence des abattoirs parce qu'elle n'est pas du tout esthétique, cette violence-là. La tauromachie, avec tous ses rituels archaïques, c'est un culte rendu aux Dieux de la virilité vraie, celle qui a forgé le monde par la force totale. La tauromachie est un culte, une religion et les massacres esthétisés servent avant tout à nourrir les Dieux virils qui se repaissent de chairs soumises, et de gloire, et de sabres, et de lances, et de pénis et de phallus, brandis en éten-dards. On retrouve aussi cette esthétisation de la violence et du viol dans la pornographie et en cela, oui, il y a une forme de pornographie collective, il y a une sorte de grande partouze orgiaque dans la pratique de la tauromachie.

La jouissance procurée par la violence, cette jouissance sadique, cette jouissance du pouvoir total trouve sans doute son couronnement, son achèvement suprême dans l'exercice du pouvoir politique. Le pouvoir politique est indissociable du pouvoir sexuel violent et de toutes violences, je crois. Alors pourquoi au fond les politiques condamneraient-ils tous ces meurtres rituels collectifs ? Transformer le monde, c'est leur ambition, et le meilleur outil pour cette transformation est la violence sous toutes ses formes. Mais il y a dans la tauromachie tout un culte archaïque de la violence qui les fascine sans doute encore plus parce qu'elle leur rappelle que leur violence est éternelle, traditionnelle et donc "naturelle", glorieuse, et sans doute voulue par leur DIEU en personne, depuis la création de leur monde d'HOMMES.

La violence est indispensable au fonctionnement des sociétés patriarcales. Toutes les violences sont des instruments entre les mains du patriarcat, depuis la nuit des temps, pour façonner le monde à sa guise et à sa convenance. Mais LA VIOLENCE est laide, son visage est horrible. C'est pourquoi le patriarcat a sacralisé et esthétisé toutes ses indispensables violences par l'art."

Ce texte est issu de commentaires-réponses (j'ai seulement ajusté la ponctuation et ajouté un mot dans le premier §) laissés par une de mes lectrices, Stéphanie, sur mon billet précédent "Ferias : sexisme et spécisme main dans la main", et comme ils m'ont semblé plein d'intérêt et que j'y adhère, j'ai préféré les publier dans un billet "Invitée" plutôt que sous mon billet précédent, où ils auraient été moins en valeur.

samedi 20 juillet 2013

Ferias : sexisme et spécisme main dans la main

Les traditions et les fêtes qui les célèbrent sont d'essence patriarcale. Les traditions sont des permanences du passé qui célèbrent le temps cyclique, l'éternel rythme des saisons, des labours et des récoltes. Sur les différentes perceptions du temps, on peut lire La société du Spectacle de Guy Debord. Les hommes -mâles- n'ayant aucun intérêt à ce que les choses évoluent, puisque tout est fait par la société pour les favoriser et les conforter dans leurs privilèges, le conservatisme fait rage, ne vous étonnez donc pas qu'il faille être solide pour tenter d'ébranler ce cycle infernal et immuable des traditions, notamment les plus délétères et maltraitantes d'entre elles. Ajoutez à cela un manque certain d'imagination et vous obtenez les ferias du Sud de la France et d'Espagne, notamment l'encierro, la course des taureaux jusqu'à l'arène où ils vont être torturés et massacrés. En effet, l'encierro précède la corrida. Des mecs "intrépides" se mesurent à la course avec les taureaux, montrant ainsi leur stupidité bornée courage en rivalisant avec la bête !

Cette année à la fête de San Firmin à Pampelune,  un taureau s'est acharné sur un coureur, 23 en tout ont été encornés. Ne comptez pas sur moi pour plaindre ces imbéciles : s'ils veulent se suicider, pas de problème, j'aurais même tendance à les encourager ! La planète est saturée de cruels idiots à front bas. Je ne parle pas des taureaux : le sort qui les attend n'est pas enviable, c'est un massacre :



Certains de ces imbéciles osent appeler cela une civilisation ! Ce "spectacle" de la torture et de la mise à mort des taureaux désinhibe les spectateurs et les rend à leur sauvagerie naturelle, laquelle n'est jamais très loin.. C'est le contraire de l'apaisement, la violence appelle la violence, le sang appelle le sang, les barrières civilisationnelles sont renversées. L'agression sexuelle peut commencer :



Cette vidéo (transmise par un de mes abonnés/abonnements espagnols sur Twitter) fonctionne bien, les arrêts image et son font partie du montage -qu'un de mes lecteurs sur twitter a jugé grossier ! Pas une protestation en revanche sur le sort fait aux jeunes femmes, littéralement traitées en bouts de viande. Le journal espagnol El Mundo en parle dans cet article "San Fermin sexista" (y especista, si je puis me permettre). Régulièrement des viols et des agressions sexuelles (qualifiés de "dérapages" notez au passage les euphémismes) ponctuent et signent ces ferias barbares où tout le monde n'est pas à la fête ! Comme à Bayonne en 2011, où deux plaintes pour viol ont été déposées selon cet article de Sud-ouest.

Les politiques, jamais en reste d'une occasion d'aller dans le sens des pires courants sociétaux, se précipitent pour montrer au bon peuple qu'eux aussi sont des virils avec des couilles ! Ça vous pose un homme, surtout quand celui-ci prévoit d'être un futur candidat à la Présidence de la République. Le pouvoir est au bout du phallus ! Donc, Manuel Valls, d'origine catalane, est allé faire iech les taureaux lui aussi, pour montrer qu'il était de la fête de la virilité : il a participé à une "ferrade", c'est à dire à un marquage au fer rouge d'un taureau comme le relate cet article paru sur le site électronique de RTL ! Les générations se remplacent, les sales habitudes de cette archaïque classe politique demeurent.

vendredi 12 juillet 2013

Guide pour les alliés masculins

J'ai trouvé ce texte sur le site Deep Green Resistance, site d'écologie radicale qui lutte contre toutes les formes d'oppression, celle des femmes aussi, et qui veut mettre fin au suprémacisme humain sur la planète, entendez le suprémacisme patriarcal, puisque les deux se confondent. J'ai trouvé intéressant de le verser au dossier. Évidemment, j'entends déjà d'ici les tenants de Luc Ferry et de Jean-Christophe Rufin râler : rappelons que le râle est le bruit émis par les mourants sur leur lit de mort, ce qui est un bon signe si on se positionne autrement et ailleurs qu'eux. Selon eux (évidemment tous les arguments qui suivent sont faux et spécieux puisque tout progrès humain bénéficie nécessairement à tout le monde), donner des droits aux noirs au XIXème siècle, c'était en retirer aux blancs, donner des droits aux femmes, c'est FORCEMENT pour les conservateurs en retirer aux hommes, et enfin en donner à la nature ou en tous cas la protéger de l'avidité humaine, c'est en retirer définitivement aux mêmes ! Sacrilège ! La plus belle créature de dieu (e?), rendez-vous compte, quel affront ! Voici la traduction (évidemment, je publie ce texte avec leur accord) de Male Ally Guidelines :


Guide pour les alliés masculins
(Développé par les alliés hommes de Deep Green Resistance Group, avec l'aide des femmes des Women's Caucus.)

Introduction
En tant que classe, nous, hommes, avons développé une position de force dans le système de pouvoir appelé patriarcat, en vue de naturaliser l'exploitation du corps des femmes, de leur travail, de leur temps, de leurs enfants, etc... Le partriarcat consiste en un système coordonné de structures sociales, économiques, politiques, légales et culturelles conçues pour opprimer les femmes au profit des hommes. Ce système pourvoit les hommes en privilèges dans chacun des aspects de leur vie ; nous en sommes les bénéficiaires directs. En tant qu'hommes, nous confondons souvent ces privilèges avec des droits naturels.

Ce n'est pas assez pour nous d'être de « bons garçons ». Ce n'est pas assez de nous interdire personnellement d'exploiter les femmes. Ce n'est pas suffisant d'être consciencieux et respectueux des femmes. Ce n'est pas assez d'entretenir l'égalité dans nos relations avec les femmes. Toutes ces choses sont importantes, mais s'abstenir en personne d'un comportement notoire d'oppression des femmes n'affronte pas le patriarcat en tant que système de pouvoir. La décence commande que nous travaillions avec les femmes à déraciner et démanteler entièrement ce système, entre nous, entre groupes et communautés, dans toutes les institutions et la culture au sens large.

Les lignes suivantes sont destinées à encourager les activistes hommes du mouvement DGR à changer leur comportement pour mieux s'allier aux femmes. En tant qu'activistes mâles, nous avons été socialisés dans une culture de domination, et nous sommes juste capables de porter, pratiquer et reproduire le patriarcat. Souvenez-vous : être un allié est un processus au long cours plutôt qu'un titre à posséder ; il doit toujours être défini par les femmes qui détermineront quelles actions et comportements quotidiens feront qu'un homme est un réel allié.

GUIDE 

1 – Apprends à être silencieux, retiens ta parole, sois humble et écoute la voix des femmes. Sois conscient des subtiles façons qui te permettent de dévaluer les femmes et de les traiter injustement. 
2 – Écoute ce que les femmes disent. Accuse réception de ce qu'elles disent et réponds de façon appropriée. Respecte les femmes assez pour ne pas être d'accord avec elles, plutôt que de prétendre adhérer à une chose avec laquelle tu es en désaccord ; quand tu es d'accord, dis-le.
3 – Nous devons suivre le « lead » des femmes et donner priorité aux questions mises en avant par les femmes et tout ce qui les concerne. La culture où nous voulons aller sera centrée sur les femmes : nous devons aller dans cette direction nous-mêmes. Donnez priorité à avoir les femmes en position de pouvoir, priorité à générer de nouvelles femmes leaders. Cela implique de reconnaître comment les femmes leaders sont objectifiées et tenues au silence, et d'avoir zéro tolérance envers une telle attitude.
4 – Il n'est pas approprié que nous parlions d'autorité sur des sujets que les femmes expérimentent directement. En tant qu'hommes, nous ne devons ni ne pouvons comprendre ces expériences. Si nous devons parler sur ces sujets, ce sera seulement après les femmes ou si les femmes nous le demandent, jamais selon notre propre perspective.
5 – Nous devons nous défier de notre propre comportement patriarcal, telles ces façons de faire taire ou de dévaluer les femmes, d'utiliser d'un langage patriarcal (comme des discours de haine, des plaisanteries basées sur l'humiliation et la dégradation, et de s'identifier par des généralités telles que « l'Homme », « homme au travail », l'homme en tant que référence universelle, etc...
6 – Ne soyez pas client de la pornographie ni de la prostitution. Libérez votre sexualité des structures patriarcales capitalistes qui exploitent les femmes. Donnez de la voix contre l'industrie exploiteuse du sexe.
7 – Ne vous comportez pas en « ayant-droit ». Les femmes ne doivent rien aux hommes, y compris un sourire, une conversation, une étreinte ou une relation, aucune intimité d'aucune sorte. Les hommes n'ont pas le droit de prendre l'espace des femmes au détriment de leur confort et de leur frontières personnelles.
8 – Combattez les comportements sexistes des vos amis, familles, associés et alliés politiques. Mettez un terme aux relations masculines qui encouragent et pratiquent le sexisme. Nous n'avons pas besoin de permission pour interpeller les autres hommes sur les comportements patriarcaux; c'est notre responsabilité de base. Interpeller les hommes dans leurs espaces et groupes exclusifs est une priorité.
9 – Le « mansplaining » n'est pas toléré. Par ceci, nous entendons toute parole masculine arrogante, hautaine et condescendante, ainsi que tout autre façon de parler de manière autoritaire ou de mettre la parole masculine sur un piédestal.
10 – Bien que le patriarcat fasse du tort aux hommes d'une certaine façon, sa cible intentionnelle ce sont les femmes. Ainsi, bien que nous puissions nous sentir blessé par la masculinité, nous ne sommes pas opprimés par celle-ci. 
11 – Nous devons nous familiariser nous-mêmes sur les questions affectant les femmes, et sur la théorie et l'histoire féministes. Nous ne devons pas nous attendre à être biberonnés en matière de féminisme.
12 – Dans la culture dominante, les hommes sont les perpétrateurs de harcèlement et de violence. De nombreuses femmes sont les survivantes de cette violence – des études estiment que pratiquement 1/3 des femmes ont été sexuellement agressées ou battues par des hommes, et beaucoup de femmes estiment que ces chiffres sont sous-estimés. Il n'est donc pas de la responsabilité des femmes d'assurer que les hommes des environs sont en sécurité. 
13 – Nous ne sommes pas là pour sauver les femmes. Nous ne sommes pas là pour être des héros. Nous ne sommes pas là pour être des protecteurs des femmes, les femmes peuvent se protéger elles-mêmes. Notre travail n'est pas de protéger les femmes, il est de respecter leurs souhaits et de travailler en solidarité avec elles pour démanteler le patriarcat. Si nous endossons ces rôles contre les souhaits des femmes impliquées dans une situation donnée, nous franchissons les limites. 
14 - Le guide ci-dessus représente une base pour un comportement acceptable. En suivre les prescriptions n'est pas exceptionnel, et ne mérite pas de récompense. En revanche, choisir d'ignorer les comportements sexistes sera considéré comme un acte de collaboration avec la culture masculine dominante. 

Lien supplémentaire : Les hommes et les masculinités dans les mouvements d'émancipation des femmes

vendredi 5 juillet 2013

L'aaamourrr, toujours, l'amourrr !

J'espère que vous avez un sac à vomi sous la main, car le sujet traité aujourd'hui, c'est l'amitié, voire l'amour que certains hommes portent aux femmes.

Agriculture, département élevage : "Le Texas n'a pas besoin d'une autre vache". Ils se sont mis à deux pour faire ça. Photo prise par Carol J Adams dans un quartier riche de Dallas, sur sa route vers un rallye de Madame Clinton lors des primaires de 2008. Élégant et classieux. Et suurtout, ça donne envie de revenir chez ces cul-terreux !






Toujours contre Madame Clinton dans une réunion où elle tente de parler malgré le slogan et la pancarte "Iron my shirt" (Repasse ma chemise) d'un patriarcal visiblement emmerdé qu'une femme tente l'investiture démocrate aux Présidentielles de 2008. Les femmes à l'entretien des chemises des mecs, au repassage et à la cuisine, l'horizon indépassable de leur destin, selon eux ! Le pouvoir c'est un truc de mec, vous n'avez pas le bon équipement, les filles, retour dans vos cuisines en sous-texte.



"Le club des hommes gagne toujours en politique" : Julia Gillard, première Première Ministre d'Australie pendant 3 ans en a fait largement les frais, qui a dû subir de son propre camp (Labor Party) et du camp adverse (Parti Libéral), les pires insultes sexistes "grosses fesses et vestes mal coupées", puis un menu adhérents du Parti Libéral, des "cailles façon Julia Gillard" (politique sexuelle de la viande, les femmes assimilées à cette dernière) : petits seins, cuisses énormes et grosse boîte rouge".

Elle vient d'être renvoyée par son parti et remplacée par son prédécesseur au poste, Kevin Rudd, moumoute et lunette grises, bref, nettement MIEUX ! Sa prostate n'étant pas visible, je ne me prononce pas, mais j'ai un mauvais pressentiment.  
Lien : Julia Gillard rudoyée par Rudd et consorts.

Une twittas @LiseBouvet, Fée-ministe, activiste-militante sur Twitter contre le sexisme et la prostitution relève-telle un article qui ne lui plaît pas sur Ragemag (ils ont dû l'enlever de leur site, le lien ne conduit plus nulle
part) ? Une vague de tweets sexistes, injurieux et gynophobes (dont je rapporte ci-dessous quelques images) envahissent sa tweet line. On peut trouver la totalité de ces échanges haineux sur ce blog.



Même les rédacteurs du site s'y mettent !
















En France, au gouvernement, les ministres de l'écologie (Bricq puis Batho) sont virées sans ménagement pour avoir voulu résister au lobbies industriels ? On nomme à la place un socialiste qui défend le patrimoine français maltraitant voire tortureur : foie gras, chasse et corridas ! Il est pour toutes ces "traditions" françaises fleurant le terroir !  L'écologie, comme le féminisme, c'est des trucs de gonzesses : back to seriousness, l'élevage industriel hors-sol, Philippe Martin n'est pas contre comme le montre cet article, les bonnes vieilles traditions patriarcales, il n'y a que ça de vrai. Surtout quand on n'a pas d'imagination et qu'on est fossilisé dans les pires mauvaises habitudes. Ils ont tant à perdre, les hommes en laissant le pouvoir aux femmes... Leurs attaques sur le physique et la tenue vestimentaire (non mais, ils se sont regardés, sans rigoler ?), c'est Cécile Duflot et sa robe bleue à fleurs qui en feront les frais. C'est gras et ça tache, c'est français.
Liens : Sexisme ordinaire, quand les politiques dérapent.
L'original sur le site du Guardian en anglais : Top 10 sexist moments in politics, Julia Gillard, Hillary Clinton and more...

Actualisation 7/713
Impossible de faire l'impasse sur les remarques sexistes concernant l'apparence physique de Marion Bartoli, championne de Wimbledon : la vénérable BBC anglaise a été obligée de s'excuser auprès de ses auditeurs pour avoir déploré que Bartoli ne soit pas "un canon" ICI en anglais et ICI en français. Plus les inévitables twittos haineux ICI (en anglais ) sur le site Everyday Sexism Project, des amateurs mâles de tennis. Gardez bien en mains votre sac à vomi, ça tache et c'est anglais. 

Comme il ne faut pas minimiser le pouvoir de nuisance des religieux de toutes barbes et de toutes robes, je signale aussi que des cathos intégristes ont obtenu le décrochage d'une exposition de la plasticienne nantaise Soisig Chamaillard d'une galerie de Toulouse pour atteinte à la vierge Marie. Pour une religion où il n'y a que les mecs, faire du pop art avec leurs vieux plâtres de mauvais goût représentant la vierge de Lourdes (Soisig Chamaillard travaille sur des vieilles statues de plâtre chinées dans des brocantes), c'est plus qu'ils n'en peuvent supporter ! Voici une œuvre de Soisig Chamaillard après restauration et réinterprétation.  
Lien : Le site internet de Soisig Chamaillard.


vendredi 28 juin 2013

Un exemple de la façon dont sont traitées les victimes de viol

Une jeune femme a été violée il y a 7 mois à Rennes à la sortie d'une boîte de nuit. Elle a les bons réflexes et le courage d'aller déposer une plainte au commissariat de police. Les policiers font leur travail de prélèvements gynécologiques sur la victime, gardent ses vêtements et sous-vêtements en vue d'une recherche de l'ADN de l'agresseur. Mais le Procureur de la République ne l'entend pas de cette oreille : il refuse de faire les analyses, alors que l'enquête continue.

Six mois plus tard, les policiers rennais apprennent qu'un agresseur de femmes a été arrêté à Toulouse, après un viol où la victime a "été laissée pour morte dans une benne à ordures" ai-je entendu Maître Franck Berton dire ce matin sur Europe 1. Finalement, les policiers obtiennent du Parquet de Rennes qu'une analyse ADN (à 340 euros l'analyse) soit faite. Le violeur est confondu, il est dans les fichiers de la police : il est bien l'agresseur de Rennes. Il a eu le temps de commettre TROIS AUTRES VIOLS à Niort, La Rochelle et Toulouse, dont un avec tentative de meurtre ! Voici ce que dit de l'affaire le journal Ouest-France : le Procureur se défend que ce soit une affaire d'argent, il n'a pas jugé, tenez-vous bien, qu'il y ait des chances sérieuses de trouver un ADN masculin sur la petite culotte de la victime ! On se pince.

Le syndicat de la magistrature se défend maladroitement et à contre-temps du Parquet de Rennes, en agitant l'habituel manque de moyens de la Justice, réflexe corporatiste qu'on nous sert à chaque fois, pour tenter de trouver des justifications à l'incurie qui règne en matière de viols et d'agressions sexuelles. Le viol n'est pas dans les priorités des mecs : si vous franchissez le cap de la maltraitance des commissariats, vous allez tâter de l'inhumanité de la Justice et du Parquet.
Sur le site de France Bleu, le témoignage de la victime rennaise suivi de la défense du syndicat de la Magistrature, invoquant son "manque de moyens" :


Débourser 340 €uros pour trouver un violeur, ce serait trop cher ? Ou plus sûrement, les affaires de viols, ce n'est pas dans les priorités de la société, Franck Berton le dit tout net. La violence machiste permet de tenir les femmes en laisse, de faire régner la terreur. C'est même comme ça que fonctionne le terrorisme, le terrorisme machiste en l'occurrence.

Du pognon, il y en a en Ille et Vilaine : figurez-vous que quand on est des Côtes d'Armor, on s'appelle un costarmoricain, quand on habite le Finistère on est un finistérien, et le Morbihan un morbihannais. Mais enfer et damnation, les habitants d'Ille et Vilaine ne s'appellent pas, pas plus que ceux de Loire-Atlantique, d'ailleurs. Ça ne pouvait plus durer. Je sais que les budgets ne sont pas les mêmes, mais tout de même 15 000 €uros pour "phosphorer" sur un nom, par un comité de "personnalités locales" présidées par l'Administrateur du Stade Rennais himself, ex patron d'une agence de pub de surcroît, là ça mérite qu'on y consacre du temps et du pognon ! Le lien vers cette information est ICI. Les footeux, décidément, démontrent tous les jours les priorités du pouvoir masculin : parasiter et détourner les ressources de la société à leur profit. Ils sont emblématiques du pouvoir de nuisance du sempiternel pouvoir mâle et de ses priorités. Ah oui, j'oubliais, le Conseil Général d'Ille et Vilaine est un organe à majorité masculine : 13 femmes sur 53 sièges.

lundi 24 juin 2013

La radio des blogueuses/eurs : ma chanson de l'été

Radio de l'été des blogueuses/eurs, saison 4 de Lolobobo ! Taguée par Euterpe, voici ma chanson de l'été : Get a job (plus facile à dire qu'à faire) de Gossip, groupe que j'aime beaucoup, ainsi que sa leadeuse,
Beth Ditto,



qui dans le clip ci-dessus, essaie (presque) tous les métiers, de filles et de garçons, y compris j'ai vu, des boulots de "téléphone rose", comme on ne dit plus ! Mais elle réussit AUSSI à se faire embaucher chez Franks Erections (boîte de Bâtiment - Travaux publics), ce qui est très bien observé des choix entrepreneuriaux des mecs -à qui je conseille quand même de faire gaffe au dépôt de bilan ! Le casque de chantier ne protège pas de tout, malgré la prestance indéniable qu'il confère. Et puis, en ces temps de chômage massif, voir toutes ces employment opportunities, ça remonte le moral. Bon été.

Sans aucune obligation, bien entendu, je tague ClumsyBaby qui fera comme elle le sent.

EDIT : J'ai mis en haut à droite le lien vers la pétition d'Osez le féminisme pour la retraite des femmes : il suffit de cliquer sur l'image et d'ouvrir le lien dans un nouvel onglet. Le dessin est de Visant.

jeudi 20 juin 2013

Le casuel de la semaine

RACISME : Rencontre au bac à compost en bas de chez moi où je recycle mes épluchures de légumes. Une voisine entreprenante remue le bac et le débarrasse des morceaux de plastique qui n'ont rien à y faire. La conversation s'engage sur les pratiques des habitants du quartier quant au compostage qui a de plus en plus d'adhérents : elle y trouve des os, des ailes de poulets et même des "boyaux", c'est "la turque" qui les y met ! Et ça attire "les rats", elle en a vu un gros dans les parages, la semaine dernière, "un gros rat, vous vous rendez compte" ! Outre le fait qu'il n'est pas formellement interdit de mettre des restes de viandes dans le compost, sans que cela soit conseillé (j'ai assisté à une formation), comment sait-elle que c'est une turque ? En a-t-elle la certitude ? Où met-elle ses propres restes de viandes ? Lors d'une précédente conversation, elle m'a dit être omnivore "parce qu'elle a à la maison des garçons qui font du sport", selon la remarque habituelle qu'on me fait quand je dis que je suis végétarienne. D'autre part, je n'ai jamais compris ni adhéré à cette vision hiérarchique des animaux : ceux que nous aimons, ceux que nous haïssons, ceux qui nous mangeons. Les hiérarchies m'ennuient à cause de leur arbitraire, et j'en suis victime en tant que femme. J'ai, pour ma part, vu un chat sortir un soir du bac à compost, comme un diable à ressort : je n'en ai pas fait une pendule ! J'ai juste un peu engueulé le chat pour le coup de frousse qu'il m'a donné !


Je vous passe les autres arguments qu'elle m'a sortis, et mes réponses, qu'elle n'écoutait d'ailleurs pas : je ne me suis pas fait une copine !

SPECISME :




Samedi 15/6/2013 : Die-in Boulevard Saint-Michel pendant la Marche contre les abattoirs.

Nous sommes Boulevard Saint-Michel, au croisement d'une grande avenue, tous étendus par terre, faisant les morts. Je suis en position semi-fœtale, le dos cassé par deux heures de marche à bon pas, les cheveux sur les chaussures du mec au-dessus de moi. J'entends les voitures, motos, scooters d'en face qui klaxonnent d'exaspération, je vois un policier bras étendus, sifflet à la bouche, qui fait rempart face à l'avenue, et un mec du service d'ordre de la manif qui barre lui aussi le passage en allant d'un trottoir à l'autre ; également dans mon champ de vision une dame portant à bout de bras un énorme panneau montrant une atroce scène de vache abattue pendant à un crochet, et la présentant en mouvement de balancier aux automobilistes qui attendent, j'entends les dernières phrases de la Marche Funèbre de Chopin, j'expérimente un sentiment de vulnérabilité avec toutes ces voitures en face, quand, juste au-dessus de moi, j'entends une voix de femme "posh ", très germano-pratine (nous sommes dans le Paris littéraire, à quelques encablures du Dôme et de la Coupole où Simone de Beauvoir et Sartre allaient boire des mousses), qui dit d'un ton ennuyé "Mais qui sont ces gens ? Ce sont des extra-terrestres !". Oui, c'est nous les extra-terrestres, on arrive de la planète Mars en car, eux, ils sont juste "normaux", du quartier quoi !

Dans le car qui me ramène donc vers la planète Mars le soir, un indicateur numérique lumineux indique 22H38, j'en piaffe d'impatience, l'arrivée est prévue pour 23 H. Je dis à ma voisine d'à coté qui a encore plus d'une heure de route en voiture vers Nantes que ça va me faire du bien de me dégourdir les jambes pendant les 25 minutes de marche vers chez moi. "Tu rentres à pied SEULE dans le noir (dans le noir, n'exagérons rien, les rues sont éclairées), tu n'as pas peur ? -Je ne risque rien, je suis dans mon quartier, non, je n'ai pas peur, est ma réponse. -Moi, je ne tente pas le diable (bon sang, le diable serait dans le coup ?), je t'admire j'aurais peur, quelqu'un (Qui ?) de malintentionné... -Eh bien on serait DEUX malintentionnés, tant que je paie les mêmes impôts que les mecs (je n'imagine pas une seconde qu'elle pense que je pourrait être agressée par une femme), je passe aux mêmes endroits qu'eux à N'IMPORTE QUELLE HEURE ! Non, mais c'est quand même un monde. Je vous le donne en mille : c'est encore moi qui suis passée pour l'agressive, les potentiels agresseurs, eux, ne sont même pas nommés ! Habituel bœuf sur la langue des femmes, le terrorisme machiste est passé sous silence, tout est normal. SEXISME caractérisé.

jeudi 13 juin 2013

Compter pour rien

Compter pour du beurre, compter pour des cacahuètes, compter pour des clous, travailler pour la peau, counting for nothing !

Traduction du tableau : les femmes, 50 % de la population mondiale fournissent les DEUX-TIERS (75 %) des heures de travail (corvées domestiques, de soins au enfants, aux malades et aux vieux...), reçoivent 10 % du revenu, et détiennent 1 % de la propriété mondiale.
En ces temps de réforme des régimes de retraite, il est bon de rappeler que le travail des femmes ne compte pas. Les PIB masculins, c'est "l'annulation de la valeur du travail effectué par les femmes".

Marilyn Waring, économiste, plus jeune élue (à 23 ans) au parlement néo-zélandais de 1975 jusqu'en 1984, activiste pour l'environnement, le désarmement et le contrôle des armes, féministe, a écrit en 1988 "If women counted" (Si les femmes comptaient), une analyse démontrant que la contribution des femmes à l'économie et à la production de richesses est ignorée. 30 ans plus tard, nous en sommes au même point.

Produire des richesses, d'après Waring, c'est exploiter et détruire l'environnement, fabriquer des armes, les surveiller, comme à l'Île Longue au large de Brest, faire la guerre (bin oui, il faut bien qu'elles servent les armes fabriquées), forer en mer du Nord ou sous l'Alaska, ce qui provoque des accidents ou des marées noires qui tuent la biodiversité, et que les compagnies d'assurance et de réassurance  remboursent (mal) en sous-évaluant leur impact, puisque la nature ne vaut rien et que les services qu'elle nous rend ne comptent pas non plus. Il y a des pêcheurs de crevettes dans le coin ? Tant pis, qu'ils changent de métier, flexibilité ça s'appelle. Soigner des cancers du colon ou du poumon aussi, ça rapporte plein de pognon : il faut acheter à Siemens ou Philips Médical des scanners et des IRM pour en faire le diagnostic, puis des produits chimiques aux  industries du médicament pour les soigner. J'oubliais l'industrie nucléaire qui laisse derrière elle, après ses catastrophes (Tchernobyl, Fukushima...) des friches empoisonnées, à charge pour les compagnies d'assurance de (mal) indemniser les victimes.Et puis "rien ne vaut une bonne guerre" pour relancer ensuite l'industrie du bâtiment et des travaux publics pour réparer les infrastructures détruites.

Ne pas confondre : les mecs travaillent, les femmes font du bénévolat. Ce qui revient à ne rien faire. Même dans les associations défendant pourtant les vaches à traire (les vraies, celles qui ont fourni le modèle à leur corps défendant), on exploite les femmes ! Comment ça, vous n'êtes pas libre le prochain week-end ? Votre voiture est au garage et votre ordinateur n'est pas équipé de la dernière version Word pour Windows 7 : mais quelle emmerdeuse, celle-là ! Et quelle pauvre nouille en plus, qui travaille sur un logiciel libre, comme si on avait que ça à faire, des downgrade de nos documents pour elle ! Même quand ça se donne, ce n'est pas bien, pas à l'heure, il faut négocier, et si de surcroît, elle a des opinions politiques, la vache à traire, mais ouvaton ?


Woman, shut up ! Pendant que tu bavardes et récrimines, le temps passe et les corvées n'avancent pas !
Et puis ça sert bien, un réservoir de pauvres désespérées : ça fournit en main d’œuvre l'industrie de la prostitution, bien commode quand on a des "besoins irrépressibles à satisfaire", hors des liens du mariage.
C'est vrai qu'ils ont tous tellement l'habitude que la soupe soit prête, le linge lavé-repassé, la case propre, les enfants nourris et couchés, le chien promené ! Figurez-vous qu'en Grande-Bretagne, selon cet article du Guardian, le nombre d'âgés ou handicapés malades soignés par unE "bénévole" de la famille a augmenté de 11% (plus 600 000) durant la dernière décennie, et que toutes ces femmes (ce sont en majorité des femmes) gratuites dans la domesticité bénévole, font économiser au budget anglais 119 milliards de Livres sterling !  
119 MILLIARDS de £ ! 

Pour ensuite, comme en France, puisque c'est pareil, rejoindre les gros bataillons des pauvres retraitées, une sur deux avec moins de 900 € pour survivre, et en tout état de cause, percevoir une retraite de MOINS 48 % par rapport aux hommes, composer l'immense majorité des récipiendaires du minimum vieillesse, moins de 400 € par mois, le prix du mépris du patriarcat à ses "bénévoles". Marilyn Waring : "Si vous n'êtes pas visible en tant que producteur dans l'économie d'un pays, vous n'aurez pas de visibilité au moment de la répartition des avantages". Les femmes paient le prix pour les décisions prises par les hommes : ils ont le pouvoir partout, depuis les salles de marché des banques où ils font joujou avec notre argent (privé et public), jusqu'au Parlement où ils peuvent décider de nous couper les vivres pendant nos vieux jours ! Il est plus que temps de changer ces outils obsolètes de comptabilité des richesses mondiales ! Les femmes trinquent et les services rendus par la nature sont en voie d'épuisement. Un sursaut, avant qu'ils ne nous aient salopé la planète ? Car nous n'en avons pas de rechange.

Lien : "Who's counting" - Sexe, mensonge et mondialisation.

jeudi 6 juin 2013

Enterrement en Brocéliande

Il y a trois mois, j'ai publié un billet sur une action de défense de Brocéliande contre un projet d'enfouissement de déchets sur le site de Point-Clos, commune de Gaël (35). Les choses ont évolué dans un sens défavorable, l'association Sauvegarde de Brocéliande ayant été condamnée par le Tribunal de Vannes à la liquidation judiciaire à la suite d'une erreur de plainte en recommandé, et comme cette dernière n'a pas les moyens de payer, son enterrement symbolique avait lieu samedi 1er juin. Je suis arrivée au site de Point Clos, lieu de la cérémonie,


parfaitement signalé et où attendait le cercueil.

Le SMICTOM, syndicat de 65 communes prévoit en plus de deux sites d'enfouissement, une usine de Tri-Mécano-Biologique (TMB), le mot biologique n'étant apparemment destiné qu'à tromper les gogos. Son projet est ici. L'Association Sauvegarde de Brocéliande, entre autres, s'oppose au projet pour plusieurs raisons : la principale est que l'usine TMB est incitative à la production de déchets : comme toute usine, elle représente un lourd investissement qu'il faudra rentabiliser. Sorte de Léviathan, il faudra la nourrir pendant des dizaines d'années pour récupérer le lourd investissement de départ, ce qui est totalement en contradiction avec les politiques de réduction des déchets à la source. Message adressé aux consommateurs par cette usine : achetez suremballé, ne triez plus vos déchets, on s'en occupe. Ensuite, le choix du site forestier de Paimpont où les spécialistes situent la mythique forêt de Brocéliande des légendes arthuriennes est un des sites touristiques les plus fréquentés de Bretagne ; Point-Clos 1 reçoit des déchets depuis déjà 30 ans. Certains se posent même la question de savoir si des déchets radio-actifs n'y auraient pas été enterrés !


En tous cas, ça tue : sur la base de déclarations des familles et des observations terrain, on relèverait une soixantaine de cancers pour 250 habitants, dans un rayon de 2 km autour de l'ancienne décharge, soit près de 30 %. Une chose est sûre : depuis 30 ans, ces déchets produisent des lixiviats, percolats d'eaux de pluies et des matières toxiques, qui polluent le sol et les nappes phréatiques. En un mot, c'est dégueulasse ! Il y a eu également dans ce dossier un conflit d'intérêt, notion toujours incomprise en France : le multi-casquettes Maurice Théaud se fait élire conseiller général d'Ille et Vilaine de 2001 à 2008, en restant PDG de la Société Théaud SA, collecte, transports et traitement de déchets ménagers et industriels en Ille-et-Vilaine, entre autres fonctions ! Drôlement commode pour pousser des dossiers et obtenir des contrats dans le sens de ses intérêts.


Après la déposition dans le cercueil des attendus et du jugement du tribunal de Vannes et du Code de l'Environnement Dalloz, il a été procédé à sa mise en terre.



Nous sommes toujours dans le mythe de l'expansion infinie dans un monde limité, le mythe de la croissance sans fin (le "Croissez et multipliez" de la bible patriarcale) qui résoudrait tous nos problèmes économiques, le gigantisme et les concours d'érections. (Entendu sur Arte dans un doc que les logements de la Tour Burj Khalifa, Dubaï, 3 ans après la construction, sont VIDES A 90 % !).  Irresponsabilité envers la planète et ceux qui suivront, qui devront faire avec. La ruine des PIB basés sur la destruction et la réparation, le  tout créant prétendument des richesses. Ce qui était vrai au XVIIIème siècle ne l'est plus devant la pression humaine, la rareté des terres et des ressources, la finitude du monde.Il faut arrêter de traiter la Terre et la nature comme nos poubelles.
STOP à la production de déchets !

LIENS :
Sauvegarde de Bocéliande : cliquer sur les différentes ressources dans le blogroll de gauche. N'hésitez pas à adhérer -en bas du blogroll, prix libre : il n'y a pas de petit don, ils ont besoin de 12 000 € ! Si chaque signataire de la pétition avait donné 1 €, ils seraient sauvés).
A signer : la pétition Pas de Décharge en Borcéliande
La page Facebook "Brocéliande n'est pas une poubelle".
Reporterre : La forêt de Bocéliande menacée par les déchets.
Un article de CHARLIE HEBDO : Après Merlin l'Enchanteur, Merlin l'Eboueur !
D'autres photos de ce reportage à trouver sur mon Pinterest.

Imaginez-vous que j'ai croisé une flèche indiquant un "Sentier des fées" dûment fléché par l’Équipement (DDE), avant d'arriver à Point-Clos !
Image : Morgane sur l'Ile d'Avalon, île des femmes des légendes arthuriennes, suivie de deux photos que j'ai prises sur le site :



"Brocéliande est pareille à ce petit coin de friche que la charrue se doit de respecter. De par le monde, elle représente symboliquement le domaine enchanté où s'est réfugiée la légende, le monde pur et inaltéré des rêves de l'âge d'or. C'est un reflet d'Eden enclos parmi les arbres. Tout ce qu'il reste de nos plus belles rêveries s'y condense. C'est au château de Comper que Merlin a rencontré Viviane pour la première fois, et c'est au fond des eaux claires de son étang, dans un palais de cristal, qu'ils ont enfoui à jamais leur amour... Les milliers de touristes qui viennent là chaque année espèrent trouver et retrouver un peu du Paradis perdu, un parfum magique des "il était une fois". Ils espèrent rencontrer là ce qu'on ne trouve plus ailleurs, un chemin qui s'en retourne à leur rêve d'enfance." Texte de Pierre Dubois.




Toutes ces photos peuvent être agrandies en diaporama en cliquant dessus.

vendredi 31 mai 2013

Dragon's crown et sa sorcière, ou la trappe à évolution selon la mâlitude triomphante

Revoici la méchante sorcière qui fait tant peur aux petits garçons, ce cauchemar qui hante leurs nuits ; jusqu'à présent, elle portait ses excroissances sous forme de verrues, de nez crochu, ou d'ongles griffus. Il y avait même du mieux pour la sorcière de Brave, la Rebelle Merida, et son tour à bois, attribut généralement masculin, pour sculpter des ours et toutes sortes d'objets. Dans Dragon's Crown, jeu en ligne conçu par des garçons pour des garçons (vidéo en anglais), ses attributs, destinés cette fois à les exciter, mutent : elle devient mamelue et musculeuse de la croupe. Évidemment, elle est sinueuse et se contorsionne comme le Serpent diabolique de la Bible ! Le moins qu'on puisse dire quand on voit l'anatomie de la sorcière, c'est que la moitié mâle de l'humanité est un obstacle à l'évolution et au progrès humain.Ce n'est même plus un blocage, c'est carrément régressif  ! Une preuve de plus ? Dragon's Crown est un jeu "beat' em up", "tuez-les tous", immuable jeu du plus fort et du plus compétitif ! Subtil et avant-gardiste, on vous dit !

























Notez ses boîtes à lait difficilement contenues par un soutif-confetti !
Vue sous un autre angle :






































ou encore : carrément petite tête et gros muscles, à l'image sans doute de ses ineffables créateurs. Elle fait d'ailleurs penser à ces créatures de l'INRA destinées à la consommation de viande et interdites pour des raisons évidentes dans les pays du Nord de l'Europe ! Pas de doute, nous sommes l'espèce qui a inventé l'élevage.
















Voici ce que ça donne quand elle marche :


ou quand elle est en pleine action : je ne suis pas fane des gif animés, mais, là, c'est pour des raisons de démonstration !

Si eux avaient de telles bouffissures aux endroits sexués, ça donnerait ça 












Bon courage les gameuses, vous êtes juste tolérées, à condition que vous supportiez qu'on vous renvoie une telle image des femmes.

Lien
Vous n'aimez pas les seins ? Vous devez être homosexuel ! (en anglais chez Penny Arcade).