mardi 9 novembre 2010

The sexual Politics of Meat : Carol J Adams



Politique sexuelle de la viande - Une théorie critique féministe végétarienne.
Publié en 1980 aux États-Unis, il est disponible en français depuis mai 2016.


En voici les idées force :

LE POUVOIR de DONNER des NOMS 
UNE RHÉTORIQUE IMPLACABLE
Essayez dans un dîner en ville ou avec la famille de placer ces deux phrases : Je suis féministe !
Réponse invariable en vous coupant d'ailleurs grossièrement :
Ah, tu n'aimes pas les zomes ?
ET/OU
Non, merci, je suis végétarienne, en repoussant le plat de viande.
Même invariabilité de l'objection : Ah, tu n'aimes pas la viande ?

Même structure négative de phrase dans les deux cas. On pourrait vous répliquer d'un air intéressé et positif : Ah, tu défends l'égalité entre les hommes et les femmes, c'est bien ? Ou "Tu es solidaire de la vie animale, comme c'est intéressant !" qui sont quand même plus valorisants et EXACTS ! Mais non, JAMAIS vous n'aurez ce genre de réponse. Pire, vous devez vous justifier d'appartenir à la catégorie féministe ou à la catégorie végétarienne, alors que personne parmi les convives ne demandera à l'autre camp de justifier l'asservissement des femmes et des animaux dans une consommation consensuelle de leur force de travail, de leur capacité reproductive et de leur chair. Cela va de soi !

Nous vivons dans un monde patriarcal ou les hommes sont indiscutablement le maître-étalon de toute espèce humaine (d'ailleurs la question de savoir si les hommes eux, aiment les femmes ne sera pas évoquée -alors que les hommes démontrent tous les jours qu'ils n'aiment pas les femmes pour dire le moins !) et un monde où les mangeurs de viande sont légitimes, la question ne se pose même plus ! Pire, vous endossez le mauvais rôle de 1) la mégère aigrie anti-mec à poils sur les jambes ou 2) la triste convive qui essaie de dégoûter les autres des plaisirs de la table et du... lit, bref, la mal baisée, la « mauvaise vivante » par opposition à la populaire bonne vivante qui sait se comporter au lit et à table.
Je déconseille d'ailleurs de vous y risquer : votre beau-frère Jacky va vous embêter pendant tout le repas en faisant des remarques fines sur vos opinions, en se resservant trois fois de gigot en précisant qu'il n'a pas « d'états d'âmes » envers les animaux qui sont « faits pour être tués et mangés », et/ou qu'il "adore les femmes, lui" ! Ce qui n'a absolument aucun rapport. Le débat est faussé dans les deux cas, puisque vous ne parlez pas de la même chose. La réalité c'est que les féministes se battent pour l'Égalité et que les végétariens mangent sans tuer.

Les femmes, comme les végétariens n'ont pas le pouvoir de nommer : elles/ils sont tous deux face à un dominant qui a tout intérêt à les faire taire, soit en les ridiculisant, soit en diminuant la portée de ce qu'ils disent, afin de garder ce pouvoir de donner des noms. C'est la fonction du système dominant : il ridiculise tout ce qui n'est pas SON message, il vous rejette dans l'altérité, il n'y a que sa voix qui porte et son message qui est audible et recevable, et tous les moyens sont bons pour maintenir le système en l'état.

EXPLOITATION DES CORPS des femelles animales
HIÉRARCHIE ENTRE LES PROTÉINES femelles et mâles
Dans l'élevage industriel comme dans l'élevage traditionnel, le cheptel se compose de femelles exclusivement ; dans les élevages de poules pondeuses, les poussins mâles sont éliminés impitoyablement dès leur sortie de la couveuse, grosse armoire chauffée ; ils sont broyés vivants dans une vis sans fin après sexage brutal, puisque le législateur n'a pas prévu d'étourdissement avant mise à mort pour les poussins. Les porcelets mâles destinés à faire du porc charcutier sont castrés brutalement sans anesthésie avant 7 jours (conformément à la loi) car la viande de porc mâle libère des odeurs d'urine perçues toutefois par moins de 10 % de la population. Il y a bien quelques taurillons à viande destinés à faire du boeuf, mais le boeuf qu'on trouve dans les boucheries est généralement de la vache dite de réforme, c'est à dire de la vache laitière envoyée à l'abattoir, après une carrière de vêlages et de séparations d'avec son veau afin que nous puissions récupérer son lait ! La plupart des mâles sont considérés comme à peu près inutiles, voire gênants en élevage. Dans le cas des truies gestantes, (re)productrices de porcs charcutiers, on peut trouver un verrat pour 350 truies, verrat destiné à provoquer les chaleurs, mais il n'aura jamais la possibilité d'en approcher une puisqu'elles sont inséminées, artificiellement et brutalement, coincées dans leur stalle, par un technicien d'élevage, ce qui fait dire à certains que l'opération ressemble à un viol ! Le verrat est dispensable puisque dans les élevages hors-sol, on pratique la stimulation ovarienne pour aller plus vite. Pour la même raison, les mises-bas sont déclenchées. L'élevage et ses techniques devenues systématiques (insémination artificielle, stimulation ovarienne, mères porteuses, tri, sélection et implantation d'embryons, clonage), sont donc une exploitation industrielle du corps des femelles animales : on en obtient des œufs, du lait, des petits pour leur viande et le remplacement des adultes, et finalement on mange leur corps fatigué en fin de cycle. Dans ce système, les femelles animales subissent une double exploitation : durant leur vie (production de lait, oeufs, veaux, petits...) et à l'heure de la mort où elles sont envoyées à la boucherie et transformées en viande.

Les protéines animales les plus consommées et les MOINS CHÈRES, ou encore de SECONDE CLASSE sont les œufs, le lait et les sous-produits du lait, protéines femelles par excellence, la viande blanche (poulets, poules de réforme, veau,...) et enfin la viande rouge : bœuf essentiellement, cette viande étant la plus chère et considérée comme protéines de PREMIÈRE CLASSE, et destinées plutôt aux garçons -voir tous les films Charal où une mère debout dans sa cuisine, sert du steak à son garçon (toujours), démontrant que le carnisme fait partie de la culture dominante patriarcale. "La viande est constante pour les hommes, intermittente pour les femmes et les filles..., la part du lion va aux hommes, aux époux... ; les femmes souffrent de famine à un  taux disproportionné par rapport aux hommes" (7 Filles ou femmes pour 3 garçons) précise Carol Adams ; Françoise Héritier à aussi écrit quelques textes sur le sujet, j'aurai certainement l'occasion d'y revenir.

Carol Adams (parmi d'autres) distingue quatre stades progressifs dans la façon dont l'humanité s'est nourrie au fil des âges :
1- La cueillette (baie, graines, racines...) de plantes sans doute accompagnées d'insectes, de vers ou autres rampants, ou de fourmis attrapées avec un bâton, comme font les primates ;
2 - La chasse aux animaux sauvages qui suppose des instruments (lances, pointes de flèches...) et une organisation de groupe (traque) ; elle implique le violence envers (plutôt) les herbivores et à terme une division de la société entre chasseurs et non chasseurs ;
3 - La domestication des animaux et l'élevage qui impose aux animaux le contrat suivant : je te donne la sécurité contre les prédateurs, je te soigne, je te fournis la nourriture et ... je t'exécute. Les éleveurs qui vont les tuer et les animaux vivent ensemble, quelque fois dans une grande proximité/promiscuité. La mort donnée est au bout. Avec deux conséquences, la quantité donc la consommation de viande augmentent, et les protéines femelles deviennent accessibles ;
4 - Enfin, le stade actuel : l'emprisonnement des animaux via l'élevage industriel et la séparation drastique des consommateurs d'avec l'animal consommé (et d'avec les éleveurs et des tueurs d'abattoirs mal considérés et mal payés dont personne ne veut rien savoir) : ils sont tous les référents absents du chapitre suivant ; s'ensuit une augmentation exponentielle des protéines animales disponibles, donc consommées (voir billet sur la consommation de viande -conférence du SPACE) et des protéines femelles sous forme de lait et d'œufs. Avec un besoin lui aussi exponentiel de terres cultivables pour... nourrir des animaux ! Platon dans La République moquait déjà le fait que les gens de son époque gaspillaient des quantités considérables de nourriture pour leurs animaux au lieu de les utiliser pour eux-mêmes. En effet, la viande n'est que du végétal de seconde-main, les animaux se nourrissant de céréales et de légumineuses !

LE RÉFÉRENT ABSENT : Pornographie de la viande
Au rayon boucherie de votre supermarché, vous achetez des côtes de porc, du jarret de veau, une côte de bœuf.... Le morceau de viande est dans une barquette de polystyrène, posé sur une lingette qui absorbe les éventuelles gouttes de sang qui couleraient encore, le tout sous film étiqueté avec les mentions obligatoires y inclus une date de péremption. Toute référence à l'animal vivant est gommée volontairement, toute référence à un individu animal est prohibée ; LE RÉFÉRENT est ABSENT de la pièce de viande que vous achetez. En anglais, le mot qui désigne la viande d'un animal est même changé : cow, ox pour boeuf, calf pour veau, hen, chick pour poulet, pig, hog pour porc, deviennent quand ils sont viande : beef, veal, broiler et pork (animals dead, fragmented and 
renamed : animaux morts, fragmentés et renommés). La langue française n'a au moins pas cette hypocrisie !. Bien des années en arrière, dans les vitrines des bouchers on trouvait des têtes de veau ou de vaches blêmes exposées dans des plats avec des bouquets de persil dans les narines, des lapins dépiautés dont les yeux vous regardaient dans leur vitrine réfrigérée !  Aujourd'hui, c'est strictement impossible, car pas vendeur ! La volaillère chez qui il m'arrive d'acheter quelques œufs (de plein air) m'a même expliqué un matin que dans la chambre d'artisanat où elle a pris ses cours de commerce, on lui a appris à montrer une volaille au client en cachant la tête cadavérique du poulet ou de la faisane dans le creux de sa main ! Déréalisation de l'animal en MORCEAUX de viande. Les éleveurs ne donnent pas de nom à leurs animaux, ils sont identifiables seulement par un numéro ou un code barre dans le cou ou en boucle d'oreilles. Si vous donnez un nom à un animal, ce qui équivaut à faire intervenir de l'affect et une personnalisation de la relation, vous ne pourrez jamais le tuer, c'est fichu d'avance !

L'analogie avec l'industrie de la prostitution et de la pornographie est frappante : les corps de femmes dont on a au préalable changé le nom (elles travaillent toutes sous des pseudonymes) sont livrés aux clients en morceaux ; ils achètent et consomment des parties des corps : vagins, bouches, seins, etc... Il n'y a aucune relation interpersonnelle dans la marchandisation des corps. On retrouve ces mêmes parties de corps de femmes consommables et servant à vendre dans la publicité : croupes, jambes, épaules, femmes sans tête de l'industrie publicitaire que les féministes dénoncent sans relâche. Ou femmes consommables sous forme de pizzas, comparées à des blancs de poulets ou des morceaux de boeuf comme dans la dernière publicité PIZZA HUT (Trouvée chez Le féminin l'emporte - Pour voir les autres pizzas, faites défiler le bandeau). Là également on peut parler de l'absence du référent femme : on n'est pas en face d'une personne mais de morceaux de corps traités comme de la viande.
On trouve dans la pornographie une proximité avec le vocabulaire de la boucherie : quand on impose à une femme 40 à 80 ou 100 clients par nuit ou par jour, on parle "d'abattage", les femmes violées témoignent qu'on les a traitées comme un "morceau de viande", Jack l'Eventreur dans l'Angleterre du XIXème siècle dépeçait ses victimes et découpait leur cadavre, à telle enseigne que les policiers de l'époque avaient enquêté auprès des ouvriers d'abattoirs et des bouchers, et plus près de nous, les films et séries américaines nous présentent jusqu'à la nausée des scènes de crimes où il faut bien le dire, les femmes fournissent le gros des victimes équarries (on peut lire mon billet sur la série Dexter) !
La consommation de la sexualité par les hommes dans la pornographie a été perçue et critiquée par les féministes sous les expressions suivantes : "arrogance carnivore" (Simone de Beauvoir), "gloutonnerie gynocidaire" (Mary Daly), "cannibalisme sexuel" (Kate Millet), "cannibalisme psychique" (Andrea Dworkin), "cannibalisme métaphysique" (Ty-Grace Atkinson). L'ouvrage d'Adams fourmille de citations littéraires où les images d'abattoirs, de crochets de bouchers, des pénis comparés à des couteaux par les auteurs, bref des citations où les femmes sont consommées sexuellement  comme de la viande.

DÉSTABILISER LE PATRIARCAT

Les livres des religions patriarcales qui célèbrent un dieu mâle racontent la chute d'Adam, le Premier Homme, sous les efforts conjugués d'une femme, Ève et d'un animal, le Serpent ; ces deux derniers sont donc désormais vilipendés et renvoyés à l'altérité, perdant ainsi le pouvoir de donner des noms, de dire le juste, le beau, le bon et le vrai. Les animaux sont chassés, tués et mangés sous le nom de viande, au prétexte d'absorber "leur force" (lors même que dans ce 4ème stade d'élevage où nous sommes, c'est la chair épuisée des femelles animales que nous mangeons, contrairement aux temps anciens de la chasse), et les sociétés virilistes mangeuses de viande tentent de dominer la nature en absorbant des monceaux de cadavres.

Dans un système où les femmes partageraient à égalité le pouvoir, il serait normal de consommer les végétaux, ces cadeaux de la nature, synonymes d'évolution lente pour leur capacité à germer, fleurir, pourrir et renaître selon le cycle des saisons, selon Carol Adams. Récolter plutôt que chasser, violenter et tuer, vivre en harmonie avec les autres plutôt que les contrôler par le pouvoir. Eat rice, have faith in women. (Mangez du riz, faites confiance aux femmes dit Fran Winant).

"Le féminisme est la théorie, le végétarisme la pratique" dit Adams paraphrasant la percutante formule de Ti-Grace Atkinson : "Le féminisme est la théorie, le lesbianisme la pratique" !

"Scarcely a human being in the course of history has fallen to a woman's rifle; the vast majority of birds and beasts have been killed by you, not by us". (Rarement un être humain dans le cours de l'histoire est tombé sous les balles d'une femme ; la vaste majorité des oiseaux et des bêtes ont été tués par vous, pas par nous". Virginia Woolf in Three Guineas.

En guise de CONCLUSION
L'ouvrage de Carol Adams est fort de plus de 200 pages -300 en comptant les notes et les références ; il est truffé de citations et de références littéraires qui documentent une superposition d'oppressions hiérarchisées commençant par les animaux (politique de la viande), les femmes (politique sexuelle), les primitifs et les noirs (politique de la colonisation) ; devant les assiettes de riz et de pommes de terre des gens du Tiers-Monde, les journalistes hommes, blancs, occidentaux s'exclament "mais vous n'avez pas mangé de viande depuis combien de temps ?" ignorant que 80 % des protéines de ces pays proviennent traditionnellement de céréales et de légumineuses à l'inverse de nous, dont 80 % des protéines sont des céréales et des légumineuses de seconde main, issues d'animaux , protéines femelles ou protéines plus viriles de la viande rouge. J'espère que son livre sera rapidement traduit en français, car il manque au corpus des féministes françaises. Je rappelle que la famine touche un humain sur 6 : 1 milliard de personnes, parmi lesquelles 7 sur 10 sont des femmes et des filles. Il faut 7 protéines végétales pour "produire" une protéine animale.


Quelques définitions. 
Carnivores : L'institution bouchère est uniquement humaine ; tous les animaux carnivores tuent et consomment leurs proies eux-mêmes et sans instruments -"la violence [chez les humains] a besoin d'instruments" proclame Hannah Arendt. D'où la création du mot carnisme pour désigner l'idéologie de ceux qui trouvent normal de manger des animaux : en effet, ceux-ci ne tuent pas l'animal qu'ils mangent et ne le connaissent pas ; ils laissent à d'autres le soin de tuer par procuration (référents absents : ouvrier d'abattoir, animal, lieu d'abattage.. ils ne veulent rien en savoir, pire s'ils savaient ou devaient tuer eux-mêmes, ils n'en mangeraient sans doute pas !). 
Omnivores : les omnivores se nourrissent aussi bien de plantes que d'animaux, ce qui leur permet de choisir ce qu'ils ne veulent pas manger, la viande et le poisson par exemple dans le cas des végétariens ; le chien qui est omnivore peut donc être végétarien si son maître l'est ! Le chat en revanche, est définitivement carnivore.
Végétarien : mot créé en 1847, quelques années avant le mot "féministe" ! Avant, on les nommait Pythagoréens (de Pythagore, le célèbre mathématicien qui se demandait comment on pouvait manger de la chair animale !). Le mot vient du latin vegetus qui signifie complet, frais et vivant, n'en déplaise à l'idéologie sexuelle de la viande qui tend à montrer le végétal comme un légume, mot que le discours dominant à rendu péjoratif, présenté comme une nourriture de femmelette ou de dévirilisé -je pense ici aux hommes végétariens qui subissent les quolibets des carnistes. Les végétariens ne mangent pas d'animaux (ni viande blanche, ni rouge, ni poissons, ni coquillages ou crustacés) et les végétaliens ou vegan-s en anglais, ne mangent aucune substance animale (ni lait, ni œuf, ni leurs sous-produits), et pour certains, pas non plus de miel. Les végéta*iens trouvent leur ration de protéines (végétales) dans toutes les graines de céréales (blé, riz, maïs...), fruits-graines (noix, noisettes,....) ou de légumineuses (lentilles, pois, haricots dont le soja...) et différents tubercules ; ils y rajoutent évidemment les légumes feuilles, fruits et racines de saison comme les omnivores. Les protéines d'excellente qualité sont partout dans le règne végétal : ceci pour répondre à l'éventuelle -mais lancinante et omniprésente question- "Mais qu'est-ce que tu manges, alors ?" des carnistes atterrés !

Carol J ADAMS est une féministe universaliste américaine née en 1951. Végétalienne, (employant toutefois dans son ouvrage uniquement les mots vegetarianism et vegetarian), elle étudie les similarités entre les oppressions de genre et d'espèces. Son principal ouvrage The sexual politics of meat publié en 1980 est régulièrement réédité.

33 commentaires:

  1. 1. " le chien qui est omnivore peut donc être végétarien si son maître l'est !"
    on n'a aucun recul sur le végétarisme chez le chien. cela n'est pas parce que trois personnes ont nourri trois chiens ainsi que cela est bon pour lui. On ne sait pas.
    le chien est omnivore mais à très forte tendance carnivore ce que n'est pas l'humain qui peut amplement se baser de toute protéine animale sauf pb de la B12. chez le chien on ne sait pas je le répète.

    1. clairement autant je peux comprendre la position végétalienne, autant je ne comprends pas la position végétarienne. Quelle différence, à part symbolique, y a t il entre du lait et un steak ? Pour un steak, on a tué directement un animal. Pour du lait, on a fait faire un veau à une vache, veau qu'on a tué, ensuite. je ne vois donc clairement pas de différence entre le fait de consommer du lait/oeufs ou un steak.

    Très bon texte au demeurant malgré mes critiques, même si je suis spéciste et donc omnivore.

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    1. Ca fait plus de 20 ans que les chiens végétariens existent, surtout dans les pays anglosaxons... Ca fait plus que trois chiens, et ça laisse du recul...
      http://www.vegepet.com/

      "clairement autant je peux comprendre la position végétalienne, autant je ne comprends pas la position végétarienne. Quelle différence, à part symbolique, y a t il entre du lait et un steak ? Pour un steak, on a tué directement un animal. Pour du lait, on a fait faire un veau à une vache, veau qu'on a tué, ensuite. je ne vois donc clairement pas de différence entre le fait de consommer du lait/oeufs ou un steak."

      Pour le lait, on fait naître, tandis que pour le steak, on tue.
      C'est le lien entre "faire naître" => "obligation de tuer" qui est absurde. Dans une société radicalement différente, il serait imaginable de consommer oeufs et lait de manière exceptionnelle sans jamais torturer/tuer d'animaux, contrairement à la consommation de viande. Dans la société spéciste actuelle, ça n'est évidemment pas le cas.
      (Je suis végane, mais je ne condamne pas les ovo-lacto-végétariens.)

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    2. Merci de votre commentaire. Je suis globalement d'accord : l'entrée dans le végétarisme est "facile" si on fait abstraction de réflexes cognitifs et culturels stupides, le véganisme demande plus de technicité. Mais les choses avancent : c'est de moins en moins difficile. Donc commencer par le végétarisme est la bonne solution quand on veut arrêter cette exploitation honteuse du corps des animaux et notamment des femelles animales. J'espère que mes lectrices se rendent compte que cet article est un article anti-spéciste mais aussi féministe, les deux oppressions ayant le même modèle. ;))

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  2. Tes arguments et ceux de Carol J. Adams me touchent très fort et je suis très heureuse de lire ce billet car pour moi aussi le féminisme c'est bien plus que de se battre pour (re)donner leur vraie place aux femmes au lieu de les maltraiter comme on fait. C'est en te lisant que je me tiens le mieux à distance des "produits animaux" et renoue parallèllement avec les animaux vivants (curieusement, alors que je ne fais rien activement pour cela, j'ai de nouveau des relations d'affection avec des animaux vivants, en particulier un cheval et un chat, depuis que je suis conséquente en matière de végétarisme confinant au végétalisme).
    J'ajouterais cependant pour celles qui ne seraient pas convaincues par ces arguments énoncés que je constate la disparition de toute vélléité cellulitaire sur mon corps sans parler de la fatigue, des inflammations, etc....La viande est très acide et acidifie excessivement le corps favorisant les inflammations qui le sont déjà par la disparition des composants antiinflammatoires des végétaux, due à l'abus des pesticides et des engrais chimiques dans l'agriculture. Bref, pour pouvoir supporter une alimentation carnée et riche en produits laitiers il faut aussi consommer un tas d'anti-inflammatoires. Je sers cet argument pour les narcissiques qui ont soin de leur petite santé. S'ils ne veulent pas arrêter de manger de la viande par compassion pour les animaux qu'ils le fassent par compassion pour eux-même ce sera déjà pas mal et une fois ce pas franchi, on peut espérer que le suivant se fasse aussi : respecter la vie pour respecter la vie.

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  3. @ Valérie : tu as raison, on n'est jamais trop prudente, j'aurai dû penser à la B12 en émettant une réserve et en évoquant la supplémentation ; toutefois, mon billet ne concerne pas non plus l'alimentation canine ! J'ai souhaité mettre des définitions, les végétariens étant sans arrêt malmenés par la confusion entretenue par les omnivores carnistes ; ceci dit merci de ton commentaire et de ton appréciation. Je n'entrerai pas dans le débat sur végétarien/vegan : rien n'est simple mais il me semble quand même que végétarien tendance vegan (ce que je suis) est tout de même plus pacifique de déchirer de la viande avec les dents à tous les repas ! ;-)))

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  4. J'ai lu ce billet chez Pénélop, ne sachant pas qu'il était de toi à la base. Alors, je réitère les remerciements laissés là-bas: tu avais déjà parlé de Carol Adams et je regrettais qu'il ne soit pas disponible en français, donc merci d'en livrer l'essentiel aujourd'hui.

    La comparaison femmes/animaux (femelles notamment) me saute désormais aux yeux. Je pense que je vais faire circuler ce texte autour de moi.

    Merci encore pour le travail de synthèse dont tu nous as fait profiter ;)

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  5. @ Euterpe : Tu as raison : acidité du bol alimentaire, surcharge de travail pour les reins, bouchage des coronaires et 20 % de risque en plus de faire un cancer du colon pour les amateurs de charcuterie, grâce aux sels nitrités ! Repas de poseurs de rails, avant de prendre sa voiture pour aller s'asseoir au bureau devant un écran d'ordinateur ! TOUTEFOIS, bien que ma santé m'intéresse, je suis végétarienne POUR les animaux, parce que je suis féministe, et parce que je suis solidaire des femmes du Tiers-Monde qui n'arrivent pas à se nourrir, elles et leurs enfants, malgré un régime alimentaire respectueux de l'environnement et de la planète dans l'immense majorité des cas.

    @ Héloïse : J'ai écrit le billet à la demande de Pélénop : j'ai ce livre de Carole Adams depuis 5 ans, j'aurais écrit quelque chose dessus un jour ou l'autre, mais Pélénop a précipité les choses en disant son intérêt et je la remercie ; à toujours reporter, on laisse traîner. Tout le mérite de cette théorie (libératrice) va toutefois à Carole Adams ! J'espère qu'elle sera traduite un jour en français.

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  6. Bon, autant pour moi, je m'aperçois que j'ai francisé son prénom ! Voilà ce que c'est que d'être seule à se relire (alors que j'ai la couverture de son livre sous mon nez en permanence !). C'est Carol J Adams qu'il faut donc lire partout ! Avec mes excuses.

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  7. Très bon billet ! Vraiment très intéressant. Ce livre mérite vraiment d'être lu !

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  8. Merci pour cette présentation du livre Carol J Adams. Cela fait longtemps que j'en entends parler sans avoir le courage de creuser, mais tu m'as vraiment donné envie de le lire. Sais-tu s'il est facile à trouver en librairie ?

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  9. @ Clumsybaby : le trouver en librairie en France, je ne sais pas, perso, je l'ai acheté sur Amazon (Market Place, tu sais, ces vendeurs de bouquins étrangers qui vendent par Amazon pour trois sous la plupart du temps !). C'est là que j'achète la plupart de mes livres en anglais, notamment, ceux dont les auteurs sont uniquement connus aux USA, au Canada ou en Grande Bretagne et pour lesquels malheureusement, il n'y aurait "pas de marché" en France. Carol J Adams, mais aussi la plupart des ouvrages d'Andrea Dworkin, qui ne sont pas traduits en français hélas pour nous.

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  10. @ cmP (member) : thank you for your support !

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  11. Ce texte est extraordinaire et donne vraiment envie de lire ce livre. J'ai depuis mon passage au végétarisme puis au véganisme, pus remarquer à quel point le rapport à la viande est un rapport phallique; on le remarque particulièrement au contact de végéta*ien masculins qui subissent parfois des pressions plus importantes, comme tu le fait remarquer également.
    Tuer c'est viril, la violence c'est viril (corridas et soldats), et refuser de tuer est encore plus mal accepté quand il s'agit d'un homme, on peut tous le constater. Mais remarquer également que l'animal utilisé est lui-même de genre féminin, c'est vraiment finement observé (à noter l'exception des oies femelles pour le foie gras, mais ça revient à l'histoire du boeuf: la femelle n'est pas digne de produire de la viande "noble").
    Cet article est vraiment une révélation et j'espère qu'un jour ce livre paraïtra en français.
    Merci pour cette découverte.

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  12. @ Veggie Poulette : Merci de ton commentaire. Effectivement, c'est le corps des femelles animales qui est exploité de façon disproportionnée, les mâles étant "détruits" pratiquement à la naissance en élevage. Et hormis certains secteurs d'activité (scientifiques, intellectuels ou artistiques), dans la plupart des sociétés "masculines", le végétarisme et le véganisme des hommes sont très mal perçus, et ceux qui le revendiquent sont très courageux. Ceci doit expliquer que certains taisent leur régime alimentaire non violent : c'est dur à porter dans des sociétés qui exaltent les valeurs viriles.

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  13. Merci pour ce texte, qui en effet donne envie de lire ce livre.
    Pour info, en ce qui concerne la vitamine B12 dont manquent souvent les végétariens et surtout végétaliens, il est très facile de complémenter avec un produit entier (pas un extrait plus ou moins de synthèse) : la spiruline, qui est une cyanobactérie infiniment salutaire pour la santé, humaine et animale (mes chats en profitent).

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  14. @ Christine : je crains que la vitamine B12 ne soit qu'un chiffon rouge agité pour faire peur. Toutefois, le texte de Carol J Adams est résolument un texte féministe et pas d'hygiène. Ne mangeons pas les animaux parce que, comme eux, les femmes sont opprimées et subissent le "carnophallogocentrisme" (Jacques Derrida) des hommes. Les oppressions se superposent radicalement.

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  15. @ Valérie, "1. clairement autant je peux comprendre la position végétalienne, autant je ne comprends pas la position végétarienne. Quelle différence, à part symbolique, y a t il entre du lait et un steak ? Pour un steak, on a tué directement un animal. Pour du lait, on a fait faire un veau à une vache, veau qu'on a tué, ensuite. je ne vois donc clairement pas de différence entre le fait de consommer du lait/oeufs ou un steak."

    Je suis tout à fait d'accord avec toi Valérie. Le problème c'est que l'information ne passe pas, en particulier de la part même des associations de défense des animaux (assos, sites, forums, etc) qui prônent le végétarisme, mais très rarement, voir jamais, le végétalisme. Il faut tomber soi-même sur l'information concernant la réalité sur les vaches laitières (ou voir Earthling) pour réaliser que manger du fromage revient au même que manger un steak. Voir même, en, taux de souffrance, c'est pire. Mais ça la plupart des végétariens refusent cette réalité, et ont la plupart du temps des réactions identiques aux omnivores, voir pire... Car ils se pensent peut-être du "bon côté", trouvent qu'ils en ont fait déjà assez pour les animaux, et que lorsqu'un végétalien ou un vegan leur explique cela, et bien leur susceptibilité en prend un sacré coup.
    Je suis vegane depuis deux ans, végégane et végétarienne avant par manque d'info, car les forums végétariens où j'allais cachaient bien cette réalité, et c'est en visionnant Earthling que j'ai découvert l'horreur de l'élevage des vaches laitières (80% de la viande appelée "bœuf" quand même! et ça combien d'assos végé le disent?).. Et je regrette les années perdues où j'ignorais que j'alimentais toutes ces souffrances, pensant par ignorance, les éviter.

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  16. @ Thalys : merci de ton commentaire et de ton passage sur ce blog. Bravo aussi pour avoir pu regarder Earthlings que je ne supporte pas 5 minutes ! Toutefois, il ne faut pas décourager les gens qui deviennent végétariens : ils arrêtent de manger de la chair animale dans une idéologie carniste ultra-dominante et répressive, ils ont fait un pas en avant énorme et je crois qu'il faut leur laisser faire leur chemin, sans jugement et sans anathème, surtout dans un pays où trouver une pâtisserie ou une glace véganes relève de l'exploit !

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  17. Oui je suis d'accord, mais malheureusement, le végétarisme demeure souvent le but ultime d'un processus de conversion, alors que ça ne doit être qu'un passage... Je suis sidérée du nombre de personnes qui se vantent (c'est le mot) d'être végétarien depuis 20 ans, 30 ans, ou 50ans!! Et là je me dis, mais il y a quelque chose qui ne va pas!!!!
    Comment en 30 ans de végétarisme, ces personnes n'ont pas fait le second pas? L’essentiel? Tout simplement, parce qu'on leur dit que c'est le végétarisme la solution... C'est aux forums, sites, associations, logues, PA, etc à changer leur communication et donc leur intention. Et comme pour un omnivore qui doit accepter une profonde remise en question de ses croyances et certitudes, non sans mal et sans souffrance intellectuelle, les groupes végétariens doivent faire le même travail… mais le veulent-ils ? Car le problème c’est que, eux, pensent avoir déjà fait ce travail, alors qu’ils n’en ont fait qu’une partie.

    Je viens encore de découvrir un site qui se nomme Ahimsa (ce qui est "marrant" parce que c'est une partie de mon pseudo sur facebook..) mais qui ne mentionne que le végétarisme dans ses rubriques!! Alors que le principe de Ahimsa justement est plutôt dans une alimentation végétalienne.

    Je reviendrais sur ton site que je trouve très intéressant.

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  18. P.S. J'ai mis une semaine pour regarder Earthling, et j'ai pleuré pendant une semaine non stop en regardant ce documentaire, et la semaine suivante.. Et je suis devenue vegane à la première minute du film.... Ce film m'a foudroyée, c'est vrai, mais en même temps, il a éclatait toutes mes fausses croyances et mes doutes.
    pourtant je connais des gens qui ont commencé à le voir, n'ont pas pu dépasser les premières minutes, car trop horrible, trop dur, trop tout ce que tu veux, et qui aujourd'hui, sont toujours omnivores!!! Mais attention, interdit de leur parler de ce film, ou de vidéos du même contenu!! Faut pas les martyriser!! Les gens bien sur.. :-(

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  19. je suis un mec carnivore qui adore les femmes - je suis écroulé de rire à la lecture du texte ci-dessus...

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  20. @ Anonyme ci-dessus : un mec consommateur de viande et de femmes, alors... Contente de vous avoir fait rire ! L'exploitation des femmes et de animaux fait toujours rire ou alors attire les quolibets, ce qui revient au même.

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  21. Je rejoins ton avis Hypathia! Je ne vois pas ce qu'il y a de marrant dans ce que j'ai écrit... Anonyme (on est bien derrière l'anonymat!!) n'a surement jamais vu ce documentaire, ou alors il aime faire souffrir... Ça peut être aussi une réalité..

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  22. Je n'entrerai pas dans le débat "être végétarien ou pas", même si j'ai un grand respect pour ceux qui le sont... Mais à la demande de ma fille, 10 ans à l'époque, je ne mange plus de foie gras, exclusivement de jars , parce qu'à la naissance les petites oies femelles (les oisonnes?) sont jetées vivantes à la poubelle par les sexeurs...
    Pour moi, le premier obstacle au végétarisme est culturel: être végétarien ce n'est pas seulement ne pas manger de viande, c'est manger autrement... en particulier il faut apprendre les combinaisons qui permettent l'assimilation d'acides aminés qui ne s'assimilent pas isolément, par exemple manger des pois chiches et du sésame....Les cuisines traditionnelles végétariennes, indienne par exemple,sont basées sur ce savoir, mais a-t-on envie de les apprendre ?Je prépare tous les repas de ma famille midi et soir, bio et donc avec moins d'ingrédients dans le commerce que ceux dont j'aurais besoin et franchement, c'est assez ch... comme ça...

    signé: la ratapinhata

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  23. @ ratapinhata : je suis végétarienne depuis 11 ans et je ne sais rien des combinaisons entre acides aminés et je n'ai même pas envie de les apprendre. Malgré cela, je me porte très bien, merci. Les végétariens doivent manger et diversifié comme tout le monde, c'est tout. Quand au culturel, j'ai été élevée moi aussi dans la doctrine carniste (sans plus il ne faut rien exagérer) et puis un jour j'ai fait le lien entre tous les malheureux et exploités de tous poils et plumes, sans compter l'oppression des femmes. Et j'ai décidé que cela suffisait comme cela, les superpositions d'oppressions. Il faut bien que cela s'arrête un jour. Et puis, j'aime les animaux et je m'accepte telle que je suis. Précision, je mange très peu avec label bio, j'achète local et de saison et je discute avec mes fournisseurs pour savoir comment ils font pousser ce que je mange...

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  24. Juste, merci ! merci de rendre accessibles ces thèses à un public francophone. Longue vie au végétarisme et au féminisme.

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  25. @ Plante grimpante : merci de votre passage ; à bientôt sur la twittosphère.

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  26. Je te remercie, d'abord, d'avoir rappelé l’existence de ce texte par ton tweet de tout à l'heure.
    C'est,'avec recueillement', que j'ai lu ton billet ainsi que les commentaires postés jusqu'ici.
    Sans être complètement ignorant des luttes du féminisme et de végétarisme, j'ai beaucoup appris à vous lire, tes commentatrices(eurs) et toi.
    Cependant cette lecture m'a conduit à des réflexions et des interrogations multiples auxquelles je voudrais donner une expression claire et cohérente.Pour cela permets moi de prendre quelque temps.

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  27. @ OuldC : Merci de ta lecture et de ton commentaire. Les commentaires sont aussi bien sur le végéta*isme que sur le féminisme. Le livre de Carol J Adams est féministe et il montre les superpositions d'oppression : genre, espèce, colonisés de l'intérieur et de l'extérieur, le référent absent dans la viande et la pornographie, et l'impossibilité à nommer de ceux qu'on a désignés 'Autres' pour mieux les nier. Les femmes en font partie. Les humains primitifs et les animaux aussi.

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  28. Merci pour cet article :-)

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  29. Désolée pour l'anonymat (on ne me proposait pas une connexion avec mon compte FB).
    Le féminisme est effectivement lié au véganisme.
    Je m'étonne que l'auteure de l'article achète des oeufs après avoir fait ce lien. Le végétaRisme tue des animaux des deux sexes, alors pourquoi ne pas en tirer toutes les conséquences que l'éthique impose ?

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    1. Je n'achète plus d’œufs, je vous rassure, cet article a été écrit en 2010. Le féminisme n'est pas lié au végéta*isme : ce sont deux mouvements différents, le féminisme est en plus nettement plus récent. En majorité les végéta*iens ne sont pas féministes, voir toutes les campagnes de Peta, grosse ONG qui défend radicalement les animaux, elles sont ouvertement sexistes. En revanche, on peut dire que pour les féministes radicales et libertaires, le végéta*isme est une façon de rejeter toutes les formes d'oppression. La vie et certains écrits militants de Léo Vidal Thiers, pro-féministe radical et libertaire l'attestent, pour ne citer que lui. Sur son féminisme, lire Rupture anarchiste et trahison pro-féministe de cet auteur, ainsi que sa thèse de doctorat de socio écrite sous la supervision de Christine Delphy.

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