Une méta-association (constituée d'autres associations) m'invite par mail à son AG (Assemblée Générale) et me joint le programme de la journée qui va de 10 H à 16 H, samedi. J'ai horreur des réunions où il ne se dit généralement pas grand-chose mais pour une fois, je sélectionne trois points qui m'intéressent et décide d'y aller. Il est hors de question que j'assiste à la journée entière. Je prends la précaution de téléphoner pour avoir des précisions complémentaires sur le lieu de RV (des locaux de fac que je ne connais pas) : on me dit que "c'est près d'un grand parking vide".
Et pour cause : en arrivant, je réalise que c'est assez normal puisque toutes les entrées en sont bouchées ! En me garant comme je peux sous une rangée d'arbres, j'identifie un des participants grâce à un autocollant sur sa voiture. Il me propose que nous allions ensemble au lieu de réunion. Il faut traverser un deuxième parking, une pelouse en friche, contourner le bâtiment en laissant à droite un tas de gravats laissé par la corporation du BTP, escalader une rampe d'accès pour handicapés dont le béton est à peine sec et se faufiler entre deux conteneurs poubelles ; ce faisant, je préviens mon accompagnateur que s'il faut en plus crapahuter sous un taillis et traverser un précipice sur un pont de singe, ma participation à la réunion est compromise. Et au fait, demandé-je, il n'aurait pas été plus simple de choisir comme lieu de réunion une maison des associations en ville, par exemple ? Réponse : un de nos membres connaît bien quelqu'un de la fac, nous y avons nos entrées ! Ah oui c'est vrai, les accointances masculines, j'oubliais, ça facilite tellement la vie, la preuve !
En rentrant dans le bâtiment, (j'espère avoir pris suffisamment de repères visuels pour ressortir de ce piège) nous sommes accueillis par un des organisateurs qui referme à double tour de clé dès que nous sommes à l'intérieur ; devant mon étonnement, il explique que 4 voitures ont brûlé la même nuit, il y a 15 jours sur le parking où je suis garée ! Bigre, c'est Chicago ce quartier : je commence à regretter l'équipée.
Dans la salle, on s'installe autour de tables minimalistes (un plateau 4 pieds) disposées en carré. Presque tout le monde est arrivé. Les hommes portent des pantalons, sauf un qui, prétextant je suppose été caniculaire et réchauffement climatique, est en short raduc, les pâturons à l'air et les doigts de pied confortablement étalés dans des sandales de moine, style François d'Assise, d'une élégance renversante. Au diable les dress codes, on est samedi après tout : casual wear permis !
Comme d'habitude, l'élément masculin est majoritaire : je compte (une de mes insupportables habitudes) 10 hommes pour 5 femmes. On s'assoit ; les retardataires arrivent. Le participant en short (raduc, surtout quand il est assis) prend ses aises en écartant les cuisses en triangle isocèle, l'ingénieure qui est en face de lui a, du coup, une vue imprenable sur son entre-jambe. De tous les participants, elle est la seule salariée, mais je pense qu'elle ne doit pas percevoir un salaire tel qu'il lui faille supporter cela ! Toutefois, l'occasion va lui être donnée de se concentrer sur autre chose : elle a en charge de faire le café et de veiller au réapprovisionnement : quelle chance, elle va pouvoir diversifier ses points de vue !
Ca commence un peu sur les chapeaux de roues, mais très vite, le rythme s'essouffle et devient languissant. Au bout de deux heures on en est à un point et la moitié de l'autre ! Du coup, comme je m'ennuie, j'ai le temps de penser que tous ces mecs ont bien de la chance d'avoir quelqu'une pour s'occuper de l'intendance : remplissage du congélateur et du garde-manger, ménage et entretien ! Ce qui me met immédiatement de mauvais poil et me fait monter la moutarde au nez : j'ai la faculté de m'énerver toute seule. De plus, c'est consensuel mou, voire baveux, tout ce que je déteste. L'ingénieure a manifestement, pour d'excellentes raisons, son voisin de droite dans le collimateur (c'est un concurrent invité), au vu des regards noirs latéraux qu'elle lui lance. Elle va lui envoyer deux flèches crescendo -en fait deux remarques justifiées- et se faire taxer d'agressive ; bon sang, mais c'est bien sûr, les femmes sont agressives !
Sentant venir la stase veineuse et l'ankylose de l'arrière-train sur ma chaise en bois, je me fixe 12 H 30 précises pour lever le camp, en espérant que mes trois points seront examinés. Ce qui n'arrivera pas, évidemment. Et ils se demandent POURQUOI on ne voit pas de femmes dans ces endroits-là ?
Donc, Messieurs, voici quelques tuyaux à titre gracieux pour réussir vos réunions :
Durée : 2 heures MAXIMUM : plus c'est court, meilleur c'est ;
Jamais de réunion après 18 heures, quel que soit le jour de la semaine ;
Se fixer 20 minutes par point à examiner et s'y tenir ; si vous n'atteignez pas de consensus et ne prenez pas de décision, report à la prochaine réunion, mais c'est un échec ;
Soyez brefs, précis et percutants ;
Ne vous censurez pas, dites ce que vous avez à dire poliment mais fermement, sans sortir du sujet ;
TENUE CORRECTE EXIGÉE ; les shorts ne vont qu'aux belles jambes et ne se portent pas en ville avec un marcel !
Les femmes NE FONT PAS et NE SERVENT PAS les cafés. JAMAIS. De toutes façons, vous avez au moins 1 000 ans de retard de service de cafés à rattraper !
Le lieu de la réunion doit être accessible et un plan d'accès complet est remis aux invités ;
Un lieu introuvable, à entrée dissimulée, dans un quartier prétendu hostile où on s'enferme à double tour, ça s'appelle un bunker ; ça ne favorise pas la sérénité ni l'ouverture d'esprit, ni la circulation
des idées ;
Les hommes ne mobilisent pas la parole et laissent parler les femmes ; une femme n'est pas obligatoirement agressive quand elle défend son point de vue ou demande des comptes : elle a juste du caractère, de la personnalité et elle a des résultats à rendre, comme vous ;
Proposez à votre compagne/compagnon de passer sur le chemin du retour au supermarché pour faire les courses, et promettez-lui de vous attaquer aussitôt rentré à la montagne de repassage qui attend depuis trois semaines.
Si vous observez tous ces points, je vous assure que cela va relativiser les enjeux et vous permettre de gagner un temps considérable pour faire autre chose ! Et il y aura un peu plus de femmes dans les parages.
vendredi 9 juillet 2010
lundi 5 juillet 2010
Féminité, santé, inégalité
L'infarctus du myocarde une maladie d'homme ?
Vu sur la chaîne Odyssée, une chaîne de télévision du groupe TF1, un documentaire allemand intitulé : Féminité, santé, inégalité. Edifiant.
L' infarctus du myocarde, première cause de mortalité chez les femmes ET les hommes, est diagnostiqué avec une à deux heures de retard chez les femmes par rapport aux hommes ! Facteur aggravant, les patientes appellent leur médecin généraliste au lieu du SAMU (les hommes eux appellent le SAMU !), elles perdent du temps, or la rapidité d'intervention dans l'artériosclérose coronaire est CRUCIALE.
Les symptômes seraient plus larvés, moins francs, chez les femmes : douleurs dans le dos, dans la mâchoire, nausées, difficultés respiratoires moins aigües, et enfin, comme elles ont la charge de la famille (des enfants, des grands-parents et... du chien ! ) elles ne s'accordent pas le temps de s'apitoyer sur leur sort et ne s'autorisent pas à s'arrêter !
Si vous ajoutez à cela qu'on pense généralement que les femmes sont à l'abri de ces affections à cause de leur système hormonal, vous pouvez obtenir des résultats catastrophiques en matière de mortalité. Et culturellement, elles craignent davantage le cancer du sein et de l'utérus ! Un fait : les femmes arrivent sur ces affections dix ans plus tard que les hommes, généralement après la baisse hormonale de la ménopause.
La deuxième partie de ce documentaire édifiant souligne les différences hommes / femmes jamais prises en compte dans les laboratoires pharmaceutiques : artère coronarienne plus étroite et plus sinueuse chez les femmes, transit intestinal plus lent, donc les médicaments restent plus longtemps dans l'intestin chez les femmes où ils ont davantage le temps de développer des effets secondaires toxiques, différence également de la teneur en eau entre le corps féminin et le corps masculin au détriment des femmes.
Les tests de médicaments sont majoritairement faits sur des groupes-tests masculins ! Il n'y a aucune obligation d'avoir des groupes mixtes ! Pour des raisons de commodité technique : les femmes sont en période de règles ou pas, sont enceintes ou pas, sont ménopausées ou pas. Chez les hommes, c'est plus simple, on n'a pas à tenir compte de toutes ces complications, puisqu'ils n'ont pas de règles, ne sont pas enceints et n'ont pas l'équivalent de la ménopause. Pire : les fameux tests sur animaux qu'on nous présente comme caution scientifique indispensable, alors que le modèle animal et le modèle humain ne sont pas comparables, sont fait sur des souris MÂLES ! Quand je pense qu'on nous casse les pieds avec des protocoles sci-en-ti-fi-ques !
Documentaire allemand par Béatrice Sonhüter - 52 minutes
Rediffusions : 6/7 - 16/7 - 21/7 - 30/7/2010
Malheureusement non disponible en vidéo sur le site, alors que c'est à voir pour sensibiliser les femmes à cette maladie et à la discrimination qui décidément frappe tout le temps et partout !
Programmes Odyssée disponible sur Canalsat, Numéricable, SFR, Bouygues, entre autres canaux...
En savoir plus : Le Figaro
Vu sur la chaîne Odyssée, une chaîne de télévision du groupe TF1, un documentaire allemand intitulé : Féminité, santé, inégalité. Edifiant.
L' infarctus du myocarde, première cause de mortalité chez les femmes ET les hommes, est diagnostiqué avec une à deux heures de retard chez les femmes par rapport aux hommes ! Facteur aggravant, les patientes appellent leur médecin généraliste au lieu du SAMU (les hommes eux appellent le SAMU !), elles perdent du temps, or la rapidité d'intervention dans l'artériosclérose coronaire est CRUCIALE.
Les symptômes seraient plus larvés, moins francs, chez les femmes : douleurs dans le dos, dans la mâchoire, nausées, difficultés respiratoires moins aigües, et enfin, comme elles ont la charge de la famille (des enfants, des grands-parents et... du chien ! ) elles ne s'accordent pas le temps de s'apitoyer sur leur sort et ne s'autorisent pas à s'arrêter !
Si vous ajoutez à cela qu'on pense généralement que les femmes sont à l'abri de ces affections à cause de leur système hormonal, vous pouvez obtenir des résultats catastrophiques en matière de mortalité. Et culturellement, elles craignent davantage le cancer du sein et de l'utérus ! Un fait : les femmes arrivent sur ces affections dix ans plus tard que les hommes, généralement après la baisse hormonale de la ménopause.
La deuxième partie de ce documentaire édifiant souligne les différences hommes / femmes jamais prises en compte dans les laboratoires pharmaceutiques : artère coronarienne plus étroite et plus sinueuse chez les femmes, transit intestinal plus lent, donc les médicaments restent plus longtemps dans l'intestin chez les femmes où ils ont davantage le temps de développer des effets secondaires toxiques, différence également de la teneur en eau entre le corps féminin et le corps masculin au détriment des femmes.
Les tests de médicaments sont majoritairement faits sur des groupes-tests masculins ! Il n'y a aucune obligation d'avoir des groupes mixtes ! Pour des raisons de commodité technique : les femmes sont en période de règles ou pas, sont enceintes ou pas, sont ménopausées ou pas. Chez les hommes, c'est plus simple, on n'a pas à tenir compte de toutes ces complications, puisqu'ils n'ont pas de règles, ne sont pas enceints et n'ont pas l'équivalent de la ménopause. Pire : les fameux tests sur animaux qu'on nous présente comme caution scientifique indispensable, alors que le modèle animal et le modèle humain ne sont pas comparables, sont fait sur des souris MÂLES ! Quand je pense qu'on nous casse les pieds avec des protocoles sci-en-ti-fi-ques !
Documentaire allemand par Béatrice Sonhüter - 52 minutes
Rediffusions : 6/7 - 16/7 - 21/7 - 30/7/2010
Malheureusement non disponible en vidéo sur le site, alors que c'est à voir pour sensibiliser les femmes à cette maladie et à la discrimination qui décidément frappe tout le temps et partout !
Programmes Odyssée disponible sur Canalsat, Numéricable, SFR, Bouygues, entre autres canaux...
En savoir plus : Le Figaro
jeudi 1 juillet 2010
Un milliard d'affamés et vie et mort industrielle des animaux d'élevage
La consommation de viande est partout un marqueur social qui signifie l'accès à l'aisance et à la richesse : dès qu'une classe moyenne émerge quelque part comme en Chine actuellement (et c'est évidemment une excellente nouvelle !), la consommation de viande s'accroît. Elle signifie aussi hélas l'arrivée d'une épidémie d'obésité, et de maladies cardio-vasculaires à court terme, parce que nos conditions de vie ont changé : la majorité des travailleurs ne font plus de travail de force.
Les boeufs, les poulets, les porcs de l'hémisphère nord sont nourris de tourteaux de soja brésilien (OGM) cultivés sur les décombres de la forêt amazonienne. Ou de colza et de maïs, protéines de légumineuses ou de céréales extrêmement gourmandes en eau. Il faut 7 protéines végétales pour "fabriquer" une protéine animale, 5 000 libres d'eau pour un kilo de boeuf contre 900 pour un kilo de pommes de terre.
Paradoxe, un milliard d'humains souffrent de la faim ou meurent de malnutrition en 2010, soit un sur sept !
Le paradoxe n'est qu'apparent. Le 20/80 inamovible jusqu'à maintenant, de la très mauvaise répartition des richesses sur terre : 20 % de la population mondiale utilise 80 % des ressources de la planète pendant que les 80 % restants n'ont accès qu'à 20 % des ressources. Les femmes et les filles sont les grandes perdantes du système, comme toujours !
Cultivatrices dans leur grande majorité, l'agriculture vivrière et de subsistance des femmes est concurrencée par l'agro-business mondial industriel et subventionné.
La FAO suggère de manger moins de viande pour des raisons d'économie de terres cultivables et de santé publique. Il faudra un jour choisir entre utiliser les terres arables pour cultiver des protéines végétales destinées à nourrir les animaux que nous mangeons, ou nourrir les milliards d'humains de la planète.
Liens :
Site de la FAO (Food and agriculture Organization) un département de l'ONU
Les nouvelles news relaient la prescription de la FAO
Libération février 2010

Une pétition pour éliminer la faim, ou en tous cas créer une opinion publique mondiale sur le sujet :
1billionhungry
1milliardd'affamés
Vie et mort industrielle des animaux d'élevage
En France, chaque jour des milliers d'animaux d'élevage sont abattus pour notre consommation : viandes, plats cuisinés, aides culinaires, cuisines de collectivités... sans parler du gaspillage auquel se livrent nos sociétés consuméristes, car une bonne partie est jetée !
Contrairement aux autres manufactures/usines qui assemblent des composants, les abattoirs sont des usines de "désassemblage" : le "produit" est étourdi, saigné, aussitôt saisi par des crochets, et débité en morceaux de plus en plus petits sur une chaîne de désassemblage. Depuis leur naissance jusqu'à leur mort, ces animaux dits de rapports sont réifiés, traités comme des objets ou des machines (théorie de l'animal-machine de Descartes sous la tyrannie duquel nous sommes toujours malgré les lois et règlements notamment européens, qui protègent les animaux), parqués sans voir le jour dans des élevage hors-sol à très haute densité, niés dans leurs besoins comportementaux, leur animalité et leur sensibilité d'êtres vivants. Quand vous achetez un morceau de viande au supermarché, tout est fait pour que "le référent soit absent" pour paraphraser Carole Adams -féministe universaliste et végétarienne- autrement dit, l'animal est absent du "morceau de viande" que vous achetez : fractionné, sans tête, posé sur une lingette absorbante dans une barquette de polystyrène sous un film protecteur étiqueté, plus rien ne réfère à l'animal vivant et sensible qu'il a été.
Les fusains qui suivent sont signés de David Myriam
Dernier regard avant...

... la mort industrielle





Lien : Art-engage.net
Les boeufs, les poulets, les porcs de l'hémisphère nord sont nourris de tourteaux de soja brésilien (OGM) cultivés sur les décombres de la forêt amazonienne. Ou de colza et de maïs, protéines de légumineuses ou de céréales extrêmement gourmandes en eau. Il faut 7 protéines végétales pour "fabriquer" une protéine animale, 5 000 libres d'eau pour un kilo de boeuf contre 900 pour un kilo de pommes de terre.
Paradoxe, un milliard d'humains souffrent de la faim ou meurent de malnutrition en 2010, soit un sur sept !
Le paradoxe n'est qu'apparent. Le 20/80 inamovible jusqu'à maintenant, de la très mauvaise répartition des richesses sur terre : 20 % de la population mondiale utilise 80 % des ressources de la planète pendant que les 80 % restants n'ont accès qu'à 20 % des ressources. Les femmes et les filles sont les grandes perdantes du système, comme toujours !
Cultivatrices dans leur grande majorité, l'agriculture vivrière et de subsistance des femmes est concurrencée par l'agro-business mondial industriel et subventionné.
La FAO suggère de manger moins de viande pour des raisons d'économie de terres cultivables et de santé publique. Il faudra un jour choisir entre utiliser les terres arables pour cultiver des protéines végétales destinées à nourrir les animaux que nous mangeons, ou nourrir les milliards d'humains de la planète.
Liens :
Site de la FAO (Food and agriculture Organization) un département de l'ONU
Les nouvelles news relaient la prescription de la FAO
Libération février 2010

Une pétition pour éliminer la faim, ou en tous cas créer une opinion publique mondiale sur le sujet :
1billionhungry
1milliardd'affamés
Vie et mort industrielle des animaux d'élevage
En France, chaque jour des milliers d'animaux d'élevage sont abattus pour notre consommation : viandes, plats cuisinés, aides culinaires, cuisines de collectivités... sans parler du gaspillage auquel se livrent nos sociétés consuméristes, car une bonne partie est jetée !
Contrairement aux autres manufactures/usines qui assemblent des composants, les abattoirs sont des usines de "désassemblage" : le "produit" est étourdi, saigné, aussitôt saisi par des crochets, et débité en morceaux de plus en plus petits sur une chaîne de désassemblage. Depuis leur naissance jusqu'à leur mort, ces animaux dits de rapports sont réifiés, traités comme des objets ou des machines (théorie de l'animal-machine de Descartes sous la tyrannie duquel nous sommes toujours malgré les lois et règlements notamment européens, qui protègent les animaux), parqués sans voir le jour dans des élevage hors-sol à très haute densité, niés dans leurs besoins comportementaux, leur animalité et leur sensibilité d'êtres vivants. Quand vous achetez un morceau de viande au supermarché, tout est fait pour que "le référent soit absent" pour paraphraser Carole Adams -féministe universaliste et végétarienne- autrement dit, l'animal est absent du "morceau de viande" que vous achetez : fractionné, sans tête, posé sur une lingette absorbante dans une barquette de polystyrène sous un film protecteur étiqueté, plus rien ne réfère à l'animal vivant et sensible qu'il a été.
Les fusains qui suivent sont signés de David Myriam
Dernier regard avant...

... la mort industrielle





Lien : Art-engage.net
vendredi 25 juin 2010
Verbatim 3
La langue française ne traite pas le féminin et le masculin de la même manière : à cet effet, elle pratique le double standard. Quelques exemples non exhaustifs.
Favori : Objet de prédilection de quelqu'un, dit le dictionnaire Robert. Autre sens : celui qui a de bonnes chances de gagner une compétition.
Favorite : "objet" de prédilection d'un Prince ou d'un Puissant, celle qui a la chance (?) de partager sa couche généralement. Essayez avec Balzac par exemple, dont vous pouvez reconnaître en tout bien tout honneur, qu'il fait partie de vos auteurs favoris : cela ne signifie pas qu'il a votre préférence sexuelle parmi les auteurs classiques français ! Aussi, pour ne pas mélanger les genres, va-t-on entendre en français l'Afrique du Sud, favori des quarts de finales ! Faire l'impasse sur le féminin permet de sauver la réputation de l'équipe ? Il faut mentionner que les reines avaient elles aussi des favoris.
Cuisinier : Chef qui dirige une brigade (terme militaire !) et fait une haute cuisine très chère (et prétentiarde, carnée, nageant dans le beurre et les graisses animales avec trois dés à coudre de purée de céleri, carottes et navets en décoration autour, à telle enseigne qu'il vous faut deux alka-seltzer pour faire passer, et qu'à 4 heures vous vous faites un sandwich aux nouilles tellement vous avez faim !), en invoquant les produits du terroir et sa grand-mère.
Tout cuisinier qui se respecte à appris ses recettes de sa grand-mère ou à défaut de sa mère, cependant sauter une génération est recommandé. Quand il est reconnu et célèbre, le cuisinier n'a plus aucune femme dans sa brigade.
Cuisinière : femme qui fait une cuisine sans prétention, mais nourrissante, voire roborative. Le (grand) cuisinier descend généralement d'une (petite) cuisinière qui faisait une cuisine tellement savoureuse et parfumée que rien qu'à l'évoquer, il en a les larmes aux yeux et les papilles qui frétillent. En illustration, je vous recommande toutes les émissions radio et télé de Jean-Luc Petitrenaud.
Couturier : designer, créateur (absolument) génial et inventif. Couturière : petite main indispensable, mais mal payée. La couturière a disparu pour laisser la place au prêt-à-porter des couturiers.
Héros : personnage emblématique et récurrent de la saga masculine et virile ; voyageur en cours d'initiation , triomphant de tous les obstacles mis sur sa route par un Démiurge ou le Destin. Le héros trouve l'aaamourrr en récompense de ses exploits et sacrifices. Trois archétypes de héros (mais la liste est interminable, les scenarii à succès délivrant toujours la même histoire ad infinitum et absolument sûre de faire un tabac) : Ulysse et son Odyssée, Tamino et sa Flûte Enchantée, et plus moderne mais taillé dans la même étoffe, Luke Skywalker et sa Guerre des Etoiles. Le héros et ses aventures sont fatigants voire épuisants.
Héroïne : Femelle du héros : n'a pas de destin propre. Elle n'a d'autre utilité que de réconforter le héros, panser ses plaies, et le nourrir quand il rentre à la ferme. En attendant ce jour béni, elle ronge son frein.
A contrario, dans Millenium, l'héroïne de Stieg Larsson Lisbeth Salander que j'adore parce qu'elle détrône le héros mâle (lequel s'incline de bon gré d'ailleurs, lui laissant la place en se mettant à son service) au milieu du premier opus de la série tellement elle est charismatique, énergique et vengeresse -sorte de Fifi Brindacier de l'informatique et du contre-terrorisme- sera appelée héros par quelques-uns pour ne pas la confondre avec la précédente.
Le mot de la fin à Virginia Woolf :
En français :
"Je déteste le point de vue masculin. Son héroïsme, sa vertu et son honneur m'ennuient. Je pense que le mieux que tous ces hommes puissent faire est d'arrêter de parler d'eux désormais".
Virginia Woolf -1931 dans les marges d'un brouillon de discours pour la London and National Society for Women' Service.
(Se reférant sans doute au piégeage du langage induit par l'universalisme porté par la parole masculine).
Favori : Objet de prédilection de quelqu'un, dit le dictionnaire Robert. Autre sens : celui qui a de bonnes chances de gagner une compétition.
Favorite : "objet" de prédilection d'un Prince ou d'un Puissant, celle qui a la chance (?) de partager sa couche généralement. Essayez avec Balzac par exemple, dont vous pouvez reconnaître en tout bien tout honneur, qu'il fait partie de vos auteurs favoris : cela ne signifie pas qu'il a votre préférence sexuelle parmi les auteurs classiques français ! Aussi, pour ne pas mélanger les genres, va-t-on entendre en français l'Afrique du Sud, favori des quarts de finales ! Faire l'impasse sur le féminin permet de sauver la réputation de l'équipe ? Il faut mentionner que les reines avaient elles aussi des favoris.
Cuisinier : Chef qui dirige une brigade (terme militaire !) et fait une haute cuisine très chère (et prétentiarde, carnée, nageant dans le beurre et les graisses animales avec trois dés à coudre de purée de céleri, carottes et navets en décoration autour, à telle enseigne qu'il vous faut deux alka-seltzer pour faire passer, et qu'à 4 heures vous vous faites un sandwich aux nouilles tellement vous avez faim !), en invoquant les produits du terroir et sa grand-mère.
Tout cuisinier qui se respecte à appris ses recettes de sa grand-mère ou à défaut de sa mère, cependant sauter une génération est recommandé. Quand il est reconnu et célèbre, le cuisinier n'a plus aucune femme dans sa brigade.
Cuisinière : femme qui fait une cuisine sans prétention, mais nourrissante, voire roborative. Le (grand) cuisinier descend généralement d'une (petite) cuisinière qui faisait une cuisine tellement savoureuse et parfumée que rien qu'à l'évoquer, il en a les larmes aux yeux et les papilles qui frétillent. En illustration, je vous recommande toutes les émissions radio et télé de Jean-Luc Petitrenaud.
Couturier : designer, créateur (absolument) génial et inventif. Couturière : petite main indispensable, mais mal payée. La couturière a disparu pour laisser la place au prêt-à-porter des couturiers.
Héros : personnage emblématique et récurrent de la saga masculine et virile ; voyageur en cours d'initiation , triomphant de tous les obstacles mis sur sa route par un Démiurge ou le Destin. Le héros trouve l'aaamourrr en récompense de ses exploits et sacrifices. Trois archétypes de héros (mais la liste est interminable, les scenarii à succès délivrant toujours la même histoire ad infinitum et absolument sûre de faire un tabac) : Ulysse et son Odyssée, Tamino et sa Flûte Enchantée, et plus moderne mais taillé dans la même étoffe, Luke Skywalker et sa Guerre des Etoiles. Le héros et ses aventures sont fatigants voire épuisants.
Héroïne : Femelle du héros : n'a pas de destin propre. Elle n'a d'autre utilité que de réconforter le héros, panser ses plaies, et le nourrir quand il rentre à la ferme. En attendant ce jour béni, elle ronge son frein.
A contrario, dans Millenium, l'héroïne de Stieg Larsson Lisbeth Salander que j'adore parce qu'elle détrône le héros mâle (lequel s'incline de bon gré d'ailleurs, lui laissant la place en se mettant à son service) au milieu du premier opus de la série tellement elle est charismatique, énergique et vengeresse -sorte de Fifi Brindacier de l'informatique et du contre-terrorisme- sera appelée héros par quelques-uns pour ne pas la confondre avec la précédente.
Le mot de la fin à Virginia Woolf :
"I detest the masculine point of view. I am bored by his heroism, virtue and honour. I think the best these men can do is not to talk about themselves anymore".
En français :
"Je déteste le point de vue masculin. Son héroïsme, sa vertu et son honneur m'ennuient. Je pense que le mieux que tous ces hommes puissent faire est d'arrêter de parler d'eux désormais".
Virginia Woolf -1931 dans les marges d'un brouillon de discours pour la London and National Society for Women' Service.
(Se reférant sans doute au piégeage du langage induit par l'universalisme porté par la parole masculine).
mercredi 23 juin 2010
Valerie Solanas

Valerie SOLANAS
Male, unable to empathize.
(Homme, incapable d'empathie).
Valerie Solanas (1936-1988) in SCUM Manifesto.
Empathie : capacité à écouter et entendre les autres.
SCUM Manifesto est un cri, un dazibao, un coup de gueule, une œuvre de la littérature underground des années 60 aux États-Unis. Aujourd'hui, sa publication ne serait plus possible, certainement pas en France, backlash et consensus mou obligent. C'est absolument radical, mais Valerie Solanas est une victime ; elle s'enfuit de chez elle à 15 ans ; elle dira avoir été violée par son père, et elle détestait le nouveau compagnon de sa mère : celle-ci la confiera à un grand-père qui la battait.
Comme toutes les femmes en itinérance, elle sera contrainte à se prostituer et faire la manche pour survivre.
Elle éditera et imprimera elle-même son brûlot ; puis une rencontre avec un éditeur, Maurice Girodias, lui donnera sa chance. -C'était possible dans ces années-là, comme était possible l'édition d'une thèse de doctorat, celle de Kate Millet, Sexual Politics, -Politique du Mâle en français- découverte par un éditeur à l'affût d'ouvrages féministes. Kate Millet sera traduite dans une trentaine de langues et son ouvrage fera le tour de la planète.
Certains prétendent que SCUM est un acronyme qui s'épèlerait Society for Cutting Up Men (association pour mettre les hommes en pièces) : ils y ont sans doute intérêt, mais Valerie Solanas n'a jamais laissé aucune indication à ce sujet ! En revanche, scum ou scumbag en anglais veut dire à peu près ordure ; il réfère pour moi à la façon dont elle considérait que sa manière (contrainte) de vivre en marge était perçue par la société majoritaire, et elle a écrit pour les laissées pour compte, les femmes en itinérance, les sans feux ni lieux comme elle, elle a laissé parler sa colère. Cette explication me paraît plausible. Dans Scum, oeuvre radicale, elle a l'intuition dès les années 60 (ce sera confirmé scientifiquement au début des années 90) que le sexe féminin est premier, c'est à dire que tout être est d'abord femelle. Peut être que d'autres découvertes scientifiques confirmeront d'autres intuitions, puisqu'elle a l'audace
d' imaginer l'abolition de la mort !
Valerie Solanas est malheureusement surtout connue pour avoir tiré avec une arme à feu sur Andy Warhol : il s'agissait d'une vengeance. Il lui avait perdu un de ses manuscrit et était incapable de le lui rendre. Le texte de SCUM est disponible gratuitement sur Internet en Français et en Anglais. Il est édité aussi chez Mille et Une nuits (Collection Pamplet) et disponible dans les bonnes librairies.
Héloïse a écrit également un billet sur Valerie Solanas. Le mien attendait depuis avril son occasion dans mes brouillons ; nous ne sommes pas trop de deux à parler de cette auteure malheureusement et injustement peu connue en France.
Liens
SCUM Manifesto en anglais
SCUM Manifesto en français
Dédicace de ce post à la dame d'un SAV qui, un jour, m'a téléphoné pour régler un problème d'imprimante avec un de mes fournisseurs ; nous nous sommes trouvé des idées en commun, nous avons sympathisé et nous avons bavardé pendant une heure et demie ! Elle m'a parlé la première de ce texte que je ne connaissais pas. Immédiatement après avoir raccroché avec elle, je me suis précipitée sur Internet pour rechercher cette courte oeuvre que j'ai trouvé uniquement en anglais et dévorée ! Aussi, ne jamais sous-estimer les dames du téléphone sur les plates-formes téléphoniques !
dimanche 20 juin 2010
Blancs de poulets FLEURY MICHON : publicité sexiste
Voici la nouvelle publicité de Fleury Michon visible sur les écrans de télévision en ce moment : une dame prépare et sert (debout) le dîner de son mari, d'épais blancs de poulets Fleury Michon, quémande avec appréhension (ça me fait plaisir que tu le prennes comme cela !) le droit d'assister à une réunion tardive avec son employeur, et finalement soulagée avoue une faute vénielle, elle a embouti la voiture de Jules !
Il serait bon que FLEURY MICHON revoie sa copy strat à la lumière de ce qui suit :
Il serait bon que FLEURY MICHON revoie sa copy strat à la lumière de ce qui suit :
Les femmes représentent 48 % du volume de kilomètres parcourus (les hommes, c'est par déduction 52 % - c'est presque l'égalité) MAIS les hommes, c'est 92 % des retraits de permis, les femmes par soustraction 8 % !
Le nombre d'accidents des femmes n'est pas corrélé avec le volume de kilomètres parcourus. Elles ont MOINS d'accidents DONC elles conduisent donc MIEUX ! Et les femmes sont 11,5 fois moins condamnées que les hommes pour délits routiers (chiffres Sécurité routière 2005).
Je ne fais aucune publicité à aucune compagnie d'assurances, mais voici un lien vers les statistiques d'un assureur qui cible les femmes : édifiant ! 30 % des hommes font confiance à une femme lorsqu'elle prend le volant. C'est pourtant le plus sûr moyen de rentrer sain et sauf à la maison !
PIRE : le site de la sécurité routière et ses statistiques accidentologie page 6 du format PDF montre que "le risque d'être victime d'un accident de la route est très élevé pour les hommes de 15 à 24 ans ; c'est vrai aussi pour les femmes de cette même classe d'âge, MAIS EN TANT QUE
PASSAGÈRE !
PASSAGÈRE !
Il est temps que les publicitaires et les fabricants de voiture nous lâchent les escarpins et que les filles et femmes arrêtent de se faire raccompagner par des garçons ivres morts en sortie de boîtes de nuit les week-ends ! Parce que pour le coup : les hommes au volant, la mort au tournant !
(Je recommande aussi de regarder les tableaux du Musée chez ce même assureur qui cible les femmes).
(Merci à Catherine pour son aide précieuse !)
(Merci à Catherine pour son aide précieuse !)
mardi 15 juin 2010
La guerre (suite)
Durant les aventures de Raymond et Lébleus en Afrique du Sud, l'activité législative continue.Le 4 juin dernier un décret contre les "empêcheurs de chasser à courre en rond" a été publié : les objecteurs de chasse pratiquant le hunt sabotage vont voir de quel bois se chauffent les chasseurs à courre !
La chasse à courre, cette relique de l'Ancien régime, ne se pratique même plus en Angleterre, pourtant pays de tradition. Du coup, la France en devient une exception avec ses chasses à courre.
Donc, pendant qu'on parle de foot, le ministère de l'Ecologie signe un décret pour calmer ces proues avancées de la modernité que sont les chasseurs. Désormais, les hunt saboteurs (désobéissants civils protestataires tentant en faisant du bruit de faire fuir le gibier, ou encore de dérouter les chiens en émettant des odeurs poivrées leur faussant l'odorat, ou simplement tentant de s'interposer sans violence entre l'animal chassé et les chasseurs) pourront être verbalisés de 1500 euros pour obstruction à la chasse !
La chasse à courre consiste à poursuivre, puis à traquer jusqu'à épuisement, avec une meute de chiens conduite par des chasseurs à pied et à cheval à travers les terres des manants une bête, généralement un cerf ou un chevreuil, un sanglier ou un renard (source Wikipédia) promise à la mort par arme blanche.
Avec le mitage du territoire par des zones pavillonnaires peuplées de rurbains, citadins vivant à la campagne, la pratique est de plus en plus décriée, d'autant que l'animal ne sachant où tourner ses pas pour sauver sa vie a tendance à se réfugier dans les jardins ou les cours de leurs pavillons. Plus de 70 % des français sont contre ce type de chasse. Et les chasseurs en France sont 1,7 millions (dont 30 000 femmes) pour 65 millions d'habitants. Démocratie, vous avez dit ?
Les traditions, ces fossilisations du pouvoir masculin patriarcal sont arcboutées sur de sales habitudes hors d'âge, incapables d'imaginer autre chose que ce qui s'est toujours fait, niant tout progrès humain. Elles tentent d'instaurer un temps cyclique sacralisé débouchant sur une illusion d'éternité.
La vie sauvage et les animaux sont en recul partout devant la pression humaine : il est vraiment temps de déposer les armes. Ça va comme cela, on a gagné la partie ! C'est une question d'humanisme. Sans compter qu'on peut se demander si toutes ces tueries ne désinhibent pas certains excités de la gâchette et du couteau !
Bonne nouvelle cependant, le progrès vient des femmes : Madame Marland Militello dépose un projet de loi interdisant une autre pseudo "tradition" violente, meutrière et imbécile, la corrida.
Sources : L214 et Eco 89
La chasse à courre, cette relique de l'Ancien régime, ne se pratique même plus en Angleterre, pourtant pays de tradition. Du coup, la France en devient une exception avec ses chasses à courre.
Donc, pendant qu'on parle de foot, le ministère de l'Ecologie signe un décret pour calmer ces proues avancées de la modernité que sont les chasseurs. Désormais, les hunt saboteurs (désobéissants civils protestataires tentant en faisant du bruit de faire fuir le gibier, ou encore de dérouter les chiens en émettant des odeurs poivrées leur faussant l'odorat, ou simplement tentant de s'interposer sans violence entre l'animal chassé et les chasseurs) pourront être verbalisés de 1500 euros pour obstruction à la chasse !
La chasse à courre consiste à poursuivre, puis à traquer jusqu'à épuisement, avec une meute de chiens conduite par des chasseurs à pied et à cheval à travers les terres des manants une bête, généralement un cerf ou un chevreuil, un sanglier ou un renard (source Wikipédia) promise à la mort par arme blanche.
Avec le mitage du territoire par des zones pavillonnaires peuplées de rurbains, citadins vivant à la campagne, la pratique est de plus en plus décriée, d'autant que l'animal ne sachant où tourner ses pas pour sauver sa vie a tendance à se réfugier dans les jardins ou les cours de leurs pavillons. Plus de 70 % des français sont contre ce type de chasse. Et les chasseurs en France sont 1,7 millions (dont 30 000 femmes) pour 65 millions d'habitants. Démocratie, vous avez dit ?
Les traditions, ces fossilisations du pouvoir masculin patriarcal sont arcboutées sur de sales habitudes hors d'âge, incapables d'imaginer autre chose que ce qui s'est toujours fait, niant tout progrès humain. Elles tentent d'instaurer un temps cyclique sacralisé débouchant sur une illusion d'éternité.
La vie sauvage et les animaux sont en recul partout devant la pression humaine : il est vraiment temps de déposer les armes. Ça va comme cela, on a gagné la partie ! C'est une question d'humanisme. Sans compter qu'on peut se demander si toutes ces tueries ne désinhibent pas certains excités de la gâchette et du couteau !
Bonne nouvelle cependant, le progrès vient des femmes : Madame Marland Militello dépose un projet de loi interdisant une autre pseudo "tradition" violente, meutrière et imbécile, la corrida.
Sources : L214 et Eco 89
jeudi 10 juin 2010
EUROSATORY : la guerre fait son show à Villepinte


Du 14 au 18 juin 2010, les industries
De la DCNS à la DGA, de Dassault à Airbus et à la petite PMI sous-traitante de coques plastiques pour mines anti-personnel, en passant par les bureaux d'études et des organisations internationales, les think tanks comme l'IFRI (Institut Français des Relations Internationales), les différents ministères de la Défense, les sociétés de services, tout ce monde sera à EUROSATORY à Villepinte.
Notez que l'exposition est réservée aux professionnels et est interdite aux moins de 16 ans.

On va y voir toutes sortes d'hommes de pouvoir ; les femmes comme d'habitude (la vidéo sur leur portail est édifiante !) dans ces endroits-là vont faire potiches, servir les cafés et les petits fours. Il est permis de regretter qu'ils ne se fassent pas eux-mêmes leurs cafés !





Fusils d'assaut, chars de combat, torpilles, missiles, drones, avions furtifs, en vrac et la liste n'est pas exhaustive. Et technologies de pointe pour la guerre du futur.
Pour mémoire, les victimes de la première guerre mondiale étaient à
90 % militaires et 10 % civiles. Aujourd'hui, la proportion s'est exactement inversée : 90 % de victimes civiles (des femmes et des enfants) et 10 % de pertes militaires.
Video "Faces of violence" en anglais (mais les images parlent tellement d'elles-mêmes !) Le dernier tiers du film promeut la lutte contre la pauvreté, l'instauration de tribunaux pour sanctionner les crimes de droit commun et de guerre, l'empowerment des femmes et la lutte contre les inégalités de genres, l'éducation et la scolarisation notamment des filles, la lutte contre la drogue, l'alcool et contre le commerce des armes, la promotion de la culture et de l'art comme solutions réalistes aux problèmes de violence et de guerres.
La France, membre du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui en compte cinq, est la troisième exportatrice d'armes de la planète. Ça nous fait rentrer plein de devises.
A la fin, c'est corporation des marbriers qui se frotte les mains :

Sculpture "Ranger monument" que les américains ont placée face à la Pointe du Hoc, près de Colleville sur Mer en souvenir de la bataille de Normandie et de ses milliers de morts américains du Débarquement du 6 juin 44, tous des garçons de 18 à 30 ans sortis de leur Utah, Oregon, Texas... natals pour leur premier et dernier voyage.
Liens :
Amnesty International : les pays exportateurs du G8
Control Arms
Iansa
ConflictVoice
mercredi 9 juin 2010
Rien a foot !

Parce que je ne supporte plus les grondements de horde dans ma radio les dimanches matins, les commentaires hargneux, xénophobes et homophobes des journalistes sportifs, les étalages d'argent et de pouvoir pour ébahir les prolétaires, l'aubaine donnée aux politiques de parler d'autre chose que de la récession économique, la corruption et le népotisme de la FIFA (il y a un excellent article dans le Monde Diplo de ce mois de juin en vente dans les bons kiosques) et puisque nous allons vivre un mois d'enfer radiophonique, télévisuel et presse avec le foot à toutes les sauces alors que je ne suis pas du tout intéressée, j'insère cette bannière trouvée chez Olympe et conçue par Ménagères de moins de 50 ans.

Il reste l'alternative de demander l'asile politique aux ours et aux pingouins de la banquise ou aux orangs-outangs de Bornéo en voie d'extinction, histoire de les voir une dernière fois !
Trouvé sur un bar de ma ville l'inscription : "Ici on sans foot" !
Crédit photo : IFAW
jeudi 3 juin 2010
L'Informatique : toujours pas pour les femmes ?

Qui sait encore que ce sont des femmes qui ont "inventé" l'informatique ? Certainement quelques ingénieurs informaticiens qui savent que le langage ADA a été nommé d'après l'inventrice du premier algorithme en 1842 : Adélaïde Lovelace, mathématicienne ? On leur a aussi appris dans leurs écoles d'informatique que Grace Hopper , militaire au Pentagone qui amusait bien ses collègues en prétendant qu'un jour les ordinateurs parleraient le même langage que nous, a inventé le premier langage de compilation et le langage Cobol ? Mais aujourd'hui dans le grand public qui le sait ? Cela n'inciterait-il pas les femmes à faire ces formations et entrer dans ces métiers "masculins" contre tout bon sens, de savoir que ce sont des femmes qui en sont les inventrices ? Pourquoi pas plus de publicité sur ce fait historique ? Serait-ce destiné comme toujours à se garder un espace entre-soi masculin, pour des métiers qu'ils ont décidé unilatéralement de s'approprier ?
Depuis ces temps héroïques, où sont les femmes ?
Dans les sociétés de services informatique (SSI ou SSII) en France, les femmes sont employées en majorité écrasante aux postes (junior) de Chargées de recrutement ou d'assistantes. Tout se passe comme si une fois encore, elles étaient plus aptes à travailler dans l'humain, l'organisation ou l'entretien que dans la technique pure.
Selon l'étude du Journal du Net de Lætitia Bardoul, Les femmes dans les métiers de l'ingénierie en France qui date de 2005 (backlash et récession économique oblige, cela ne s'est pas amélioré : je suis en contact régulier avec ces sociétés, je peux en témoigner !) il est clairement établi qu'elles sont sous-représentées chez les techniciens et les cadres techniques. C'est même lamentable. D'autant que ces postes ne sont ni pénibles ni salissants, qu'on n'y subit aucun aléas climatique puisque ce sont des postes de "bureau", et qu'on y travaille assis devant un écran d'ordinateur ! L'argument du travail dur, donc masculin ne tient pas.
Dans les pays asiatiques, notamment la Malaisie, les femmes ont bien compris les avantages de travailler assise, sans se salir, en utilisant sa tête plutôt que sa force physique devant un écran d'ordinateur : elles sont 65 % dans les universités d'informatique et de technologie. Évidemment, le discours en France est toujours dramatiquement différent des actes : on s'arrache les cheveux devant un tel gap, on se fait des promesses, et.... rien ne change. Il suffit d'ailleurs d'envoyer soi-même sa candidature (de femme donc) dans une SSII pour se rendre compte du traitement qu'on lui réserve : au mieux, elle n'est pas traitée, au pire, elle est écrasée ou rangée... dans les assistantes ! Ce sont en général des femmes, puisqu'elles sont cantonnées aux ressources humaines, qui discriminent mais c'est vrai qu'elles n'y ont en général pas de pouvoir décisionnaire !
Rien n'est plus triste que ces SSI et ces bureaux d'études où il n'y a que des hommes, blancs, 28 - 35 ans, sortant tous des mêmes écoles de prêt-à-penser : c'est sinistre, poussiéreux et ça sent le renfermé ! On peut aussi se demander si les ordinateurs, les machines à commandes numériques et toutes leurs applications logicielles ne seraient pas plus humaines ou user friendly si des femmes les concevaient, et si les chiffres d'affaires de ces sociétés ne s'en porterait pas mieux, tellement ils ont l'habitude de confier leur commercial à des ingénieurs qui ont furieusement tendance à prendre le péon qui sarcle la haie pour le décideur -conséquence désastreuse d'une navrante monoculture.
L'argument de la totale disponibilité (non souhaitable par ailleurs) ne tient absolument plus : avec les moyens actuels de la mobilité (téléphone cellulaire, visio-conférence, ordinateurs portables connectés au haut débit rendant possible l'ubiquité, transmission d'information à la vitesse de la lumière...) comme les magistrates, les enseignantes ou les pharmaciennes, les femmes informaticiennes peuvent travailler de chez elles. Je rencontre de plus en plus de développeurs hommes en poste en home office, utilisant toutes ces technologies. Pour des raisons culturelles, les femmes sont mieux organisées et plus efficaces que les hommes. Il faut donc qu'elles choisissent ces formations porteuses d'emploi, aux postes aménageables et flexibles : la sous-traitance permet d'essayer différents types d'entreprises et de se faire une expérience. Et si les garçons y arrivent, il n'y a aucune raison pour que les filles qui sont meilleures à l'école ne soient pas à la hauteur.
Historiquement, les magistrates qui peuvent emporter des dossiers chez elles et rédiger leurs attendus de la maison sont nettement majoritaires à la Justice, de même que les enseignantes à l'Education nationale pour les mêmes raisons ou les pharmaciennes officinales à cause de l'appartement attenant ou au-dessus de la pharmacie ; on se demande donc ce que font les entreprises d'informatique ? Elles attendent de se fabriquer une image désastreuse de dinosaures ? Déjà qu'on n'y trouve pas de seniors, que les techniciens bac + 2 n'y sont pas les bienvenus, et qu'on y voit surtout des blancs... et que certains ne se gênent pas pour annoncer la couleur !
Inscription à :
Articles (Atom)



